Rapport sur le groupe STIM-A

Groupe interministériel en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques autochtones (STIM-A)

Juillet 2025


Rapport sur le groupe STIM-A

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(Format PDF, 4,66 Mo, 41 pages)

Organisation : Groupe interministériel STIM-A

Publiée : 2025

Table des matières

 

Résumé

Depuis longtemps, les peuples autochtones demandent au gouvernement d’adopter une approche coordonnée pour répondre de manière globale à leurs priorités interreliées tout en réduisant la lassitude des consultations. Reconnaissant la nécessité évidente de passer de l’exclusion des peuples autochtones à leur autodétermination dans la recherche en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM), le groupe interministériel en STIM autochtones (le Groupe ou STIM-A) a été créé en 2019. Il a depuis suscité un immense intérêt de la part de divers ministères et organismes fédéraux et d’organisations diversifiées qui sont déterminés à faire progresser la réconciliation avec les Autochtones aux carrefours dynamiques des STIM et systèmes de connaissances autochtones. La proposition de valeur du groupe STIM-A est la suivante : En combinant les ressources, les connaissances, les expériences et les efforts, les ministères et les organismes accéléreront l’apprentissage collectif et deviendront de meilleurs partenaires en matière de recherche en STIM concertée et dirigée par des Autochtones. Initialement composé de quatre ministères, le Groupe en compte désormais quinze, et sa capacité à établir des liens avec les partenaires internes et externes a mené à la croissance rapide de sa réputation et de sa portée.

Les principaux objectifs du Groupe STIM-A sont étroitement liés et se renforcent mutuellement :

  • Améliorer les compétences interculturelles de la fonction publique fédérale;
  • Cultiver les talents autochtones en STIM;
  • Établir des relations entre les STIM fédéraux et les peuples autochtones et renforcer celles-ci.

En cherchant à atteindre ces objectifs transformateurs, le groupe STIM-A a accompli des réalisations inspirantes dans sa façon de travailler : élaboration conjointe, collaboration et coopération.

L’approche axée sur la collaboration adoptée par le Groupe vise à bâtir un avenir fondé sur le respect mutuel, la compréhension et la croissance collective. Le Groupe amplifie avec passion les voix et les contributions des peuples autochtones en STIM, en favorisant l’établissement d’un environnement où les systèmes de science et de connaissance autochtones exercent une influence transformatrice sur la conception et les résultats de la recherche. Les connaissances occidentales et autochtones en STIM convergent en tant qu’outils dynamiques contribuant au processus décisionnel et favorisant des innovations qui soutiennent l’autodétermination dans les activités liées aux STIM.

Cette vision n'est cependant pas sans poser de problèmes. Pour concrétiser le concept de « Groupe », il a fallu surmonter les obstacles à une collaboration interministérielle efficace au sein des grands ministères et organismes à vocation scientifique du gouvernement fédéral. Le dévouement, l’innovation et la confiance au sein de l’équipe du Groupe ont été essentiels pour relever ces défis. Par exemple, d’importants obstacles ont nui à la capacité du groupe STIM-A, particulièrement en ce qui concerne les niveaux de dotation en personnel détaché au sein du Groupe. Parmi les leçons apprises, citons l’incidence positive de la conversion des crédits de fonctionnement en salaires, qui a permis d’accroître la stabilité et le dévouement de l’effectif. Le niveau de participation des ministères membres a également varié, démontrant l’importance de disposer de représentants expérimentés et dévoués. La dépendance excessive à l’égard de quelques Autochtones qualifiés en STIM et très en demande constitue un défi permanent qui met en relief la nécessité de créer un réseau d’universitaires autochtones pour diversifier les talents et mieux répartir la charge de travail. Il est essentiel de s'attaquer à l'épuisement professionnel et au taux de roulement élevé des fonctionnaires autochtones, en reconnaissant les défis qui leur sont propres et en utilisant une approche personnalisée et sensible à la culture. Malgré les importants progrès réalisés à ce jour par le groupe STIM-A, un travail continu et intentionnel est nécessaire pour relever ces défis et améliorer l’efficacité des objectifs du groupe STIM-A en vue de la transition vers la prochaine itération.

Pour commencer à remédier au manque de confiance systémique entre les peuples autochtones et le gouvernement du Canada, le Groupe a créé, de manière concertée et perfectionnée par itérations, une série d’ateliers STIM-A novateurs et axés sur la participation, ainsi qu’un programme éducatif connexe. Le programme débute avec la compréhension et la reconnaissance de la vérité de la colonisation, de sa science et de ses répercussions sur les peuples autochtones et leurs systèmes de connaissances, afin que les apprenants soient habilités à contribuer à la réconciliation par la recherche. Cette approche expérimentale d’« apprentissage par la pratique » s’étend au travail collectif des employés du groupe STIM-A, qui collaborent à l’élaboration et à la mise en œuvre d’activités du plan de travail collectif et qui cherchent ensemble à obtenir des résultats permettant de s’attaquer aux priorités communes des ministères membres, tout en garantissant une vision commune pour faire progresser l’autodétermination et produire des résultats équitables dans le cadre des activités liées aux STIM. Le Groupe établit et renforce également le lien de confiance et les relations avec les organismes de recherche autochtones au nom de tous les employés STIM fédéraux.

