Santé humaine (2017-2018)

Table des matières


Financement de démarrage pour la biosurveillance des contaminants au Yukon : étude des liens entre l’exposition aux contaminants, l’état nutritionnel et l’utilisation des aliments prélevés dans la nature

Responsables(s) du projet

Mary Gamberg, Gamberg Consulting

Équipe

Brian Laird, Université de Waterloo; Michelle Belmont (Director de Health and Social Services) and William Josie (Director de Natural Resources), Vuntut Gwich’in First Nation; Chris Furgal, Trent Université; Amanda Boyd, Washington State Université; Kelly Skinner, Université de Waterloo.

Résumé en langage clair

Le projet vise à déterminer s’il est possible d’effectuer une enquête de biosurveillance humaine au Yukon, semblable à celles qui ont été effectuées au Nunavik, au Nunavut et dans les T. N.-O. Il suppose d’établir des partenariats avec les Premières Nations du Yukon, le gouvernement du Yukon et des chercheurs scientifiques pour faciliter la planification de l’enquête. Il comprendra l’exécution d’un projet pilote à Old Crow (Yukon) afin d’évaluer les perceptions et les préoccupations de la collectivité en vue de déterminer les stratégies de communication et d’enquête appropriées. Cette recherche préliminaire visera à promouvoir la consommation des aliments traditionnels afin de diminuer les facteurs de risque de maladies chroniques tout en réduisant au minimum l’exposition des Yukonnais aux contaminants. En outre, les partenariats établis dans des rencontres avec la collectivité ouvriront la voie à l’élaboration d’une étude de biosurveillance humaine dont les résultats orienteront la mise au point d’outils de communication à l’égard des contaminants qui soient adaptés aux réalités régionales. Un projet de biosurveillance de cette nature aiderait les Yukonnais à mieux comprendre les degrés d’exposition et les risques que représentent les contaminants dans leurs collectivités, en plus de préparer le terrain à la mise au point d’un outil de dépistage destiné à reconnaître les Yukonnais qui risquent le plus d’être exposés à des contaminants. L’outil de dépistage, qui est considéré comme un résultat essentiel par les responsables de l’élaboration des politiques, permettra d’axer les messages concernant les risques entourant les contaminants et les interventions de suivi sur les personnes et les populations les plus menacées.

 

haut de la page


Exposition aux contaminants de la chaîne alimentaire au Nunavik : biosurveillance des cohortes d’adultes et de jeunes de l’enquête Qanuilirpitaa (année 1 de 2)

Responsables(s) du projet

Pierre Ayotte, Centre de recherche du CHUQ (CRCHUQ); Université Laval

Mélanie Lemire, Centre de recherche du CHUQ (CRCHUQ); Université Laval

Équipe

Pierre Dumas, Quebec Toxicology Centre, INSPQ; Michel Lucas, Dept. de social and preventive medicine, Université Laval; Gina Muckle, École de psychologie, Université Laval; Richard Bélanger, Département de pédiatrie, Faculté de Médecine, Université Laval; Benoit Lévesque, Dept. de social and preventive medicine, Université Laval; Benoit Lévesque, Medical Advisor, Direction de la santé environnementale et de la toxicologie, INSPQ; Youssef Oulhote, École de psychologie, Université Laval; Chris Furgal, Indigenous Environmental Studies Program Nasivvik Centre for Inuit Health and Changing Environments, Trent Université

Résumé en langage clair

Les Inuits sont exposés à une vaste gamme de contaminants environnementaux par leur régime alimentaire traditionnel, qui comprend d’importantes quantités de poissons et de mammifères marins. Depuis 25 ans, notre équipe surveille l’exposition des Nunavimmiuts aux polluants organiques persistants (POP) et aux métaux; il y a d’abord eu l’Enquête Santé Québec auprès des Inuits du Nunavik 1992, qui a été suivie de l’Enquête de santé auprès des Inuits du Nunavik (enquête Qanuippitaa?) en 2004. De 1992 à 2004, les données relatives aux composantes environnementales et à l’exposition des espèces sauvages et des Inuits des régions circumpolaires ont confirmé une importante tendance à la baisse de la plupart des POP hérités du passé. Malgré une tendance à la baisse surtout attribuable à la réduction de la consommation des aliments prélevés dans la nature, les expositions au mercure (Hg) et au plomb (Pb) demeurent des sujets d’actualité, en particulier chez les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes du Nunavik. En outre, chaque année, de nouveaux produits font leur entrée sur le marché. Ces nouveaux POP et nouveaux contaminants préoccupants (NCP) atteignent maintenant la chaîne alimentaire arctique, et on en sait encore très peu sur leur concentration et les tendances temporelles et régionales chez les Inuits. Par ce nouveau projet de deux ans, nous désirons fournir des données à jour sur l’exposition à des contaminants de la chaîne alimentaire d’un échantillon représentatif de la population des Inuits du Nunavik, dans l’enquête Qanuilirpitaa?, qui se déroulera à l’automne 2017 dans les 14 collectivités du Nunavik. Le projet permettra au Canada de rester à l’avant-garde des efforts internationaux de biosurveillance axés sur l’exposition des populations des régions circumpolaires aux contaminants environnementaux transportés à longue distance, et contribuera à cerner les risques et les avantages rattachés à la consommation d’aliments prélevés dans la nature dans l’Arctique.

