Notes d’allocution
Mme Mona Nemer
Conseillère scientifique en chef du Canada
Réunion du Comité SRSR : Mandat du CSC
Ottawa (Ontario)
Le 26 novembre 2025
La version prononcée fait foi
Bon après-midi Madame la Présidente, et distingués membres du Comité,
Merci de me donner l’occasion d’être parmi vous aujourd’hui.
Pour commencer, je souhaite remercier tous les membres qui ont participé à notre événement « La Science rencontre le parlement » la semaine dernière — il est important que nous continuions à renforcer les liens entre les parlementaires et notre communauté scientifique.
Je vous remercie d’avoir pris le temps d’échanger avec certains de nos jeunes scientifiques les plus brillants, venus de partout au Canada pour participer à l’édition de cette année de « La Science rencontre le parlement ». Ils ont été ravis de leur expérience, qui leur permet d’apprécier l’importance de votre travail et d’apprendre comment leurs recherches et leur expertise peuvent appuyer nos parlementaires et profiter à notre pays.
Au cours des huit années où j’ai exercé cette fonction, le monde a profondément changé. Sur le plan technologique, nous sommes au cœur d’une transformation propulsée par l’intelligence artificielle, l’informatique quantique, la génomique et l’innovation en matière d’énergie propre. Sur le plan géopolitique, nous constatons une évolution du contexte et une prise de conscience à l’échelle mondiale du fait que la science et la technologie sont étroitement liées à la sécurité nationale et à la souveraineté. Sur le plan économique, les pays se font concurrence non seulement pour les ressources et les marchés, mais aussi pour les talents, les données et la capacité intellectuelle qui alimentent l’innovation et la croissance.
Ces changements s’accompagnent à la fois d’opportunités et de défis. Ils exigent que nous nous adaptions rapidement, que nous prenions des décisions fondées sur des données probantes et que nous renforcions les systèmes qui nous permettent de réagir efficacement. La science est au cœur de cet effort. Elle nous aide à détecter les risques émergents, à mettre au point de nouvelles technologies et à élaborer des solutions qui améliorent notre résilience sociale et économique — qu’il s’agisse de la santé et de la sécurité alimentaire, de l’énergie ou de la souveraineté numérique.
Mais la résilience ne signifie pas l’isolement. La véritable résilience découle des liens — de la collaboration entre les pays, les secteurs et les disciplines. Que nous cartographions l’Arctique, que nous surveillions les océans ou que nous élaborions des normes en matière d’IA, aucun pays ne peut y arriver seul. La collaboration internationale nous aide à veiller à ce que les découvertes profitent à toutes et à tous et elle renforce notre réputation de partenaire mondial fiable et constructif.
En même temps, la collaboration doit s’appuyer sur une solide base nationale. Si nous voulons rester à la fine pointe de l’innovation, nous devons disposer d’une stratégie à long terme qui nous permet d’investir dans l’écosystème scientifique canadien — dans les personnes et leurs compétences, dans les infrastructures et les institutions qui permettent de transformer les idées en impacts durables. Cela signifie soutenir la recherche fondamentale autant que la recherche appliquée, appuyer les approches interdisciplinaires et veiller à ce que nos données et nos travaux de recherche soient gérés de manière responsable. Parallèlement, nous devons protéger la propriété intellectuelle générée par les activités de recherche, et améliorer sa transformation en produits, procédés et services innovants.
Mon bureau est prêt à redoubler d’efforts, tant au pays qu’à l’international, efforts qui, au cours de la dernière année, ont soutenu la présidence du G7 assumée par le Canada et son engagement sur la scène mondiale, tout en fournissant au gouvernement les meilleurs conseils concernant des dossiers nationaux importants comme la conservation de la biodiversité, la protection des données de recherche, la préparation aux urgences et les connaissances scientifiques nécessaires à la gestion de la grippe aviaire.
La science est l’un des atouts stratégiques les plus importants du Canada. Elle peut dynamiser notre économie, renforcer notre position sur la scène mondiale et nous permettre de relever les défis de notre époque avec confiance et compassion.
Je me réjouis de poursuivre ma collaboration avec vous afin de renforcer la science au Canada, de bâtir la résilience sur le plan national et de veiller à ce que le Canada demeure un partenaire de choix en recherche et innovation à l’échelle mondiale.
Merci.