Le groupe STIM-A rassemble des professionnels, des universitaires, des analystes des politiques et des dirigeants autochtones et alliés en matière de STIM en vue de créer un espace éthique leur permettant de tracer ensemble la voie à suivre, y compris l’élaboration des outils, des approches et des recommandations visant à soutenir et à rapprocher de manière équitable les connaissances occidentales et autochtones en STIM. Ensemble, ils évoluent vers un avenir où la manière d’envisager la durabilité environnementale, la revitalisation culturelle et le développement socio-économique sera repensée. Le vif intérêt que suscite le Groupe, tant à l'interne qu'à l'externe, ainsi que la participation toujours croissante, continuent de valider le modèle et l'approche des STIM-A. Ce parcours de transformation en cours vise à maximiser les avantages pour les communautés autochtones et non autochtones, en façonnant un paysage où la collaboration et le leadership autochtone dans le domaine des STIM constituent le fondement d'un avenir collectif.

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STIM-A : de la conception au lancement du Groupe

Relever le défi

Les peuples autochtones plaident depuis longtemps en faveur d’une approche plus coordonnée au sein du gouvernement afin de répondre de manière globale à leurs priorités interdépendantes en matière de recherche tout en réduisant dans le même temps la fatigue liée à la consultation. De même, cela fait plusieurs dizaines d’années que les employés autochtones dispersés dans l’ensemble de la fonction publique fédérale s’efforcent, sans relâche, courageusement et souvent seuls, de tirer parti des vastes ressources et du large potentiel du gouvernement pour répondre aux besoins de leurs communautés d’origine et bâtir un avenir meilleur et plus prometteur dont tous les peuples autochtones comme non autochtones du Canada pourraient profiter.

Les sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) autochtones sont pratiquées dans les Amériques depuis bien plus longtemps que la science occidentale. Selon des estimations récentes, cela fait des dizaines de milliers d’années que les STIM autochtones sont pratiquées ici, alors que la science occidentale n’est elle-même vieille que de 500 ans. À l’instar des STIM occidentales, les STIM autochtones sont testables, reproductibles et évaluées par des pairs. Les peuples autochtones ont élaboré, perfectionné, entretenu et transmis des systèmes de connaissances basés sur les écosystèmes, les paysages, les topographies, les espèces et les climats du Canada depuis des temps immémoriaux, malgré de nombreux efforts délibérément entrepris pour détruire ces systèmes, les spécialistes de ces systèmes et les cultures qui y sont liées. Tout comme les scientifiques occidentaux, les Aînés, les gardiens du savoir et les spécialistes (p. ex. chasseurs, cueilleurs, pêcheurs, etc.) se déplacent et échangent des informations. Il existe un immense potentiel d’utilisation de ressources fédérales (sous forme de financement et d’expertise) pour soutenir les scientifiques et les systèmes de savoir autochtones.

L’approche adoptée par le gouvernement fédéral a catégorisé et divisé une grande partie du monde naturel en entités et administrations distinctes, gérées par différents ministères fédéraux, chacun d’entre eux étant responsable d’un domaine qui lui est propre, comme l’agriculture, la pêche, l’exploitation minière, la sylviculture, la santé publique, l’espace ou l’environnement. Cette approche est problématique pour les Autochtones, dont la recherche porte souvent sur plusieurs secteurs à la fois, ce qui nécessite l’adoption d’une approche plus globale.

Par exemple, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) est compétent en matière de production végétale terrestre et de production animale à l’échelle nationale, tandis qu’Environnement et Changement climatique Canada(ECCC) s’occupe des animaux migrateurs et des aliments récoltés à l’état sauvage, à l’exception de ceux issus de la forêt, qui relèvent quant à eux de Ressources naturelles Canada (RNCan). Pêches et Océans Canada (MPO) est responsable de la gestion des ressources halieutiques et océaniques du Canada, jusqu’à la transformation de ces espèces en aliments, après quoi AAC ou l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) prendront la relève. ECCCest toutefois l’autorité compétente en ce qui concerne la qualité de l’eau dans laquelle vivent les poissons, mais le MPO est responsable de la protection de l’habitat. Cette fragmentation du système a entraîné une fatigue liée à la consultation pour les partenaires autochtones en matière de recherche, qui devaient consulter de nombreux ministères pour répondre à leurs priorités.

Le groupe de travail des sous-ministres sur la réconciliation a recommandé l’adoption d’une approche par « grappe » (juillet 2019), qui permet de réduire les chevauchements, d’éliminer les silos au sein du gouvernement et d’améliorer l’efficacité tout en élaborant des solutions conjointes avec les partenaires autochtones. En décembre 2019, le Groupe interministériel en STIM autochtones (STIM-A) a été créé pour mieux éclairer et pour améliorer les politiques, les programmes et les activités du gouvernement fédéral canadien dans les disciplines des STIM. Le but de cette initiative est d’accroître le soutien accordé aux priorités autochtones en matière de gestion et de recherche environnementales.

Depuis sa création, le groupe STIM-A a évolué rapidement, passant de quatre ministères initiaux à quinze ministères et organismes fédéraux. Cet intérêt massif montre que les ministères souhaitent vivement adopter une approche collective pour soutenir les STIM autochtones, élaborer des approches en collaboration avec les populations autochtones et partager les enseignements tirés au fur et à mesure qu'ils se présentent. Par exemple, alors que de nombreux départements et agences fédéraux ont développé des approches permettant une participation et un leadership plus importants et plus significatifs des peuples autochtones dans le domaine des STIM, ces succès ne sont pas fréquemment communiqués dans l'ensemble de la fonction publique fédérale pour permettre à d'autres départements et agences de s'inspirer de leurs approches.

