Hiver 2016

Une conception délibérée des mécanismes de prestation rapide de conseils pertinents et crédibles

Par Dr. Mark Williamson

Dans le bulletin PCSS Connecte paru à l’automne 2015, j’ai souligné trois volets de travail clés du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS) : mettre en place et faciliter l’accès aux réseaux ; identifier les innovations possibles, investir dans leur développement et favoriser leur transition aux utilisateurs finaux ; et la prestation de conseils au gouvernement. Dans le présent article, j’aimerais vous décrire nos efforts visant à renforcer et faire évoluer notre rôle par rapport à la prestation de conseils. RDDC CSS est en train de créer (ou de concevoir) de façon délibérée les conditions nécessaires pour optimiser la prestation rapide de conseils crédibles. Cela nous permettra de non seulement répondre aux besoins de nos clients en matière de connaissances et de conseils fondés sur les preuves, mais aussi de les anticiper, et ce, dans l’ensemble du paysage complexe de sûreté et de sécurité, à l’échelle nationale et internationale.

Le rôle de conseiller actuel de RDDC CSS nous permet de produire et de fournir des conseils de deux façons : en réponse à des demandes ponctuelles spécifiques ou par le développement délibéré de connaissances fondées sur les preuves et la formulation subséquente de conseils dans le cadre de nos investissements de projet. Au besoin, nous avons recours à nos réseaux et communautés, et étudions les anciens projets du PCSS, afin d’en tirer de l’expertise interne et externe.

Même si jusqu’à maintenant tout indique que cela a bien servi la communauté de la sûreté et de la sécurité, nous reconnaissons que nous pourrions influencer davantage le processus décisionnel en matière de sûreté et de sécurité. Voilà une fonction essentielle du PCSS contribuant à la réalisation de l’objectif ultime du programme, soit que les systèmes de sûreté et sécurité publique du Canada sont fondés sur les preuves, interconnectés et résilients. Nous devons concevoir et faciliter les mécanismes qui nous permettront d’avoir un plus grand impact. À cette fin, les efforts continus de RDDC CSS misent sur les trois domaines suivants :

  1. Au niveau des projets/activités, nous institutionnalisons les efforts et mécanismes visant à maximiser l’impact des conseils générés grâce aux efforts de S et T de RDDC CSS. Tous les projets et activités du PCSS nécessitent un ensemble de produits livrables bien définis et doivent identifier clairement les utilisateurs finaux et, parfois, travailler avec ces derniers. Nous avons maintenant commencé à élargir la portée de ces critères en posant certaines questions, à savoir : Au-delà de l’utilisateur final prévu, qui d’autre a besoin de connaître les résultats? Quels sont les impacts positifs et négatifs anticipés? Quelles décisions/politiques pourraient être influencées par les résultats? Sous quelle forme les résultats devraient-ils être diffusés et communiqués? Comment ces résultats influenceront les prochaines étapes?
  2. Au niveau des directives pour la planification stratégique, nous nous penchons sur les quatre domaines d’intérêt (résilience des infrastructures essentielles, frontières transparentes, capacité opérationnelle, résilience des communautés) afin de saisir les besoins connus ou anticipés en matière de conseils, sur le plan des opérations comme sur le plan des décisions stratégiques. Ces connaissances découleront de nos liens avec des acteurs gouvernementaux, non gouvernementaux et internationaux dans le domaine de la sûreté et de la sécurité, en plus d’être validées par notre cadre de gouvernance des programmes.
  3. Au niveau de l’engagement national et international, nous développons une approche en matière de connaissance de la situation fondée sur les enjeux et de partage de l’information avec plusieurs partenaires et alliés. Cette approche vise à faire en sorte que les leaders puissent accéder, dans le cadre de la prise de décisions en matière d’enjeux et d’événements de sûreté et de sécurité, à toute la gamme disponible d’expertise, de capacités et de connaissances nationales et internationales pertinentes aux événements en question.

