Santé humaine (2018-2019)

Table des matières


Biosurveillance des contaminants au Yukon : Old Crow

Chef de projet

Brian Laird, Université de Waterloo

Équipe

Mary Gamberg, Gamberg Consulting; William Josie, Première Nation des Gwich’in Vuntut; Megan Williams, gouvernement des Gwich’in Vuntut; Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef, Yukon; Kim Hickman, Services de santé et services sociaux, gouvernement du Yukon; Chris Furgal, Université Trent; Amanda Boyd, Washington State University; Kelly Skinner, Université de Waterloo; Michèle Bouchard, Université de Montréal

Fonds

181 016 $

Résumé du projet (2018-2019)

La biosurveillance des contaminants au Yukon : Old Crow est une nouvelle enquête de biosurveillance humaine à Old Crow, au Yukon, qui examine les niveaux de contaminants (comme le plomb, le mercure et les produits chimiques utilisés pour favoriser la croissance des cultures) chez les gens.

Dans le Nord canadien, les aliments sauvages (comme l’orignal, le caribou et le poisson) sont très importants pour la santé et le bien-être des collectivités autochtones. Des études antérieures menées au Yukon ont montré des niveaux élevés de contaminants donnés dans certaines espèces d’aliments sauvages. Par conséquent, les habitants s’interrogent quant à la salubrité des aliments qu’ils consomment. La présente étude vise à répondre à ces préoccupations dans le cadre d’une enquête de biosurveillance humaine. Cette étude s’appuie sur les partenariats établis entre la Première Nation des Gwich’in Vuntut, les Premières Nations du Yukon, le gouvernement du Yukon et les chercheurs scientifiques de l’Ontario et du Québec.

Ce projet permettra de prélever des échantillons de sang, de cheveux et d’urine auprès des participants à l’étude afin de mesurer les métaux, les polluants organiques persistants (POP) et les nouveaux contaminants. De plus, on demandera aux participants à l’étude s’ils sont au courant des messages en matière de santé qui renseignent sur les contaminants dans les aliments sauvages et ce qu’ils savent au sujet des contaminants en général. Cette recherche aidera à orienter les stratégies de communication en santé publique qui favorisent l’utilisation des aliments traditionnels tout en limitant l’exposition des gens aux contaminants.

 

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Exposition aux contaminants de la chaîne alimentaire au Nunavik : biosurveillance des cohortes d’adultes et de jeunes de l’enquête Qanuilirpitaa? (année 2)

Chefs de projet

Pierre Ayotte, Centre de recherche du CHUQ (CRCHUQ), Université Laval

Mélanie Lemire, Centre de recherche du CHUQ (CRCHUQ), Université Laval

Équipe

Pierre Dumas, Centre de toxicologie du Québec, INSPQ; Michel Lucas, Département de médecine sociale et préventive, Université Laval; Gina Muckle, École de psychologie, Université Laval; Richard Bélanger, Département de pédiatrie, Faculté de médecine, Université Laval; Benoit Lévesque, Département de médecine sociale et préventive, Université Laval; Matthew Little, Faculté de médecine, Université Laval; Chris Furgal, Centre Nasivvik pour la santé des Inuits et les changements environnementaux, Université Trent

Fonds

454 308 $

Résumé du projet (2018-2019)

Les Inuits sont exposés à une vaste gamme de contaminants environnementaux par leur régime alimentaire, qui comprend d’importantes quantités de poissons et de mammifères marins. Depuis 25 ans, notre équipe a étudié l’exposition humaine aux polluants organiques persistants (POP) et aux métaux; il y a d’abord eu l’Enquête Santé Québec auprès des Inuits du Nunavik 1992, qui a été suivie de l’Enquête de santé auprès des Inuits du Nunavik (enquête Qanuippitaa?) en 2004. Dans le cadre de ce projet de deux ans, nous examinerons les concentrations de contaminants et de nutriments clés chez les participants de notre plus récente enquête Qanuilirpitaa? 2017.

Nos enquêtes précédentes nous ont appris que, de 1992 à 2004, les niveaux de la plupart des POP anciens diminuaient dans l’air, l’eau, les sédiments et la faune, ainsi que chez les Inuits. Bien que les concentrations de mercure et de plomb diminuent chez les Inuits, les contaminants demeurent une préoccupation importante, particulièrement chez les femmes enceintes et en âge de procréer au Nunavik. De nouveaux produits chimiques sont utilisés chaque année, dont certains se retrouvent maintenant dans la chaîne alimentaire de l’Arctique, et on sait très peu de choses sur le caractère nocif de ces contaminants pour la santé des Inuits et sur les variations des niveaux de ces contaminants au fil du temps et selon les régions. Ce projet aidera également les travaux internationaux portant sur l’exposition des habitants de l’Arctique aux contaminants environnementaux transportés sur de longues distances, appuiera les efforts déployés à l’échelle mondiale pour réduire ou éliminer certains produits chimiques potentiellement dangereux dans l’environnement et nous aidera à mieux comprendre les avantages et les risques liés à la consommation d’aliments traditionnels dans l’Arctique.