Il est nécessaire d’adopter un mécanisme, tel que le groupe STIM-A, de communication des réussites des ministères afin que ces réussites puissent être rapidement et efficacement reproduites et adaptées par d’autres ministères et organismes. En outre, tous les ministères et organismes à vocation scientifique (MOVS) partagent des possibilités et des défis communs en ce qui concerne le recrutement, le maintien en poste et l’avancement professionnel des talents, la formation aux compétences culturelles, les politiques et programmes inclusifs, les données et la propriété intellectuelle, l’éthique en matière de recherche, l’établissement de relations, la collaboration, l’élaboration concertée, et bien plus encore. La mise en commun de nos ressources et de nos efforts autour de ces objectifs communs sera non seulement plus efficace que le travail en solitaire, mais elle réduira également la fatigue liée à la consultation pour les partenaires autochtones, tout en fournissant des directives et des approches cohérentes dans l’ensemble des MOVS. Le groupe STIM-A offre un espace d’apprentissage et de coordination collective et interministérielle, et encourage l’adoption de pratiques prometteuses cohérentes dans le domaine des STIM fédérales.

L’aspect le plus important de tous est peut-être la création par le Groupe d’un environnement sûr et stimulant pour les employés autochtones et leurs alliés travaillant dans un environnement chargé en émotions. En œuvrant collectivement à la définition et à la réalisation des objectifs du plan de travail collectif, le groupe STIM-A « apprend par la pratique », de sorte que les pratiques innovantes mises à l’essai dans le cadre de STIM-A et élaborées conjointement avec notre réseau de partenaires autochtones puissent ensuite être intégrées dans les ministères membres du Groupe.

Exemples d’activités scientifiques et de systèmes de savoir autochtones

  • Utilisation du feu pour conserver l’habitat de pâturage des animaux capturés à l’état sauvage.
  • Utilisation du feu pour conserver les écosystèmes nourriciers, comme celui du chêne de Garry ainsi que les bulbes de Camas qui y sont associés.
  • Gestion des permacultures, des forêts nourricières et du compagnonnage, notamment la technique des Trois Sœurs et celle des Quatre Sœurs.
  • Capture et gestion des bisons, et connaissance des écosystèmes favorisés par la réintroduction des bisons.
  • Connaissance des espèces endémiques végétales et animales adaptées aux climats locaux (atténuation des changements climatiques et adaptation à ces changements).
  • Connaissance des techniques de culture et de gestion adaptées localement et les plus appropriées aux écosystèmes du Canada.
  • Visions du monde, valeurs, méthodologies et systèmes de connaissances distincts donnant lieu à des priorités de recherche, des questions et des champs d’enquête différents de ceux de la science occidentale.

Principes guidant notre travail commun

Le groupe STIM-A fonctionne selon des principes clés qui contribuent à façonner sa structure, l’approche adoptée et le travail effectué :

  • Coopération avec d’autres ministères et organismes;
  • Collaboration entre les différents ministères et organismes membres du groupe STIM-A;
  • Élaboration concertée avec des partenaires autochtones (y compris des partenaires externes, des employés et le Cercle consultatif);
  • Respect et renforcement des connaissances, du leadership et des droits autochtones, notamment le droit à l’autodétermination.

Ces principes guident le Groupe dans l’atteinte des objectifs suivants :

  • Améliorer les compétences interculturelles de la fonction publique fédérale;
  • Cultiver les talents autochtones en STIM;
  • Établir des relations entre les STIM fédérales et les peuples autochtones et renforcer celles-ci

L’adoption d’approches collaboratives bénéficie à la fois aux peuples autochtones et aux ministères et organismes membres du groupe STIM-A. Pour les peuples autochtones, cela signifie que leur voix est entendue, que leurs droits sont respectés et que leurs points de vue sont intégrés aux processus politiques et décisionnels. Ils peuvent ainsi conserver et revitaliser leurs pratiques culturelles, préserver leurs terres traditionnelles et protéger leurs ressources naturelles dans le respect de leurs valeurs et de leurs traditions. Pour le gouvernement fédéral, les différents ministères ou organismes peuvent ainsi améliorer les relations qu’ils établissent et l’élaboration concertée, grâce aux précieuses contributions et aux solutions innovantes qui ressortiront de cette collaboration, sans laquelle elles auraient pu être négligées. Cette collaboration permet la création de politiques et de pratiques plus éclairées, inclusives et durables ainsi que l’amélioration du processus décisionnel, ce qui bénéficie non seulement aux communautés autochtones, mais aussi à la société canadienne dans son ensemble.