En établissant la production et la diffusion de conseils comme une des trois fonctions clés du PCSS, nous cherchons à mieux répondre aux exigences du processus décisionnels du Canada en matière de sûreté et de sécurité. Voici les objectifs plus précis :

  • élargir l’accès aux connaissances fondées sur les preuves et aux conseils de l’ensemble du système d’innovation, au pays et à l’étranger;
  • mieux aligner le rythme de S et T avec celui des communautés d’élaboration de politiques et des opérations;
  • transmettre plus efficacement la connaissance et la technologie aux utilisateurs finaux;
  • contribuer à la prestation rapide de conseils crédibles, validés et fiables;
  • établir des liens plus clairs entre la source des données et les exigences décisionnelles, aux niveaux stratégique et opérationnel;
  • améliorer la réactivité aux enjeux et aux événements en évolution rapide; et
  • permettre la production de données et de conseils anticipatoires.

Collectivement, nous croyons que ces mesures contribueront de façon importante à ce que les systèmes canadiens de sûreté et de sécurité soient fondés sur les preuves, interconnectés et résilients.

Dr. Mark Williamson est le directeur général du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS).

 


Transition du SICS vers CanOps : un pas de géant pour la connaissance de la situation au Canada

Par Jack Pagotto and Martina Babiakova

Les catastrophes et les situations d’urgence frappent n’importe où, n’importe quand. Lorsqu’elles se produisent, les interventions doivent être conjointes et rapides. Le facteur le plus important est de connaître le mieux possible tous les aspects de la situation en tant que telle, afin de planifier et d’exécuter une intervention adaptée. Voilà ce que les premiers intervenants désignent comme la connaissance de la situation, ou la CS.

La CS est la capacité de repérer, traiter et comprendre l’information essentielle; en termes simples, il s’agit de savoir ce qui se passe autour de soi. Les personnes œuvrant dans des milieux dangereux, comme les premiers intervenants, les commandants des lieux d’incident et les gestionnaires des mesures d’urgence, sont très dépendent des renseignements relatifs à la connaissance de la situation pour prendre leurs décisions et exécuter leurs devoirs. Différentes organisations à l’échelle du Canada utilisent différents outils de CS et ceux-ci ne sont pas nécessairement capables de « se parler ». Par conséquence, la CS devient souvent un défi dans les situations à hauts risques, comme les fusillades ou les catastrophes naturelles. Il est primordial d’améliorer l’interopérabilité afin d’assurer des interventions plus efficaces et mieux coordonnées.

C’est pourquoi en 2011, le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS)  a lancé, en partenariat avec Ressources naturelles Canada (RNCan) et Sécurité publique Canada, un projet pilote- le Système interorganisationnel de connaissance de la situation (SICS) -  financé par le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité.

Le rôle du SICS dans le cadre de la gestion d’urgence et de la sécurité

Le SICS est une vaste initiative fédérale qui vise à améliorer le partage de renseignements géoréférencés relatifs à la CS et aux alertes entre divers organismes de diverses compétences d’intervention et de gestion d’urgences. Il s’agit, en fait, d’un réseau de systèmes qui mettent en commun, en temps réel, des renseignements en fonction de l’emplacement sur les situations d’urgence. Grâce au projet pilote, les utilisateurs peuvent, gratuitement, publier, consulter et partager des données situationnelles avec d’autres utilisateurs en utilisant le SICS. Le système est basé sur une structure ouverte; en d’autres mots, l’information qui y est traitée n’est pas confidentielle et sa diffusion est rapide et simple.

« Au début de ce projet, nous comprenions l’importance qu’il revêtait et les retombées qu’il pourrait générer. Pourtant, il a fallu que le projet prenne pleinement son envol pour que nous nous rendions bel et bien compte de l’intérêt et de la participation qu’il suscitait. Plus de 500 organisations du Canada et des États-Unis (gouvernementales et non gouvernementales) sont reliées entre elles grâce au projet pilote, et le système accueille continuellement de nouveaux membres » fait remarquer Philip Dawe, Chef de section par intérim, Gestion multi-agences de crise, RDDC CSS.