 

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Exposition aux contaminants de la chaîne alimentaire au Nunavik : évaluation des tendances spatiales et temporelles chez les femmes enceintes et mise en œuvre d’une communication efficace sur la santé pour des grossesses saines et des enfants en santé (année 3 de 4)

Chefs de projet

Chris Furgal, Université Trent

Mélanie Lemire, Centre de recherche du CHUQ; Université Laval

Pierre Ayotte, Centre de recherche du CHUQ; Université Laval

Catherine Pirkle, Université d’Hawaï à Manoa

Équipe

Amanda D. Boyd, The Edward R. Murrow College of Communication, Washington State University; Gina Muckle, École de psychologie, Université Laval; Michel Lucas, Département de médecine sociale et préventive, Université Laval; Sylvie Ricard, Marie-Josée Gauthier, et Caroline d’Astous, Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik; Carole Beaulne, Centre de santé Inuulitsivik; Ellen Avard et Michael Kwan, Centre de recherche du Nunavik; Elhadji Annasour Laouan Sidi, Centre de recherche du CHUQ

Fonds

74 750 $

Résumé du projet (2018-2019)

Les principaux objectifs de ce projet sont d’appuyer et de promouvoir des grossesses saines et des enfants en santé en utilisant les données probantes de la plus grande qualité et la meilleure compréhension des problèmes liés aux contaminants, aux aliments et à la nutrition, et la façon dont cette information est utilisée dans les collectivités de l’Arctique et communiquée à ces dernières. Le projet est axé sur le Nunavik; cependant, il pourrait s’appliquer à d’autres collectivités et régions ainsi qu’à l’échelle internationale.

Depuis 2011, notre équipe a travaillé à de nombreux projets connexes pour évaluer les sources de mercure et les nutriments dans les aliments traditionnels locaux au Nunavik, et pour comprendre les effets de l’exposition au mercure, des nutriments et de la sécurité alimentaire pendant la grossesse sur le développement de l’enfant. En collaboration avec la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik et en nous appuyant sur les données fournies par le Centre de recherche du Nunavik, nous avons formulé des recommandations alimentaires visant à réduire l’exposition au mercure tout en améliorant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des femmes en âge de procréer. Les données récentes issues des suivis médicaux des femmes enceintes continuent de révéler des concentrations élevées de mercure, et montrent que les recommandations sanitaires et alimentaires qui ont été formulées afin d’aider les fournisseurs de soins ne se sont pas révélées très efficaces pour réduire l’exposition au mercure chez ces femmes. Ainsi, les questions suivantes demeurent : 

  • L’information relative aux sources de mercure est-elle précise et communiquée de façon appropriée?
  • Est-ce que les femmes enceintes, les fournisseurs de soins et autres personnes intéressées comprennent l’information qui leur est fournie sur les sources de mercure?
  •  Quelles sont les répercussions, notamment les répercussions imprévues, des messages reçus par les femmes enceintes sur le mercure, la santé et le régime alimentaire? 

Ce projet de quatre ans en est à sa troisième année. Cette année, nous poursuivrons l’analyse des données issues de la biosurveillance (données recueillies au cours des années 1 et 2) et nous contribuerons aux activités de mobilisation des connaissances locales, régionales et internationales. Nous planifions également l’analyse et l’interprétation des données ainsi que la consultation avec les responsables régionaux de la santé afin de préparer des outils de communication pilotes qui seront mis en œuvre et évalués au cours de l’année 4. Grâce à cette approche interdisciplinaire et intersectorielle, le projet favorisera des grossesses saines et des enfants en santé à l’échelle de la collectivité jusqu’à l’échelle internationale. Ce projet contribue aux efforts de biosurveillance internationaux continus qui sont axés sur l’exposition des femmes enceintes du Nunavik aux contaminants environnementaux transportés sur de longues distances. Le projet permettra d’évaluer la compréhension et l’efficacité des recommandations et des conseils alimentaires et sanitaires donnés aux femmes enceintes, aux autres femmes en âge de procréer, aux fournisseurs de soins et aux membres de la population générale.

 

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Biosurveillance des contaminants dans les Territoires du Nord-Ouest et la vallée du Mackenzie : étude des liens entre l’exposition aux contaminants, l’état nutritionnel et l’utilisation des aliments prélevés dans la nature (année 4)

Chef de projet

Brian Laird, Université de Waterloo

Équipe

Mylene Ratelle, Kelly Skinner, Ken Stark, Heidi Swanson et Shannon Majowicz, Université de Waterloo; Chris Furgal, Université Trent; Michèle Bouchard, Université de Montréal; Amanda Boyd, Washington State University; George Low, PAGRAO du Dehcho; Deborah Simmons, Office des ressources renouvelables du Sahtú

Fonds

194 258 $

Résumé du projet (2018-2019)

Les concentrations de mercure chez les poissons de certains lacs des régions du Dehcho et du Sahtú de la vallée du Mackenzie ont mené à la formulation d’une série d’avis invitant les habitants à limiter leur consommation des poissons prédateurs provenant de certains lacs. Par ailleurs, des concentrations préoccupantes de cadmium ont mené à la formulation d’un avis relatif à la consommation de rein et de foie d’orignal dans certaines régions du territoire. Pour répondre aux préoccupations, une étude sur la biosurveillance pluriannuelle, qui a commencé en 2016, examine les degrés d’exposition aux contaminants dans les collectivités autochtones des régions du Dehcho et du Sahtú. À ce jour, des échantillons de cheveux, d’urine et de sang ont été prélevés auprès des participants de huit collectivités afin d’assurer la biosurveillance des contaminants. Une autre collectivité sera ajoutée à l’étude en 2018. Les participants ont pris part à des études permettant d’évaluer les perceptions à l’égard des contaminants, les habitudes actuelles en matière de consommation alimentaire, ainsi que les préférences en matière de stratégies de communication. Les messages de santé publique fondés sur ce projet se poursuivront jusqu’en 2018-2019. Ce projet s’appuie sur une approche des risques et des avantages de façon à promouvoir le recours aux aliments traditionnels afin d’améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire tout en réduisant l’exposition aux contaminants chez les Premières Nations de la vallée du Mackenzie.

 

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