Thèmes de STIM-A

Depuis 2019, le Groupe s’est lancé dans des initiatives inspirantes qui s’alignent sur nos thèmes principaux et a repoussé les limites de l’innovation et de la collaboration. Le travail collectif des quinze ministères et organismes permet de créer une dynamique, d’exploiter les forces et expériences de chacun afin d’éviter de « réinventer la roue » et de faire une utilisation efficace et efficiente des ressources. L’une des approches fondamentales du Groupe est de permettre un échange respectueux et réciproque de connaissances et d’expériences afin de démontrer par l’exemple les approches et pratiques exemplaires, ce qui permet de renforcer notre capacité à œuvrer à la fois individuellement et collectivement en faveur de nos objectifs. Une deuxième approche adoptée par le Groupe est celle de l’« apprentissage par la pratique », qui vise à commencer par déployer un projet pilote mettant en œuvre des approches nouvelles ou expérimentales, puis à apprendre, s’adapter et enfin mettre en commun les enseignements tirés. Les progrès réalisés concernant les trois thèmes que sont la formation, les talents et les relations visent à soutenir la compréhension et le respect des systèmes de savoir autochtone qui contribuent à la science, à la politique scientifique, à la recherche et à la technologie, et au développement et au transfert de connaissances au niveau fédéral, y compris le quatrième thème clé du rapprochement du savoir autochtone et des systèmes et structures scientifiques occidentaux existants.

En reconnaissant l’importance fondamentale des relations, il est évident qu’il est d’abord nécessaire de rétablir la vérité avant qu’une réconciliation soit possible, ce qui nécessite des conversations transparentes. Pour établir des relations fructueuses, il est primordial que les fonctionnaires reçoivent une formation. L’objectif de cette formation est double : renforcer les compétences interculturelles pour une collaboration efficace avec les partenaires autochtones et créer des environnements culturellement sûrs au sein des ministères. Dans le même temps, l’accent mis sur les talents souligne la nécessité d’apporter un soutien solide aux STIM autochtones comme occidentales. Cette approche globale permet non seulement de cultiver les talents autochtones dans les STIM fédérales, mais aussi d’autonomiser les communautés grâce à l’amélioration de leurs capacités et de leurs partenariats externes en matière de STIM. Ce cadre interconnecté de relations, de formation et de talents ouvre la voie à un avenir davantage axé sur la collaboration, l’inclusion et la durabilité.

Deux principes transversaux fondamentaux sous-tendent ces quatre thèmes principaux :

  1. Compréhension des spécificités régionales et réflexion sur ces spécificités dans le contexte de nos relations entre nations, entre les Inuits et la Couronne, et entre gouvernements;
  2. Établissement de relations synergiques et bénéfiques avec les communautés et le leadership autochtones au niveau international.
Cette image met en évidence les thèmes clés du Groupe interministériel sur les STIM autochtones. Les trois thèmes centraux que sont la formation, le talent et les relations sont représentés par des cercles qui se chevauchent au centre. L’infographie utilise des icônes pour représenter chaque secteur d’intérêt. Le quatrième thème clé, soit le rapprochement des systèmes de connaissances, est représenté par un cercle placé au centre et chevauchant les trois autres. À la base de ces thèmes, on met l’accent sur la coordination régionale et les liens internationaux, représentés par des cercles qui entourent les quatre thèmes clés.

Figure 1: Cette image met en évidence les thèmes clés du Groupe interministériel sur les STIM autochtones. Les trois thèmes centraux que sont la formation, le talent et les relations sont représentés par des cercles qui se chevauchent au centre. L’infographie utilise des icônes pour représenter chaque secteur d’intérêt. Le quatrième thème clé, soit le rapprochement des systèmes de connaissances, est représenté par un cercle placé au centre et chevauchant les trois autres. À la base de ces thèmes, on met l’accent sur la coordination régionale et les liens internationaux, représentés par des cercles qui entourent les quatre thèmes clés.

  • Figure 1 - Version textuelle

    Cette image met en évidence les éléments clés de la stratégie du Groupe interministériel sur les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques autochtones (STIM-A).

    Les progrès effectués dans les trois thèmes, soit la formation, le talent et les relations, qui sont représentés par des cercles qui se chevauchent au centre du diagramme, visent à défendre la compréhension et le respect des systèmes de connaissances autochtones pour contribuer à la science fédérale, à la politique scientifique, à la recherche et à la technologie, ainsi qu’au développement et au transfert.

    Le quatrième thème clé, soit l’intégration des connaissances autochtones aux systèmes et aux structures scientifiques occidentaux qui existent déjà, est représenté par un cercle placé au centre et chevauchant les trois autres cercles de l’image. À la base de ces thèmes, on met l’accent sur la coordination régionale et les liens internationaux, représentés par des cercles qui entourent les quatre thèmes clés.

Le Groupe passe par une approche d’« apprentissage par la pratique » pour renforcer les compétences nécessaires à la transition vers le développement scientifique de façon concertée :

  • Véracité et confiance
  • Compétence interculturelle
  • Diplomatie des connaissances
  • Gestion de la charge des systèmes de connaissance cognitive
  • Façon de penser et compréhension nouvelles
  • Conception relationnelle
  • Approche de la collaboration axée sur les différences

La formation des fonctionnaires a été un élément crucial ayant permis au Groupe d’atteindre ses objectifs. Nous devons reconnaître la vérité avant de parvenir à la réconciliation, ce qui ne peut se faire sans une sensibilisation et une littératie culturelles, ainsi qu’un développement des compétences interculturelles. Le groupe STIM-A a collaboré à la mise au point d’un continuum d’apprentissage, ensuite perfectionné de manière itérative, pour les fonctionnaires en STIM, qui commence à faire connaître les valeurs et principes clés permettant l’établissement d’une nouvelle approche des STIM au Canada. Cette formation permet de faire entendre la voix des Autochtones (tant au sein du gouvernement qu’en dehors de celui-ci), d’élargir les réseaux, de nouer de nouvelles collaborations et donne la chance aux apprenants de poursuivre leur parcours d’apprentissage en devenant éventuellement enseignants afin d’accroître la durabilité. Les professionnels en STIM sont de mieux en mieux informés et équipés pour collaborer de manière éthique et développer la science de façon concertée avec les peuples autochtones.