Au cours des premières étapes d’une intervention, les premiers intervenants ne connaissent pas toujours l’ampleur totale du danger et des risques potentiels et ils ont besoins d’information critique. MASAS peut aider à combler ce besoin. Il permet d’afficher de l’information de diverse sources crédibles, y compris les alertes de catastrophes naturelles, les alertes de santé, les prévisions météorologiques, les fermetures de routes, les activités de recherche et de sauvetage, les matières dangereuses et les rapports de situation, en plus de photos, de cartes et de graphiques associés.

Depuis 2011, le SICS a été utilisé dans divers cadres, que ce soit pour de la formation, des exercices ou encore des situations réelles comme les inondations qui ont touché l’Alberta en 2013 et les feux de forêt, en 2015, à Kelowna en Colombie-Britannique.

« Le SICS est, pour le Service d’incendie de Kelowna et notre Programme d’urgence régional de Central Okanagan, une source incontournable d’information sur la connaissance de la situation. Le service de répartition l’utilise tous les jours et il est indispensable lorsque notre Centre des opérations d’urgence fonctionne à plein régime, affirme Brian R. Moore, superviseur de la répartition et coordonnateur adjoint du programme d’urgence au Service d’incendie de Kelowna. Ceux-ci dépendent l’un de l’autre pour la diffusion, en temps opportun, d’information grâce à la publication automatique dans le SICS et tous deux consultent énormément les sources d’information qui se multiplient sans cesse dans le SICS. »

Le SICS a aussi été intégré à de nombreux exercices au fil des ans. Il a notamment été un élément clé de la deuxième et troisième Expérience Canada-États-Unis de renforcement de la résilience (CAUSE), une initiative concertée de RDDC CSS, de la direction des sciences et de la technologie du Département de la sécurité intérieures des États-Unis, et de Sécurité publique Canada visant à améliorer la diffusion transfrontalière de l’information en appui au Plan d’action Par-delà la frontière.

Le SICS a aussi été mis à l’essai à l’automne 2015 dans le cadre d’un exercice multi-instance mené à Terre-Neuve-et-Labrador par les services d’incendie et d’urgence de la ville de St. John’s qui se voulait une simulation d’un ouragan touchant un grand centre urbain.

« Nous avons très rapidement pu brosser un tableau complet et juste de ce qui se passait au sol et, au fur et à mesure que la situation évoluait, nous avons pu nous rendre compte de la puissance du SICS, souligne le major Michael Bennett, agent de liaison provincial pour Terre-Neuve-et-Labrador qui a pris part à l’exercice au nom des Forces armées canadiennes. Pour monsieur et madame Tout-le-monde, le système ne fera peut-être pas une grande différence, mais il fera une énorme différence lorsque les décideurs clés pourront comprendre ce qui se produit et prendre rapidement des décisions pour l’affectation de ressources en situation de crise. »

« Le SICS nous a donné une image étendue de la situation et nous avons pu voir quels secteurs étaient les plus touchés et avaient besoin de plus d’attention. Le système a aussi été un très bon moyen de rester en contact avec nos différents partenaires; nous pouvions voir qui ajoutait et mettait à jour de l’information et qui ne le faisait pas et avec lequel nous devions communiquer, raconte Bill Collins, agent régional de planification et de gestion des urgences aux services d’incendie et d’urgence de Terre-Neuve-et-Labrador. Lorsque plusieurs ordres de gouvernement et divers partenaires doivent travailler ensemble pour prendre en main une situation d’urgence, il est primordial que nous soyons dotés d’un outil qui élimine les obstacles à la communication de l’information. »

« Pour plus de quatre ans, le SICS a fait preuve de son utilité dans le cadre de formation, d’exercices et de situations réelles, ajoute Dawe. La valeur et le potentiel qu’il représente pour améliorer la planification, l’intervention et l’interopérabilité est reconnu à l’échelle du Canada. »

La transition est la clé d’une capacité durable

Puisque les participants qui utilisent l’outil sont très nombreux, un élément important du projet était d’assurer que le SICS soient développé de façon à ce qu’il puisse éventuellement fournir une capacité nationale permanente au-delà de sa version pilote. Afin de favoriser cette transition, RDDC CSS a conclu un accord de services avec l’Organisme canadien de gestion d’activités de Sécurité publique (CanOps). CanOps est un organisme national sans but lucratif qui fournit à la communauté de la sécurité publique des capacités opérationnelles qui favorisent de bons résultats en matière de sécurité publique. Les hauts fonctionnaires de la sécurité publique, qui agissent à titre de membres dirigeants de CanOps, décident quelles sont les capacités qu’offre et soutient l’organisme.

