De la science à la durabilité: le pétoncle dans les Maritimes

Transcription :

Jessica Sameoto : 

Notre travail appuie les avis scientifiques destinés à la gestion des pêches.  Cela signifie que nous sommes ceux et celles qui offrent des conseils scientifiques et qui vont sur place et évaluent le nombre de pétoncles qui se trouvent dans la nature et qui peuvent être récoltés pour soutenir une pêche durable.

Nous collaborons directement avec l'industrie à tous les niveaux.  En fait, nous partons en haute mer faire nos relevés directement à bord des bateaux de pêche de l'industrie.

Amy Glass : 

Je coordonne les relevés quand nous sommes en mer.  Je coordonne le bateau et je suis responsable de la collecte de toutes les données.  Nous remorquons ce type d'engin sur le fond de la mer pendant 8 minutes.  Lorsque nous le remontons, nous ramassons tous les pétoncles et nous les comptons tous, petits ou gros. 

Nous récoltons aussi des prises accessoires, comme le homard et le poisson de fond, etc., et nous les évaluons.  Tout ce que nous récoltons a un effet direct sur chaque pêcheur qui récolte les pétoncles dans la baie.

Je cours littéralement entre la timonerie et le pont pour suivre chaque remorquage... pour connaître l'emplacement et la profondeur, nous consignons la température et de cap, afin de connaître exactement l'endroit, puis, je surveille la collecte de données et le décompte avec la personne que j'emmène pour m'aider. 

Jessica Sameoto :

Nous les ramenons ensuite au bureau et au labo, nous les analysons, rédigeons nos rapports et présentons le tout aux réunions comme celles sur la consultation régionale.  C'est là que se trouve l'industrie, la science, même la gestion des pêches, ainsi que tous les intervenants ou les parties intéressées, comme les provinces et les ONGE. Puis il y a le forum où nous dévoilons ce que nous pensons avoir trouvé, les quantités qui peuvent être récoltées l'année suivante, puis, la Gestion des pêches utilise l'information fournie pour décider, grâce aux données de l'industrie, de ce qui peut être pêché l'année suivante. 

Maureen Butler :

En utilisant les conseils précédents et en ajoutant d'autres mesures de gestion, comme les systèmes de surveillance des bateaux, nous ajoutons aussi la hauteur de coquille minimale, les saisons, d'autres données qui peuvent être inscrites dans les registres et autres que l'on assemble et qui donnent un plan de gestion.  Ce plan de gestion permet de gérer la pêche.

Alain D’entremont :

Par le passé, cela nous a aidé à fermer temporairement certaines zones pour permettre aux pétoncles de croître sans que l'humain s'en mêle.  En d'autres endroits, il peut y avoir une population abondante de pétoncles plus âgés et ce sont ces endroits que nous voudrions exploiter plutôt que ceux des juvéniles plus sensibles. Ça oriente une bonne partie de mes activités et ma façon de planifier mes affaires. 

Carmen Burnie :

Beaucoup de pêcheurs veulent seulement pêcher mais je veux connaître plus que ce que la pêche m'apporte. J'ai donc souhaité faire partie de ce groupe pour savoir davantage comment cela m'aide à gérer ma pêche et mon entreprise.

Amy Glass :

J'ai l'occasion de travailler avec les personnes qui sont directement touchées par les informations recueillies, ainsi, la rétroaction est excellente.  Je peux les aider à comprendre la science et ils peuvent m'enseigner davantage ce qu'est la pêche. 

Carmen Bernie :

Vous savez, si j'emprunte de l'argent, comme investisseur je veux pouvoir le rembourser. Grâce au processus scientifique, je sais que la ressource est là et que je pourrai rembourser ce que je dois.

Amy Glass :

Ça me fait plaisir quand le pêcheur voit la même chose que nous dans nos modèles de données.  Et tout le monde se dit que nous avons la bonne idée.

Jessica Sameoto :

Vous savez, c'est important de savoir que ce que vous faites et la façon de le faire aident quelqu'un à assurer sa subsistance, celle de sa famille et l'avenir de sa pêche.  C'est un travail important et quand je sais l'effet que j'ai, J'apprécie énormément et j'aime beaucoup ce que je fais. 

Carmen Bernie :

Je dors beaucoup mieux en sachant qu'une telle équipe de professionnels appuie mon industrie.  Et ce que je redonne à l'industrie et aux autres pêcheurs à titre de représentante de mon secteur, c'est incroyable.  Je peux affirmer à tous que ça marche, que c'est nécessaire et que j'aime en faire partie.  J'apprécie ce que j'apprends.

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