Laura Douglas, gestionnaire, Génie et Système de CVCA, aux laboratoires de niveau 4 du Canada

Les seuls laboratoires de confinement de niveau 4 (NC4) du Canada se trouvent au Centre scientifique canadien de santé humaine et animale (CSCSHA), à Winnipeg. Le personnel y  manipule des agents infectieux exotiques et très dangereux.

Laura Douglas est ingénieure en systèmes de contrôle et gestionnaire du système de chauffage, de ventilation et de climatisation d’air (CVCA) au CSCSHA. Son équipe est chargée des systèmes du bâtiment qui permettent la réalisation d’activités de recherche en toute sécurité et sans interruption.

Laura DouglasLaura possède un ensemble de compétences rare. Ingénieure en fabrication, elle connaît tous les rouages des systèmes essentiels des bâtiments. Grosso modo, elle examine leur fonctionnement et élabore des façons de les améliorer. Lorsque des problèmes surgissent, elle coordonne les ressources pour les maîtriser et cherche à savoir ce qui s’est passé. « Ces situations ne sont pas typiques, et il n’y a pas de solution toute faite. Il faut la trouver. » 

Heureusement, chaque membre de son équipe présente un point de vue différent et, ensemble, ils veillent au maintien de l’installation de classe mondiale depuis 20 ans. Le succès de l’équipe repose sur sa collaboration avec les scientifiques et les chercheurs du centre scientifique. Ils ne ménagent pas leurs efforts pour assurer le respect des normes réglementaires afin que rien n’entrave les découvertes.

Laura est également mère de trois enfants et l’un des principaux fournisseurs de soins à un parent âgé. De plus, elle milite pour la parité entre les sexes dans le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). Elle est passionnée par son travail et est une habituée des longues journées et des appels en fin de semaine. La recherche dynamique des pannes est un aspect de son travail qui la garde motivée. « C’est un type d’emploi où l’on ne regarde jamais l’heure », dit‑elle.

Son parcours en STIM est sinueux, mais à chaque tournant, Laura a été inspirée par l’expérience d’autres femmes sur le marché du travail. Sa devise : « Il est acceptable de refuser. » C’est ainsi qu’elle maintient un équilibre entre son travail et sa vie privée. Elle souhaite toutefois qu’un plus grand nombre de femmes s’intéressent aux STIM. « En ce moment, moins de 13 % des ingénieurs sont des femmes... il est très important que les jeunes femmes voient comment les STIM peuvent contribuent à créer un monde meilleur – d’abord en permettant de structurer notre façon de vivre. »

Laura appuie activement la campagne 30 en 30 d’Ingénieurs Canada, qui vise à faire passer le pourcentage d’ingénieures nouvellement agréées à 30 % d’ici 2030. On trouve plus de renseignements ici.

Elle veut encourager d’autres femmes à encadrer la prochaine génération et à faire part de leurs expériences avec franchise et ouverture. Laura est ravie d’être bénévole pour la conférence de la Coalition canadienne et de la Coalition manitobaine des femmes en génie, en sciences, en commerce et en technologie (CCWESTT/MCWESTT), qui aura lieu à Winnipeg, en mai 2019. Cette rencontre donnera aux femmes en STIM l’occasion de tisser des liens et de collaborer avec leurs pairs. La Conférence nationale biennale de la CCWESTT (en anglais seulement) aura lieu cette année à Edmonton. Soyez au rendez-vous et dites OUI aux STIM.

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