Pendant la première partie de cette transition, qui a commencé en septembre 2015, CanOps assumera graduellement l’entière responsabilité de la gouvernance et de la gestion des activités commerciales. Pendant la dernière partie de la transition, CanOps assumera graduellement l’entière responsabilité des opérations techniques du SICS.

« CanOps comblera une lacune opérationnelle de longue date dans la communauté nationale de la sécurité publique et fournira au SICS un siège national naturel qui lui permettra de bénéficier d’une gouvernance officielle en matière de sécurité publique » explique Duane McKay, président des membres dirigeants de CanOps et commissaire aux incendies pour la Saskatchewan.

Ultimement, l’équipe du projet souhaite que le SICS fera la transition d’un projet pilote financé par le gouvernement fédéral à un système national indépendant, permanent et autonome administré par CanOps.

« Tous ceux qui participent au projet y ont mis beaucoup d’efforts, et nous avons su démontrer la valeur et l’importance exceptionnelle du SICS. C’est pourquoi la transition vers CanOps est particulièrement importante; elle veillera à ce que l’avenir du SICS soit entre de bonnes mains, ajoute Mark Williamson, directeur général de RDDC CSS. C’est aussi un exemple parfait qui démontre que les projets de science et technologie peuvent passer d’une initiative financée par le gouvernement fédéral à une capacité maintenue par la communauté opérationnelle des utilisateurs finaux qui ont le mandat de protéger la vie et les moyens de subsistance des Canadiens. »

Au cours de ces nombreuses années au sein de RDDC CSS, Jack Pagotto, maintenant retraité, a joué un rôle très important dans  le soutien de projets et d’activités liés au développement du SICS et d’autres initiatives sur l’interopérabilité. Martina Babiakova entreprend actuellement son baccalauréat en journalisme de l’Université Carleton et travaille à RDDC CSS dans le cadre du Programme fédéral d’expérience de travail étudiant.

 


Opération INTERSECT: Une approche collaborative au service de la sûreté et sécurité dans la Région de la capitale nationale

Par Kevin Logue 

La région de la capitale nationale (RCN) est un territoire de compétence unique posant de multiples défis pour les professionnels de la sécurité publique et de la gestion d’urgences. En plus d’être le siège du gouvernement fédéral, la RCN est une région qui s’étend sur deux provinces et englobe deux grandes villes, des organismes gouvernementaux nationaux et internationaux et plusieurs monuments emblématiques. En tant que capitale du Canada, la région est l’hôte de nombreuses activités, visites et démonstrations d’envergure chaque année. Aux prises avec ces défis inhérents, la RCN bénéficie d’une stratégie collaborative en ce qui a trait à la sécurité publique et la préparation aux urgences. 

Depuis des années, le programme « opération INTERSECT » réunit des organisations des secteurs public et privé de la RCN afin qu’elles puissent mettre en commun leurs renseignements, coordonner la planification et la formation, et contribuer aux interventions d’urgence. Opération INTERSECT a vu le jour en 2006 et a été renforcée en 2008; sa mission principale est de tenir tous les partenaires informés des situations d’urgence ou des menaces potentielles et de leur fournir un cadre dans lequel ils pourront travailler ensemble en vue de renforcer la capacité de la RCN à intervenir lors de catastrophes naturelles ou d’origine humaine, ou lors de toute autre situation d’urgence. L’un des objectifs principaux du programme est de fournir, en temps opportun, de l’information précise aux décideurs afin qu’ils puissent prendre de meilleures décisions opérationnelles. 

Grâce à ce programme, actuellement sous la présidence du Service de police d’Ottawa, de la Gendarmerie royale du Canada et de la Ville de Gatineau, les partenaires ont pu établir d’excellentes relations de travail et des protocoles simples en vue d’améliorer le partage d’information et la connaissance de la situation. 

