85. Premier microanalyseur à sonde électronique (1962)

Premier microanalyseur à sonde électronique

Un microanalyseur à sonde électronique (« electron probe microanalyser, EPMA ») est un instrument d’analyse utilisé pour déterminer rapidement, de façon non destructive et in situ, la composition chimique de petits volumes de substances solides. L’instrument fonctionne en focalisant un faisceau d’électrons de moins de cinq microns de diamètre sur un échantillon, qui émet ensuite des rayons X caractéristiques de la composition chimique de l’échantillon. Selon les conditions d’analyse et d’autres facteurs, les concentrations des éléments, du fluor à l’uranium, peuvent être mesurées de façon précise à des niveaux aussi faibles que 100 parties par million. Les nouveaux instruments permettent d’élargir la capacité d’analyse à des éléments plus légers, comme le béryllium, et d’abaisser les niveaux de détection.

En 1962, la Commission géologique du Canada a acquis le premier EPMA au Canada dans le cadre du renforcement des capacités de ses laboratoires d’Ottawa, en vue d’appuyer les opérations de terrain. La microanalyse électronique est devenue la méthode privilégiée pour l’analyse minérale quantitative, y compris la variation chimique dans les minéraux essentiels des roches, et elle est indispensable à la caractérisation des nouveaux minéraux.

La microanalyse électronique a appuyé les activités de recherche de la Commission pour la prospection de diamants et de métaux usuels, la détermination chimique de l’âge, l’évolution pression-température-temps des roches et des minéraux et les interactions entre les fluides et la roche. Elle est également utilisée comme outil préparatoire avant d’autres méthodes d’analyse, comme la spectrométrie de masse et l’analyse par sonde ionique (SHRIMP).

Categorie : Équipement et appareils

Décennie : Années 1960

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