Derek Muir

Chercheur scientifique à Environnement Canada, il nous fait part de sa passion pour son travail avec le PLCN pendant plus de 20 ans, et souligne l’importance des bases de données à long terme qui en découlent.

Transcription : Derek Muir

Je m’appelle Derek Muir et je suis chercheur scientifique à Environnement Canada, dans les bureaux de Burlington, en Ontario. Je travaille au Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord depuis plus de 20 ans.

J’aime travailler dans l’Arctique. C’est un endroit unique, où on trouve des paysages spectaculaires et d’autres éléments impressionnants qu’on ne voit nulle part ailleurs au Canada. J’ai contribué à amasser les premières données qui ont en quelque sorte marqué les débuts du Programme en ce qui a trait à la mesure des contaminants chez les mammifères marins et les poissons. C’était dans les années 1980. Un élément remarquable du Programme est sa continuité, et le fait qu’il a reçu du soutien pendant toutes ces années, ce qui nous a permis d’établir les tendances à long terme de nombreux contaminants.

Mon travail dans l’Arctique ne serait pas possible sans le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord. Il nous offre un soutien continuel depuis 20 ans. Nous avons ainsi pu élaborer un ensemble de données à long terme qui, nous l’espérons, sont très utiles pour le Canada, pour les résidants du Nord et pour les intervenants du monde entier.

Je crois fermement aux ensembles de données à long terme. Personnellement, je travaille sur des ensembles de données concernant les produits chimiques que l’on trouve chez les poissons et les phoques. Je crois que ces données nous ont aidés énormément à comprendre l’effet de l’interdiction mondiale de ces produits, puisque nous pouvons observer les répercussions et les taux qui diminuent. Les données nous aident aussi à comprendre que l’Arctique est lié au reste du monde, et que lorsque l’utilisation d’une substance augmente dans le Sud, les concentrations augmentent dans le Nord. Il est impossible d’observer ces tendances en allant dans le Nord pour recueillir des échantillons juste une fois ou deux.

Il y a d’autres aspects tous aussi importants. Je crois que le fait qu’on ait réussi, dans le cadre du Programme, à toujours hausser la participation des résidants de la région est admirable – tant en ce qui a trait à la prise des décisions sur les projets qui sont pris en charge que dans la participation à l’échantillonnage.

Je crois qu’à l’origine, on s’est grandement préoccupé du fait qu’il y avait des contaminants dans le Nord et dans les aliments que consomment les gens. Maintenant, je crois que nous avons atteint une certaine maturité et que nous comprenons que cela est inévitable, dans une certaine mesure, et que c’est lié à la façon dont les produits chimiques se déplacent sur la planète. Nous comprenons maintenant ce que nous devons faire. Ce n’est pas tant que nous avons un problème de contamination. Plutôt, il existe une source d’aliments très nutritifs et précieux pour la population, tant du point de vue de la culture que de la nutrition. En fait, nous essayons simplement de fournir des renseignements pour protéger cet approvisionnement alimentaire. Cette maturité dans notre approche est quelque chose qui a évolué, très positivement, au cours des 20 dernières années.

Biographie

Derek Muir occupe les fonctions de scientifique principal à la Division de la recherche sur les contaminants aquatiques à Environnement Canada. Derek étudie les contaminants dans l'Arctique depuis les années 1980 et il travaille au PLCN depuis sa création. Il dirige des projets de surveillance et de recherche sur le phoque annelé et l'omble chevalier.

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