 

haut de la page


Exposition aux contaminants de la chaîne alimentaire au Nunavik : évaluation des tendances spatiales et temporelles chez les femmes enceintes et mise en œuvre d’une communication efficace sur la santé pour des grossesses saines et des enfants en santé (année 2 de 3)

Responsables(s) du projet

Chris Furgal, Trent Université

Mélanie Lemire, Centre de recherche du CHUQ (CRCHUQ); Université Laval

Pierre Ayotte, Centre de recherche du CHUQ (CRCHUQ); Université Laval

Catherine Pirkle, Université de Hawai’i at Manoa

Équipe

Amanda D. Boyd, The Edward R. Murrow College de Communication, Washington State Université; Gina Muckle, École de psychologie, Université Laval; Michel Lucas, Dept. de social and preventive medicine, Université Laval

Résumé en langage clair

En s'appuyant sur la recherche depuis 2011, ce projet de trois ans vise à contribuer aux efforts continus de biosurveillance à l'échelle internationale sur l'exposition à long terme des contaminants de l'environnement chez les femmes enceintes du Nunavik. Le projet vise également à évaluer la compréhension et l'efficacité des recommandations sur la santé et la diète chez les femmes enceintes, les responsables en soins et la population générale. En deuxième année, l'objectif est de développer et de tester de nouveaux outils de communication, tandis que l'efficacité de ces outils sera évaluée lors de la troisième année. Grâce à cette approche interdisciplinaire et intersectorielle, ce projet agira comme base pour promouvoir des grossesses saines et des enfants en santé aux niveaux communautaire, régional (c'est-à-dire Nunavik) et international.

 

haut de la page


Quantifier l'effet des transitions alimentaires transitoires et permanentes dans le Nord sur l'exposition humaine aux polluants organiques persistants et au mercure

Responsables(s) du projet

Frank Wania, Université de Toronto

Gary Stern, Centre for Earth Observation Science (CEOS)

Équipe

Meredith S. Curren, Santé Canada; James M. Armitage, Université de Toronto Scarborough, Department de Physical and Environmental Sciences; Karen L. Foster, Karen Foster Environmental Research

Funds

$4,600

Résumé en langage clair

L'objectif global de ce projet de recherche est de quantifier l'effet des changements alimentaires sur l'exposition des humains aux polluants organiques persistants (POP) et au mercure. Un élément clé du projet est l'application de modèles de simulation informatisés pour estimer l'absorption et l'accumulation de contaminants chez les humains. Il s'agira d'un processus collaboratif et itératif associant les autorités sanitaires territoriales, les organisations autochtones et les individus des communautés nordiques. La première tâche consistera à élaborer et à appliquer des outils d'évaluation de l'exposition au mercure accessibles et conviviaux, suivis d'une diffusion et d'une utilisation plus larges par le public. En plus d'informer les évaluations de l'exposition au MeHg et à d'autres contaminants (par exemple les POP), on espère que ces outils faciliteront une meilleure compréhension des problèmes d'exposition aux contaminants au niveau de la communauté.

La recherche de cette année visera à mobiliser les autorités sanitaires du Nord pour déterminer la meilleure façon d'utiliser les modèles de simulation.

 

haut de la page


Biosurveillance des contaminants dans les Territoires du Nord-Ouest et la vallée du Mackenzie : étude des liens entre l’exposition aux contaminants, l’état nutritionnel et l’utilisation des aliments prélevés dans la nature (année 3)

Responsables(s) du projet

Brian Laird, Université de Waterloo

Équipe

Mylene Ratelle, Université de Waterloo; Rhona Hanning, Université de Waterloo; Kelly Skinner, Université de Waterloo; Chris Furgal, Trent Université; Shannon Majowicz, Université de Waterloo; Ken Stark, Université de Waterloo; Heidi Swanson, Université de Waterloo; Michèle Bouchard, Université de Montreal; Amanda Boyd, Washington State Université; George Low, Dehcho First Nations; Deborah Simmons, Sahtú Renewable Resources Board

Résumé en langage clair

Les concentrations de mercure chez les poissons de certains lacs des régions du Dehcho et du Sahtú de la vallée du Mackenzie ont mené à la formulation d’une série d’avis incitant les habitants à limiter leur consommation des poissons prédateurs provenant de certains lacs. Par ailleurs, des concentrations préoccupantes de cadmium ont mené à la formulation d’un avis relatif à la consommation de rein et de foie d’orignal dans certaines régions du territoire. Pour répondre aux préoccupations, une étude sur la biosurveillance pluriannuelle examine les degrés d’exposition aux contaminants dans les collectivités autochtones des régions du Dehcho et du Sahtú. À ce jour, nous avons prélevé des échantillons de sang, d’urine et de cheveux humains aux fins de la biosurveillance des contaminants dans trois collectivités (en 2016). Nous prélèverons des échantillons dans trois collectivités additionnelles au début de 2017 et nous proposons de prélever des échantillons dans quatre autres collectivités ou moins en 2017-2018. Les travaux permettront aussi d’évaluer les perceptions à l’égard des contaminants, les habitudes actuelles en matière de consommation alimentaire, ainsi que les préférences en matière de stratégies de communication. Les messages d’intérêt public fondés sur ces travaux, qui ont commencé en 2016, devraient se poursuivre jusqu’en 2018-2019. Les travaux tiennent compte du rapport risques-avantages de façon à promouvoir le recours aux aliments traditionnels afin d’améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire tout en diminuant l’exposition aux contaminants chez les Premières Nations de la vallée du Mackenzie.

 

haut de la page