Cependant, malgré une meilleure sensibilisation aux nombreux défis (fatigue liée à la consultation, rapports superflus et inexistants, obstacles aux demandes de financement, faible disponibilité généralisée des capacités), nombre de ces problèmes persistent. À ce titre, le Groupe s’emploie collectivement à accroître la sensibilisation aux réalités autochtones et la compréhension de ces réalités au niveau individuel, communautaire et organisationnel, afin de permettre la mise en place de systèmes équitables dans le domaine des STIM. La sensibilisation est la première étape du continuum, suivie de la littératie, puis de la compétence interculturelle.

Depuis 2019, le Groupe anime des ateliers et activités collaboratives offrant à notre personnel et aux apprenants fédéraux des ministères STIM-A des possibilités de formation et de renforcement de leurs compétences. Ces initiatives de formation ne sont pas de simples événements, mais plutôt des collaborations globales favorisant l’atteinte des objectifs de STIM-A dans tous les domaines thématiques, et pas seulement celui de la formation. Ces initiatives transformatrices témoignent de l’engagement de STIM-A en faveur de la croissance et de l’apprentissage continus, ainsi que de la transformation de la recherche et des relations. Ces efforts nous ont permis d’apporter aux employés fédéraux de nos ministères et organismes membres les connaissances et les ressources nécessaires pour s’y retrouver dans les complexités de la science autochtone et promouvoir l’adoption de pratiques inclusives.

Les talents constituent le deuxième thème de STIM-A. Il s’agit de soutenir les talents autochtones en STIM, où qu’ils se trouvent : qu’ils soient internes ou externes aux STIM fédérales, qu’il s’agisse de jeunes, d’étudiants ou d’employés chevronnés, entre autres. Pour améliorer la capacité de collaboration entre les STIM fédérales et les spécialistes autochtones des STIM, élaborer des politiques autochtones et développer de façon concertée des projets de recherche, il est nécessaire non seulement de former les fonctionnaires actuels, mais aussi d’employer davantage d’experts autochtones au sein des ministères. Pour ce faire, il convient notamment d’apporter un meilleur soutien et d’offrir de meilleures possibilités aux futurs travailleurs autochtones dans le domaine des STIM et les organisations du domaine des STIM. En outre, le fait de soutenir la création d’un plus grand bassin de talents autochtones dans le domaine des STIM au Canada permettra, dans l’ensemble, de diminuer notre dépendance excessive collective à l’égard d’un nombre réduit d’Autochtones qualifiés en STIM et d’améliorer les résultats tant du point de vue de la dotation en personnel de l’organisation que de la satisfaction des employés autochtones. C’est d’autant plus important que le succès du ministère reste dépendant des chercheurs autochtones et de la collaboration avec les Autochtones. L’obtention de résultats équitables pour les communautés et la jeunesse autochtones passe par l’amélioration des systèmes éducatifs et de la formation en STIM (conventionnelle et axée sur les terres). Cela nous ramène à notre premier thème : la formation. En rendant les ministères et organismes fédéraux plus sûrs et accueillants pour les peuples autochtones sur le plan culturel, et en accordant la priorité à l’expérience de chaque individu plutôt qu’aux objectifs individuels de recrutement du ministère, nous pouvons créer ensemble un environnement propice à l’épanouissement des talents autochtones dans le domaine des STIM.

Il convient de mettre en place différentes stratégies d’amélioration de la mobilisation des peuples autochtones en matière de science dans tous les groupes d’âge (de la maternelle à la 12e année, dans les collèges, à l’université, chez les étudiants adultes, dans le cadre de la formation continue, etc.) afin de renforcer les capacités scientifiques communautaires et de générer des capacités scientifiques autochtones travaillant au sein des ministères fédéraux et avec ceux-ci. La mise en place d’un leadership scientifique autochtone au sein de la communauté et de la fonction publique fédérale nécessitera l’adoption d’approches nouvelles, collaboratives et transformatrices, axées sur des points à examiner historiquement négligés au Canada. Vous trouverez ci-dessous quelques exemples d’initiatives du Groupe permettant d’illustrer son approche d’« apprentissage par la pratique » et ses réalisations notables.

  • Le Groupe a organisé des journées pour les étudiants autochtones en sciences, offrant de précieuses possibilités d’apprentissage et de réseautage. En plus de s’adresser aux étudiants, ces événements ont également pour but de créer une dynamique en ressources humaines interne et d’entraîner du changement au sein de la fonction publique, de créer une communauté de pratique et de mettre à l’essai des approches innovantes.
  • Les employés autochtones ont progressé dans leur carrière en démontrant leur talent et en rencontrant de hauts responsables du recrutement dans le cadre de nos ateliers interministériels.
  • Le Groupe adopte également une approche collective et appropriée sur le plan culturel pour ce qui est du recrutement d’étudiants autochtones dans les domaines des STIM et d’encourager ces derniers à présenter leur travail au sein du groupe, leur offrant ainsi une passerelle vers de potentielles carrières qui leur conviennent.

