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Y a-t-il un monstre sous le lit?

Dans la plupart des maisons, les recoins sous le lit sont peut-être l’un des endroits les plus sûrs pour la poussière domestique. Mais les scientifiques de Santé Canada ont quand même réussi à mettre la main dessus pour savoir qu’est-ce qui se cache dans la poussière?

Curieux de voir si la poussière contient des substances chimiques dangereuses qui pourraient s’accumuler au fil du temps, Santé Canada a lancé l’Enquête sur la poussière domestique au Canada, dirigée par Pat Rasmussen (Ph.D.), qui a prélevé des échantillons de poussière dans plus de 1 000 habitations de 13 villes à l’échelle du pays de 2007 à 2010.

L’un des premiers contaminants examinés par les chercheurs a été le plomb. Il s’agit d’un métal très toxique présent à l’état naturel dans la croûte terrestre dont on se sert pour la fabrication de nombreux produits de consommation (comme des tuyaux, des automobiles, des produits électroniques et des piles). Le plomb a déjà été utilisé notamment dans les peintures et l’essence, mais le gouvernement du Canada en restreint maintenant l’utilisation dans de nombreux produits.

Tout le monde peut être exposé à de faibles concentrations de plomb présentes dans les aliments, l’eau potable, l’air, la poussière, la terre et certains produits de consommation, mais une exposition continue au plomb peut avoir des effets néfastes sur votre santé.

Les résultats de l’enquête nous donnent une meilleure idée des concentrations naturelles de plomb auxquelles les Canadiens sont couramment exposés dans leur résidence. Les mesures sont un important point de départ pour les futures activités de recherche liée à l’exposition au plomb dans les milieux intérieurs.

Des taux de plomb ont pu être mesurés dans la poussière de toutes les habitations échantillonnées, mais pour la plupart des habitations (90 %), ces taux étaient normaux pour un environnement urbain typique. Les concentrations de plomb plus élevées étaient surtout associées aux habitations plus âgées, principalement en raison de l’utilisation de peinture au plomb à l’époque de leur construction.

Santé Canada a récemment collaboré avec l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis afin de mieux comprendre la distribution du plomb dans la poussière domestique. Dans le contexte de cette collaboration, les mesures de plomb dans les habitations faisant partie de l’Enquête sur la poussière domestique au Canada ont été combinées à celles de plusieurs études de moindre taille menées aux États-Unis.

Cet ensemble de données combinées pour l’Amérique du Nord a servi à l’appui d’un nouveau règlement de l’EPA des États-Unis fixant une limite maximale de 10 microgrammes de plomb par pied carré pour la poussière au sol des résidences.

Les informations sur le plomb et d'autres métaux dans l'étude canadienne sur la poussière domestique ont également contribué au développement du projet Home Biome, une étude mondiale sur la poussière domestique dirigée par l'Université de Northumbria au Royaume-Uni.

Le meilleur moyen de réduire l’exposition au plomb dans votre maison est de se débarrasser de la poussière. Pour réduire au minimum la quantité de poussière dans votre résidence, il suffit d’épousseter, de passer l’aspirateur et de passer une vadrouille humide régulièrement.

L’examen de la poussière est loin d’être terminé! Maintenant que les échantillons ont été soumis à des tests de détection du plomb, les chercheurs de Santé Canada mesurent d’autres métaux, dont le zinc, le cadmium et le nickel, et d’autres contaminants, comme les substances ignifuges et les plastifiants.

Si la présence de plomb à la maison vous préoccupe, renseignez-vous sur les moyens de réduire votre exposition au plomb.


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