Médaille Bergmann

La médaille Martin Bergmann pour l’excellence en leadership et sciences dans l’Arctique

La médaille, créée en 2012 par la Société géographique royale du Canada (SGRC), récompense des réalisations liées à « l’excellence en leadership et sciences dans l’Arctique ». Elle commémore le souvenir de « Marty » Bergmann, un fonctionnaire dont l’immense talent pour le réseautage a permis de mettre en relation des scientifiques avec des ressources et la technologie en plus d’inciter des dirigeants d’entreprise, des explorateurs et des innovateurs à poursuivre de nouveaux objectifs et à tenter de relever les défis propres à l’ouverture de l’Arctique, notamment ceux liés à la logistique, à la sécurité, aux ressources, aux gens, aux connaissances et à la volonté.

Bergmann

« L’Arctique canadien est au centre de l’action » 

  Marty Bergmann, 2011   Photo : Danielle Labonte

Proposer une candidature

La médaille Martin Bergmann est décernée pour récompenser :

  • des réalisations éminentes en leadership et en sciences dans l’Arctique canadien;
  • l’excellence de réalisations exceptionnelles récentes ou l’œuvre de toute une vie, les deux étant également admissibles.

Pour en savoir davantage...

Les candidats seront évalués selon leurs qualifications dans plusieurs des cinq catégories suivantes :

  • Importance de la contribution au leadership et aux sciences dans l’Arctique;
  • Contribution à la sensibilisation du public canadien à la valeur de l’Arctique; 
  • Contribution ayant des répercussions durables sur un groupe important (p. ex., collectivité, groupe démographique, discipline scientifique, médias de masse);
  • Leadership exercé par l’enseignement ou le mentorat;
  • Contribution importante aux activités scientifiques disciplinaires et interdisciplinaires; activités de sensibilisation, source d’inspiration et influence sur l’orientation des politiques; initiatives de découverte.

La médaille vise à reconnaître des réalisations prospectives, et les nominations posthumes ne seront pas prises en considération.

Qui peut proposer une candidature 

Tout Canadien peut proposer une candidature pour la médaille Martin Bergmann. La sélection du lauréat sera basée sur les renseignements fournis dans le dossier de candidature.

Le dossier de candidature doit comprendre les éléments suivants :

  • Un curriculum vitæ bien étoffé du candidat.
  • Un dossier complet renfermant les documents justificatifs pertinents (p. ex., pour le leadership, preuves indépendantes démontrant que le candidat est une source d’inspiration ou exerce une influence; pour la science, publications, récompenses, subventions). Le dossier de candidature doit aussi énumérer les publics cibles (p. ex., collectivités, jeunes, groupes démographiques, médias de masse) sur lesquels les réalisations du candidat ont pu avoir une incidence.
  • Un énoncé concis et complet décrivant le mérite et la contribution du candidat à n’importe quel des trois domaines auxquels la médaille est consacrée, c’est-à-dire le leadership et les sciences dans l’Arctique canadien. L’énoncé doit être fondé sur des faits concernant les contributions, les idées, les publications, les activités d’enseignement et le leadership en matière de programmes.
  • Un sommaire des réalisations du candidat et un énoncé indiquant la façon dont elles sont liées à la réalisation exceptionnelle ou à l’œuvre de toute une vie, selon le cas.
  • Lettres d’appui.

Avec l’accord des auteurs de mises en candidature, les candidats qui ne reçoivent pas de récompense seront pris en considération les années suivantes, sauf s’ils sont disqualifiés. Pour être pris en considération les années suivantes, le dossier de candidature doit être mis à jour avec les renseignements sur l’année en cours.

Les candidats disqualifiés parce qu’ils ne répondent pas aux critères ne seront pas pris en considération les années suivantes, sauf si :

  • l’auteur de la mise en candidature présente des renseignements pour faire annuler la disqualification;
  • les circonstances pour lesquelles le candidat a été disqualifié ont changé et le candidat répond maintenant aux critères.

Date limite : le 1 mars de chaque année

Veuillez envoyer les dossiers de candidature à :

Médaille Martin Bergmann

Comité des prix
Société géographique royale du Canada
Bureau 200, 1 155, rue Lola
Ottawa, Ontario
K1K 4C1

À propos de Martin « Marty » Bergmann

Bergmann, Carmack, et MacLean

Eddy Carmack, Ph. D., océanographe et chef du projet « Les trois océans du Canada », Steve MacLean, Ph. D., ancien astronaute et président de l’Agence spatiale canadienne, et Martin Bergmann, directeur du Programme du plateau continental polaire, à bord du NGCC Louis S. St-Laurent, dans le passage du Nord-Ouest, en 2010.

Marty Bergmann était un grand « réseauteur » et le réseau qu’il a créé, en raison de sa passion pour l’Arctique, représente sa plus grande réalisation professionnelle.  Le « réseau de Marty » est composé de scientifiques, d’ingénieurs, d’étudiants, d’explorateurs, d’entreprises, de dirigeants de l’administration et des Premières Nations, de journalistes, de capitaines de navires, d’astronautes et d’autres personnes avec lesquelles il pouvait partager sa passion pour l’Arctique canadien. En mettant en relation des centaines de personnes avec des ressources et les unes avec les autres, il est devenu l’un des principaux artisans de la réalisation des objectifs canadiens dans le Nord pendant deux décennies.