Le thème des relations a occupé une place centrale dans les efforts déployés par le Groupe pour promouvoir le leadership autochtone et rapprocher les systèmes de connaissances. La réconciliation exige un engagement à lever le voile sur la vérité des expériences vécues et des crimes systémiques et à comprendre cette vérité. Seules des conversations ouvertes et honnêtes permettront de surmonter les obstacles entraînant des divisions et des répressions. Par conséquent, toute tentative de réconciliation doit être précédée de l’instauration d’un climat de confiance et de l’établissement de relations fructueuses. Ce faisant, nous préparons le terrain pour une collaboration reconnaissant le passé, honorant le présent et ouvrant la voie à un avenir plus harmonieux.

On accorde de plus en plus de valeur à l’importance de l’établissement de relations dans les domaines de la recherche et dans les ministères fédéraux, à mesure qu’on considère de plus en plus l’importance de contribuer à l’autodétermination et aux droits autochtones comme une condition nécessaire à une recherche conjointe efficace. Cependant, les niveaux de dotation actuels ou encore la conception actuelle des programmes limitent souvent la capacité à bien y arriver. Il est essentiel à la réconciliation d’améliorer la capacité des programmes ou projets actuels à développer, à entretenir et à renforcer des relations de confiance et responsables en matière de recherche avec les communautés

Historiquement, on observe un renouvellement des relations entre les chercheurs et les communautés : elles débutent, se terminent puis recommencent. Cette situation engendre non seulement des frustrations et une perte de confiance, mais elle entrave aussi sérieusement la capacité à réaliser des progrès significatifs par rapport aux priorités autochtones et non autochtones. La confiance et l’établissement de relations s’inscrivent dans des contextes locaux, au moyen de processus définis localement, qui nécessitent l’adaptation des compétences, des outils et des ressources au contexte local. Les approches autochtones doivent être respectées et reconnues comme étant tout aussi valables que les approches occidentales des STIM, afin de garantir une communication, un soutien et des ressources cohérents et appropriés pour les relations déjà en place et celles qui sont en train de se créer.

Voici des exemples des principaux accomplissements du Groupe en matière de relations.

  • Le Groupe a mis en place le cadre nécessaire à l’établissement de relations solides avec les communautés, les organisations, les partenaires, les Aînés et les gardiens du savoir autochtones.
  • Au moyen d’ateliers, de discussions entre experts et d’initiatives de collaboration, le Groupe a reconnu et défendu des principes (p. ex. l’espace éthique et la vérité avant la réconciliation) nécessaires à la création de liens et de partenariats fructueux.
  • Le Groupe a également noué des liens internationaux solides avec des homologues en Aotearoa (Nouvelle-Zélande), au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et aux États-Unis, et il explore les possibilités pour faciliter la collaboration internationale sur la participation et la gouvernance autochtones en matière de STIM, notamment au moyen d’échanges de personnel et de l’élaboration concertée d’une politique sur les STIM et de protocoles de recherche entre Autochtones.
  • Le Groupe a facilité l’établissement de relations entre les différents ministères et organismes. L’établissement de relations en interne a été au cœur de la réussite de STIM-A, car le réseau de communication interne s’est élargi et les obstacles ont été réduits.

Le rapprochement des systèmes de connaissances fait référence à la collaboration intentionnelle et constructive de diverses manières de comprendre, d’interpréter et de générer des connaissances. Il reconnaît les perspectives, les idées et la sagesse uniques liées aux différents contextes culturels, historiques et expérientiels et accorde de la valeur à ces dernières. Pour y parvenir, il convient d’établir des partenariats, de promouvoir les talents et de proposer des formations afin de mieux faire reconnaître l’équivalence entre les STIM autochtones et occidentales. Que ce soit par le rapprochement des systèmes de connaissances ou par la mise à disposition de possibilités pour les systèmes de connaissances de suivre des trajectoires parallèles distinctes, le Groupe promeut des ressources et structures permettant de voir, de valoriser, de reconnaître et, uniquement en ayant recours aux précautions et aux autorisations appropriées, d’utiliser divers modes de connaissance dans l’ensemble du spectre de la prise de décision fondée sur des données probantes.

La science, qu’elle soit autochtone ou occidentale, est une culture à part entière. À ce titre, le Groupe travaille au renforcement des capacités de tous les groupes participant au processus scientifique, non seulement pour développer davantage leurs propres systèmes de connaissances, mais aussi pour renforcer leur capacité à interagir de manière éthique avec les systèmes de savoir autochtone et à trouver les carrefours qui permettent une mise en commun réciproque. Le Groupe a orienté et conseillé de nombreuses initiatives ministérielles et interministérielles clés avec un regard autochtone sur la science, notamment :

  • Politique fédérale sur la science ouverte;
  • Lignes directrices sur une Politique fédérale sur l'intégrité scientifique;
  • Cadre mondial de la biodiversité;
  • Plan d’action contre le racisme dans les sciences de Santé Canada.

