156. SHRIMP (1995)

SHRIMP

En 1995, une microsonde ionique à haute résolution et à haut niveau de sensibilité (« Sensitive High Resolution Ion MicroProbe », SHRIMP) a été installée dans le siège social de la Commission géologique du Canada à Ottawa afin de faire progresser les études géochronologiques de la masse continentale canadienne et de ses ressources. L’appareil est unique au Canada, et on n’en compte que 15 dans le monde. La microsonde SHRIMP est conçue pour des analyses isotopiques et chimiques in situ par le bombardement d’échantillons avec un faisceau d’ions.

La microsonde SHRIMP a grandement fait progresser les recherches géochronologiques de deux façons. D’abord, il s’agissait d’une méthode non destructive permettant d’analyser un grand nombre d’échantillons dans un délai relativement court et d’acquérir de façon efficiente de grands ensembles de données. Ensuite, l’analyse à haute résolution spatiale in situ a amélioré l’exactitude des interprétations de l’âge en associant les données sur l’âge à d’autres caractéristiques minéralogiques et pétrologiques d’un échantillon.

La microsonde SHRIMP a contribué à de nombreux différents projets au fil des ans, notamment la datation du Gneiss d’Acasta (la plus vieille roche au monde), l’identification de la source du plomb dans des dents de morse et la datation de la formation de différents gîtes minéraux.

Le laboratoire est nommé à la mémoire de J. C. Roddick, le chercheur de la Commission qui a dirigé l’acquisition de la microsonde SHRIMP et qui est tragiquement décédé dans un accident de ski juste avant l’ouverture de l’installation.

Categorie : Équipement et appareils

Décennie : Années 1990

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