En tant que directeur du Programme du plateau continental polaire (PPCP) de Ressources naturelles Canada, Marty Bergmann se consacrait à aider l’Arctique canadien à réaliser son potentiel et, à cette fin, a facilité la visite de centaines de scientifiques et de géologues dans le Nord. Avant de travailler au PPCP, Marty était au service de Pêches et Océans Canada, en tant que directeur du Centre national d’excellence pour la recherche aquatique dans l’Arctique (CNERAA), où il gérait la logistique des activités scientifiques dans l’Arctique à bord de la flotte de la Garde côtière canadienne, notamment le navire amiral brise-glace du Canada, le NGCC Louis S. St-Laurent. Cependant, la contribution de Marty aux sciences dans l’Arctique est inestimable; elle surpasse largement tous les rôles qu’il a joués en tant que fonctionnaire fédéral.

À Pêches et Océans Canada, Marty est aussi célèbre pour avoir convaincu Peter Mansbridge, présentateur de l’émission The National de la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), à se joindre à l’équipage du NGCC Louis S. St-Laurent pour traverser le passage du Nord-Ouest. Au cours de la série d’une durée d’une semaine, The National a fait connaître aux Canadiens les défis scientifiques auxquels se heurte l’Arctique canadien en plus de jeter les bases des efforts scientifiques du programme canadien de l’Année polaire internationale.  Grâce à cette initiative, Marty a mis en vedette l’Arctique et a permis à une génération de Canadiens de le découvrir. Dans le cadre de son travail à Ressources naturelles Canada, Marty a accueilli des milliers de scientifiques, d’étudiants et de journalistes dans l’Arctique canadien au cours de la quatrième Année polaire internationale. 

Marty a quitté la famille, le travail et le pays qu’il aimait de façon prématurée et tragique, à l’âge de 55 ans, quand l’avion qui le menait à Resolute Bay (Nunavut) s’est écrasé le 20 août 2011. Il devait accompagner le premier ministre Stephen Harper dans la visite des installations du PPCP et était enthousiaste à l’idée de partager sa passion pour l’Arctique avec ce dernier.

Peu importe le ministère fédéral pour lequel Marty travaillait officiellement, il était sans contredit un fonctionnaire sans frontières.  Il a toujours contribué au programme général du gouvernement, et ce, tant au Canada qu’à l’étranger. Comme l’a dit Steve MacLean, président de l’Agence spatiale canadienne, au cours de la présentation inaugurale de la médaille  : « Marty était membre de la fonction publique, mais il était aussi un innovateur et un pionnier, et non « seulement un bureaucrate ». “

Voici quelques-unes de ses réalisations :

  • La création du premier laboratoire scientifique entièrement équipé et opérationnel dans l’Arctique canadien.
  • L’établissement de 1 635 caches à carburant aviation dans l’Arctique canadien pour assurer la sécurité des aviateurs, des scientifiques invités, des équipes chargées d’études géologiques et du personnel du ministère de la Défense nationale ainsi qu’appuyer la souveraineté du Canada sur l’ensemble du territoire de l’Arctique canadien.
  • Le doublement de la taille des installations du Programme du plateau continental polaire à Resolute Bay (Nunavut) pour qu’elles puissent accueillir jusqu’à 75 scientifiques.
  • La conclusion d’un protocole d’entente avec la British Antarctic Survey afin que le PPCP puisse utiliser sa flotte d’aéronefs au cours de la saison estivale en Arctique (saison hivernale en Antarctique).  La flotte est composée de quatre aéronefs Twin Otters et d’un aéronef Dash-7 de la sociéte De Havilland Canada.
  • La visite de membres de Young Presidents of Canada aux installations du PPCP à Resolute Bay.  Marty a mobilisé certains des présidents-directeurs généraux les plus dynamiques dans le domaine de la haute technologie pour qu’ils contribuent à relever les défis auxquels se heurte l’Arctique. Ces efforts ont donné lieu à l’Arctic Research Foundation et à son navire de recherche dans l’Arctique.
  • Il était un militant éminent et acharné dans les milieux scientifiques nationaux et internationaux voué à l’établissement de la station de recherche du Canada dans l’Extrême-Arctique, une plate-forme de classe mondiale.
  • La vidéo Porte d’entrée du Canada sur l’Arctique, à laquelle a pris part Marty Bergmann, fournit de plus amples renseignements sur le Programme du plateau continental polaire et ses objectifs.

Lauréats de la médaille

La première médaille Martin Bergmann a été décernée à titre posthume à Martin Bergmann.  Son épouse, Sheila McRae, a accepté la médaille en son nom.  Des membres de sa famille immédiate et élargie et environ 200 collègues du vaste « réseau de Marty » ont assisté à la cérémonie, qui a eu lieu le 26 avril 2012 à Montréal dans le cadre de la conférence sur l’Année polaire internationale, intitulée « De la connaissance à l’action ».

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