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Soutien à la croissance de STIM-A

Modèle de gouvernance

La gouvernance de STIM-A peut être divisée en quatre instances clés, chacune endossant un rôle distinct dans la réussite de l’initiative. Le comité de gouvernance des sous-ministres adjoints (SMA) de STIM-A et ses sous-comités constituent le principal organe décisionnel, chargé de superviser l’orientation stratégique de haut niveau, l’engagement et l’alignement sur les priorités ministérielles. Le forum des directeurs et directeurs généraux (DG) de STIM-A offre une plateforme aux dirigeants pour leur permettre de mobiliser les ressources ministérielles, de collaborer et de partager des idées, et de renforcer la cohésion entre les équipes au sein et en dehors des ministères et organismes participants. Le cercle consultatif STIM-A propose des points de vue et orientations externes en matière de STIM autochtones, qui enrichissent la stratégie de l’initiative grâce à une expertise diversifiée. Enfin, le secrétariat STIM-A sert de colonne vertébrale opérationnelle, facilitant la coopération et la communication interministérielles, soutenant les instances de gouvernance, coordonnant les différentes initiatives du plan de travail et gérant les processus administratifs essentiels. Au fur et à mesure de l’évolution de STIM-A, ces organes ont relevé les défis et saisi les occasions dynamiques ensemble, contribuant ainsi au succès continu de l’initiative.

Diagramme de la structure de gouvernance du Groupe interministériel sur les STIM autochtones (groupe STIM-A) montrant un cercle rouge au centre représentant l’équipe interministérielle du Groupe, avec des flèches réciproques en haut, en bas et des deux côtés. Ces flèches mènent chacune à un cercle couleur sarcelle avec les étiquettes Cercle consultatif de STIM-A (à gauche), Forum des directeurs et DG de STIM-A (en bas), Secrétariat du groupe STIM-A (à droite), et Comité de gouvernance et sous-comités des SMA du groupe STIM-A (en haut). La flèche vers le cercle supérieur indique une distinction pour l’hôte et coprésident des SMA de STIM-A (AAC) et le coprésident des SMA de STIM-A (MPO). Les quatre cercles couleur sarcelle sont reliés par un anneau jaune clair.

Figure 2: Diagramme de la structure de gouvernance du Groupe interministériel sur les STIM autochtones (groupe STIM-A) montrant un cercle rouge au centre représentant l’équipe interministérielle du Groupe, avec des flèches réciproques en haut, en bas et des deux côtés. Ces flèches mènent chacune à un cercle couleur sarcelle avec les étiquettes Cercle consultatif de STIM-A (à gauche), Forum des directeurs et DG de STIM-A (en bas), Secrétariat du groupe STIM-A (à droite), et Comité de gouvernance et sous-comités des SMA du groupe STIM-A (en haut). La flèche vers le cercle supérieur indique une distinction pour l’hôte et coprésident des SMA de STIM-A (AAC) et le coprésident des SMA de STIM-A (MPO). Les quatre cercles couleur sarcelle sont reliés par un anneau jaune clair.

  • Figure 2 - Version textuelle

    Diagramme de la structure de gouvernance du Groupe interministériel sur les STIM autochtones (groupe STIM-A) montrant un cercle rouge au centre représentant l’équipe interministérielle du Groupe, avec des flèches réciproques en haut, en bas et des deux côtés. Ces flèches mènent chacune à un cercle couleur sarcelle avec les étiquettes Cercle consultatif de STIM-A (à gauche), Forum des directeurs et DG de STIM-A (en bas), Secrétariat du groupe STIM-A (à droite), et Comité de gouvernance et sous-comités des SMA du groupe STIM-A (en haut). La flèche vers le cercle supérieur indique une distinction pour l’hôte et coprésident des SMA de STIM-A (AAC) et le coprésident des SMA de STIM-A (MPO). Les quatre cercles couleur sarcelle sont reliés par un anneau jaune clair.

Cercle consultatif

Durant les premières années de croissance du groupe STIM-A, l’une des principales priorités a été la mise sur pied d’un cercle consultatif : un groupe composé d’universitaires, de professionnels, d’Aînés et de gardiens et détenteurs du savoir autochtones désireux de partager leur expérience et leur expertise avec les STIM fédérales. La conceptualisation et la formation du cercle consultatif ont été entreprises sous forme d’effort collaboratif au sein de la gouvernance du Groupe, avec le soutien solide et le leadership visionnaire d’AAC, du MPO, de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), qui ont mis en œuvre une vision commune de la création d’un espace réciproque, de partage des connaissances et fondé sur les relations.

Le cercle consultatif de STIM-A est un organe chargé d’orienter et de conseiller les dirigeants fédéraux en matière de STIM en vue de mobiliser le système fédéral des STIM. L’objectif du cercle est d’établir des relations et d’instaurer la confiance en vue de l’élaboration conjointe du plan de travail du groupe STIM-A et de l’orientation future de la stratégie de STIM-A dans un environnement réciproque, fondé sur le partage des connaissances et les relations, qui crée et laisse de la place à la pleine intégration dans les STIM fédérales des visions du monde, des systèmes de connaissances, des enseignements, des valeurs et des traditions orales autochtones.

Le cercle consultatif et les dirigeants fédéraux des STIM ont organisé une première rencontre individuelle en décembre 2022. C’est là qu’ils ont commencé à établir les premières relations et à instaurer la confiance en partageant leurs perspectives. Ces relations sont essentielles au tracé d’une voie à suivre qui permette aux chercheurs, aux dirigeants et aux organisations fédérales dans le domaine des STIM d’élaborer conjointement des priorités, des projets et des activités de recherche de manière équitable avec les Premières Nations, la Nation métisse et les Inuits. Cette approche se traduit par un engagement à garantir la mise à disposition d’un espace permettant aux disciplines fédérales des STIM et aux systèmes de savoir autochtone de travailler ensemble pour créer et créer de façon concertée de nouvelles connaissances à la fois au sein et entre de multiples systèmes et modes de connaissance.

