Automne 2013

Une étude sur la résilience des collectivités donne des résultats révélateurs

Par Ryan Wainwright

Á quel point notre collectivité est elle résiliente? Qu’arriverait-il si nous ne recevions pas d’aide de l’extérieur pendant un désastre? Ce sont là les principales questions auxquelles nous espérions trouver réponse en participant à une étude sur la résilience menée conjointement par Emergency Management BC (EMBC) et le Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC CSS) en 2012-2013.

La communauté de la vallée de Pemberton comprend quatre autorités locales qui se chevauchent :

  • Le district régional de Squamish-Lillooet
  • Le village de Pemberton
  • La nation Lil’wat
  • Le district d’endiguement de la vallée de Pemberton

Nous avons essayé par le passé de coordonner nos activités de gestion en cas d’urgence. Plusieurs dangers communs nous menacent, comme les inondations, les glissements de terrain, les déraillements de trains et les feux de forêt, qui déclenchent l’activité d’environ trois centres d’opérations d’urgence par année. De plus, notre collectivité ne reçoit ses biens et ses services que par une route principale, soit l’autoroute BC 99.

L’expérience nous a appris que ce qui affecte une autorité locale nous touche tous, et nous réussissons bien à coordonner nos activités d’intervention.

RDDC a demandé à Serco Consulting d’analyser la résilience de notre collectivité en regardant nos modalités de gestion des urgences sous l’angle des systèmes. Les experts-conseils ont analysés des données liées à nos infrastructures essentielles, nos mécanismes de protection civile en cas d’urgence et nos dangers, et ont tenu deux séances de consultations communautaires qui ont réuni des premiers intervenants, des propriétaires d’entreprise et des organisations non gouvernementales, ainsi que le gouvernement local et les services sociaux. Pour les gestionnaires d’urgence de la vallée de Pemberton, ces séances ont été révélatrices.

Nous avons appris ce qui suit :

  • Les populations rurales de la région et celles des Premières Nations croient qu’elles peuvent facilement se débrouiller pendant une période prolongée sans aide externe, alors que la population urbaine est moins certaine.
  • À tout moment, il n’y a des réserves de nourriture que pour trois jours dans les commerces.
  • Il n’y a pas de stock de fournitures médicales.
  • Les besoins des populations vulnérables pendant un désastre ne sont pas clairs.
  • Nous devons mettre en place de meilleures procédures au moment de coordonner et de communiquer nos plans.

« La participation à l’étude sur la résilience a fourni des renseignements utiles sur la façon dont les collectivités se voient durant un désastre, ainsi qu’un bon aperçu d’un point de vue systématique qui a fourni des recommandations valables pouvant être ajoutées au programme de gestion des urgences de chaque organisation », a déclaré Bettina Falloon, coordonnatrice du programme d’urgence du village de Pemberton.

Serco a illustré nos interdépendances communautaires et les points d’échec cruciaux. Les éléments les plus utiles étaient un outil en format Excel pour l’analyse des dépendances, ainsi que les sept recommandations suivantes :

  • créer des plans génériques;
  • élaborer un guide des priorités de restauration prédéterminé;
  • créer une équipe de résilience communautaire;
  • élaborer des registres de résilience communautaire;
  • élaborer un registre sur les « personnes vulnérables »;
  • installer des génératrices fixes de secours dans les endroits essentiels;
  • optimiser les ressources principales situées dans la vallée.

L’étude a été extrêmement utile. Elle a fourni un portrait de notre résilience actuelle, et nous a donné un outil simple pour analyser la résilience dans le futur. Nous avons déjà commencé à mettre les recommandations en oeuvre.

Fait plus important encore, l’étude a permis de définir une approche qui aide les petites collectivités qui luttent avec des ressources limitées pour la gestion des urgences dans un milieu dangereux.

Ryan Wainwright est le gestionnaire du programme d’urgence pour le district régional de Squamish Lillooet.

 

Le Justice Institute of British Columbia gagne trois décorations de bronze pour la production de médias interactifs

Par Dr. Greg Anderson et Dr. Ron Bowles

Le Rural Disaster Resiliency Planning Community Toolkit (Boîte à outils communautaire pour la planification de la résilience aux catastrophes en milieu rural) élaboré par le Justice Institute of British Columbia (JIBC) a reçu trois décorations de bronze lors de la remise de prix Horizon Interactive, un concours qui reconnaît les réalisations extraordinaires parmi les producteurs de médias interactifs, et offre des prix pour les meilleurs sites Web, vidéos, publicités en ligne, médias imprimés et applications mobiles.

Plus de 1 000 inscriptions venant de 25 pays ont été reçues pour le concours de 2012. Les nominations gagnantes, annoncées le 15 avril 2013, comprennent les prix de bronze pour le JIBC dans trois catégories liées à la production de sites Web : défense des droits/sans but lucratif; organisme gouvernemental, et services de santé/services sociaux.

La Boîte à outils a été élaborée dans le cadre du Projet de planification de la résilience aux catastrophes en milieu rural, un projet pluriannuel de plusieurs millions de dollars financé par le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS) (financé au départ par l’Initiative de recherche et de technologie CBRNE). Lancé en 2008, le projet renforce les capacités des collectivités rurales, éloignées et côtières, en matière de gestion des désastres et de système de santé, par la recherche fondée sur l’action communautaire visant à influencer et contribuer aux politiques et pratiques. La Boîte à outils comprend trois outils d’évaluation en ligne : un indice de résilience rurale, un indice de résilience face aux dangers et une évaluation du risque de danger.

Le contenu du site a été élaboré par le bureau de recherche appliquée du JIBC, en partenariat avec la division de la gestion des urgences du JIBC, la Royal Roads University et la Pearces 2 Consulting Corporation, sous notre direction à titre de co-enquêteurs principaux. Les membres de l’équipe qui ont adapté le contenu pour la Boîte à outils interactive venaient de l’unité pour l’apprentissage et l’enseignement rehaussé par la technologie du JIBC, dirigée par Tannis Morgan.

« Ce projet constitue un exemple de l’importance de la recherche et de la collaboration pour faire évoluer la justice et la sûreté publique, a souligné Greg Anderson, doyen, bureau de la recherche appliquée et des études supérieures au JIBC. Il a ajouté que cet outil Web interactif de classe mondiale permet aux collectivités rurales, éloignées et côtières de mieux comprendre les risques et les dangers propres à leur milieu. En faisant de la planification et en se préparant pour de tels événements, elles améliorent leur résilience communautaire. »

On peut trouver la Boîte à outils en ligne à http://wp-rdrp-dev.jibc.ca/ (en anglais seulement).

Greg Anderson (Ph. D.) est doyen de la recherche appliquée et des études supérieures au Justice Institute of British Columbia (JIBC); Ron Bowles (Ph. D.) est doyen associé de la recherche appliquée, également au JIBC.

Date de modification :