Levés en mer

Louis S. St-Laurent et Healy
Le USCGC Healy brisait la glace pour que le NGCC Louis S. St-Laurent  puisse recueillir des données sismiques.

Dans l’Arctique, on a eu recours à des navires pour recueillir des données sur de grandes distances (milliers de kilomètres). La saison durant laquelle on peut faire des levés à partir de navires se limite aux mois d’août et de septembre. Même durant cette période, les conditions de glace ne sont pas toujours favorables. Les chercheurs procèdent à des levés bathymétriques pour mesurer la profondeur de l'eau et déterminer la topographie sous-marine (la forme du plancher océanique), et à des recherches sismiques pour déterminer l’épaisseur de la couche sédimentaire.

Pour des raisons d’ordre opérationnel et scientifique, il est très avantageux de travailler avec d’autres pays côtiers de l’Arctique pour recueillir et interpréter les données scientifiques. Jusqu'à présent, de vastes travaux de levés ont été réalisés conjointement.

Des expéditions conjointes avec les É.‑U. ont notamment eu lieu pour recueillir des données dans l’Arctique en 2008, 2009, 2010 et 2011, à l’aide d’un brise-glace de chaque pays, le Louis S. St-Laurent de la Garde côtière canadienne et le USCGC Healy de la Garde côtière des États‑Unis.

En réunissant ces navires et ces équipages, on a pu obtenir des données de grande qualité et accéder à des zones où un seul navire n’aurait peut-être pas pu accéder à cause de l’épaisseur de la glace. Le Louis brisait la glace et ouvrait la voie devant le Healy pour qu’il puisse recueillir des données bathymétriques multifaisceaux, et le Healy brisait la glace pour le Louis pour qu’il puisse recueillir des données sismiques. Le Canada et les É.‑U. ont aussi fait une expédition conjointe au large de la Nouvelle‑Écosse en 2012.

« Y aller en solo serait impossible ou extrêmement difficile, voire carrément dangereux. Quand le Louis S. St-Laurent collecte des données sismiques, des appareils traînent dans l'eau derrière la poupe. On ne peut pas utiliser le propulseur à plein régime, ou l’arbre central, car on risquerait d’endommager l’équipement qui se trouve dans l’eau. En plus, on ne peut pas reculer si on est bloqué par la glace. Ce n’est pas une situation idéale pour un brise-glace, mais avec le Healy de la Garde côtière des États‑Unis qui ouvre une voie dans la glace devant nous, nous obtenons des données d’excellente qualité. »

David Mosher, scientifique en chef, Ressources naturelles Canada, 2010

Vivre et travailler à bord d’un brise-glace

« Vivre et travailler à bord d’un navire dans l’Arctique peut se révéler à la fois gratifiant et difficile. Cela nous permet de travailler en un lieu où peu de gens ont l’occasion de travailler et on en retire une expérience dont on se souviendra toute sa vie… En mer, les activités de la vie quotidienne peuvent devenir des montagnes. Pour la moindre tâche, il faut réfléchir et être attentif à ce qu’on fait. »

- Walta-Anne Rainey, soutien scientifique et technique, Ressources naturelles Canada, 2010

Découvrez le NGCC Louis S. St-Laurent

St-Laurent

Renseignements sur le navire : http://www.ccg-gcc.gc.ca/Flotte/Navire?vessel_id=81

Affiche : http://www.ccg-gcc.gc.ca/folios/00019/docs/Louis-StLaurent-fra.pdf

Position actuelle du NGCC Louis S. St-Laurent : http://www.marinetraffic.com/ais/details/ships/316165000/vessel:LOUIS_S_ST_LAURENT (en anglais seulement)

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