« Le programme INTERSECT nous permet de mieux comprendre les événements et les menaces qui pourraient avoir des répercussions sur notre région et de prendre les mesures les mieux adaptées, explique Jacques Rathwell, du Bureau de la gestion des urgences pour la Ville de Gatineau et l’un des présidents d’opération INTERSECT. Le programme nous donne accès à des connaissances et de l’information auquel nous n’aurions pu avoir accès autrement. Ce partage de l’information nous permet de mieux planifier, de mieux gérer nos ressources, et d’effectuer des interventions plus efficaces face aux événements et aux menaces qui pèsent sur la RCN. » 

Au cours des cinq dernières années, le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS) a joué un rôle important pour faire avancer plusieurs initiatives principales du programme INTERSECT. Depuis août 2013, RDDC CSS contribue à opération INTERSECT grâce au Programme canadien pour la sûreté et la sécurité dans lequel s’inscrit le projet d’investissement ciblé du Réseau pour la connaissance de la situation INTERSECT. 

Le Réseau est un portail web protégé qui permet aux intervenants sur les lieux d’un événement de fournir des mises à jour de la situation en temps réel à partir de leur téléphone cellulaire, de leur ordinateur ou de leur tablette. Les organismes partenaires reçoivent des alertes ponctuelles et peuvent réagir ou communiquer rapidement ces nouveaux développements aux autres utilisateurs, ce qui améliore l’interopérabilité et la coordination. 

« Le PCSS cherche à créer des solutions en matière de science et de technologie qui doteront les professionnels de la sûreté et sécurité publique des outils dont ils ont besoin pour accomplir leur travail le plus sécuritairement et le plus efficacement possible. Des outils de soutien comme le Réseau pour la connaissance de la situation INTERSECT améliorent les communications entre ces professionnels lors d’incidents, ce qui assure une intervention mieux coordonnée et des conditions plus sécuritaires pour les intervenants et le public général, » affirme Philip Dawe, chef de section, Gestion multi-agences de crises à RDDC CSS.

La RCN est la première région au Canada à adopter cette stratégie de connaissance de la situation. Le système doit encore être mis à l’essai, utilisé et évalué, mais l’objectif ultime est de le proposer comme modèle qui pourrait être utilisé ailleurs au Canada. Il est prévu que plusieurs organisations de la RCN utiliseront le Réseau, notamment les services de police locaux, provinciaux et nationaux à Ottawa et Gatineau, les administrations municipales, les premiers intervenants, les partenaires du secteur privé et les ministères fédéraux. 

« Nous nous sommes rendu compte que dans une région aussi vaste que la RCN, l’information se perd souvent ou est mal interprétée en situation d’urgence ou lors d’incidents à risque plus faible, mentionne Kevin Logue, directeur du programme opération INTERSECT et gestionnaire de projet pour l’initiative du Réseau. Pour améliorer la sécurité publique et être en mesure de mieux protéger la population et les visiteurs, et créer un environnement plus sécuritaire, nous devons pouvoir diffuser de l’information rapidement et efficacement afin d’assurer une meilleure coordination des interventions. » 

«  Lorsqu’il s’agit du maintien de la sûreté et de la sécurité de notre région de la capitale nationale, nous devons avoir en place une approche compréhensive, intégrée et transparente, affirme Gabrielle Duschner, directrice de la planification du Centre des opérations du gouvernement (COG) situé à Sécurité publique Canada, et membre du comité directeur du Réseau pour la connaissance de la situation INTERSECT. En travaillant de concert avec nos partenaires et en facilitant l’échange, en temps opportun, de l’information crédible sur la situation, le COG contribue à la résilience de la région de la capitale nationale face aux dangers et menaces émergentes. »

Le soutien qu’offre le PCSS aux initiatives de l’opération INTERSECT aide tous les organismes partenaires dans leurs opérations quotidiennes. Ce type de partenariats améliore le partage d’information et la planification, ce qui améliore la prise de décisions et fait en sorte que tous les organismes de la RCN soient en mesure d’affronter toute situation d’urgence ou menace future.

Kevin Logue est un membre civil de la Direction des opérations d’urgence du Service de police d’Ottawa et gestionnaire du programme INTERSECT.

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