Certains principes directeurs initiaux relatifs à l’espace, au processus et aux valeurs ont été élaborés par le cercle consultatif et sont au cœur de toutes les approches et initiatives menées par le groupe STIM-A.

L’espace :

La création d’un espace sûr est essentielle pour entamer ce type de conversations.

Le processus :

Accorder la priorité au processus (au « comment » plutôt qu’au « quoi ») nécessite un investissement en temps, qui s’aligne sur la philosophie de la réconciliation. Tandis que nous participons au processus de réconciliation développé et créé conjointement, dont la destination n’est pas prédéfinie, notre objectif est de tomber d’accord sur l’approche collaborative (le « comment ») qui nous permettra de parcourir ce chemin ensemble. La priorité accordée au processus est au cœur de notre collaboration avec le cercle consultatif, dans laquelle nous nous efforçons d’établir les principes et les approches qui nous permettront d’atteindre nos objectifs communs, à savoir l’établissement de relations et la mise en place d’un système scientifique équitable. Ces éléments sont nécessaires et attendus dans ce contexte.

Les valeurs :

Les concepts fondamentaux tels que ceux axés sur le lieu, la communauté, l’aspect multigénérationnel, l’autodétermination et les droits sont des valeurs générales à prendre en compte lors de la création de principes pour toute initiative axée sur l’élaboration de politiques scientifiques stratégiques autochtones. La portée intrinsèquement large des initiatives fédérales en matière de STIM se traduit souvent par une perte d’efficacité lorsqu’elles sont appliquées au niveau local. En collaborant à la création conjointe de nouvelles approches fondées sur ces valeurs autochtones fondamentales, nous pouvons radicalement améliorer l’impact des initiatives fédérales dans le domaine des STIM et, parallèlement, renforcer la confiance du public dans les résultats de ces initiatives. Cette transition en faveur de l’adoption de stratégies communautaires adaptées localement est alignée sur les besoins et les aspirations propres aux communautés autochtones, ce qui permet de s’efforcer de dépasser les limites actuelles et d’obtenir des résultats ayant plus d’impact.

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Cycle de croissance de STIM-A : de la jeune pousse à l’arbre florissant

La jeune pousse

L’histoire du groupe STIM-A a des origines modestes. Dans sa phase naissante, quatre ministères et organismes avant-gardistes (AAC, le MPO, ECCC et RNCan) ont planté les graines de la collaboration. Ils étaient animés par une volonté commune d’amplifier l’impact de la science fédérale en coordonnant le travail des différents ministères pour soutenir de manière plus globale la compréhension et la mise en œuvre d’initiatives dirigées par les autochtones en matière d’intendance et de recherche environnementales. Ces ministères ont reconnu leurs propres forces et lacunes, et ont fait naître des possibilités de synergie, préparant le terrain pour ce qui allait devenir une collaboration interministérielle dynamique. La jeune pousse est devenue le groupe STIM-A, jetant les bases d’un parcours transformateur à venir.

Le jeune arbre

Au fur et à mesure que le groupe STIM-A prenait racine, sa vitalité a attiré un nombre croissant de ministères et d’organismes participants, dépassant les attentes des ministères fondateurs. Cette phase a été marquée par un intérêt et un engagement accrus, quinze ministères et organismes se joignant finalement à l’effort collectif. Cette mise en commun d’idées et de ressources permet l’harmonisation des initiatives ainsi qu’une optimisation globale du temps et de la contribution financière. Toutefois, cette croissance rapide a entraîné certaines difficultés, la demande d’action dépassant la capacité initiale du Secrétariat. L’abondance de ressources financières s’accompagnant néanmoins d’un manque de personnel ont confronté le Groupe à un défi unique : comment exploiter efficacement cet élan et cet engagement des ministères et s’assurer que chaque dollar permette de décrocher des résultats significatifs? La phase du jeune arbre a mis en évidence la nécessité d’adopter un processus décisionnel stratégique et une structure évolutive permettant d’exploiter le plein potentiel de la vision STIM-A.

La transition du jeune arbre à l’arbre florissant

En réaction aux défis survenus au cours de la phase précédente, le groupe STIM-A a pris un virage important en janvier 2022, lorsqu’il a décidé d’investir ses ressources financières dans une capacité durable. À l’issue d’une discussion avec les SMA et le cercle consultatif, il a été convenu d’investir dans un secrétariat central, ce qui permettrait de faire du Groupe une entité plus mature et plus solide. Cette décision d’investissement a marqué un tournant dans l’évolution du Groupe, tandis que la vision initiale d’un secrétariat favorisant la coordination d’une équipe de gouvernance STIM-A était en train de se réaliser. Une équipe de talents et d’alliés autochtones a été formée afin de mieux faire avancer le plan de travail et de déployer stratégiquement les ressources pour augmenter l’efficacité de l’impact. Toutefois, l’expansion prévue aurait dû entraîner le détachement à temps plein d’un représentant pour chaque ministère et organisme membre pour atteindre ce potentiel, or cela n’a pas encore été le cas. Cette stratégie permettra de continuer à améliorer l’efficacité de la collaboration entre les organisations autochtones et les initiatives fédérales en matière de STIM, tout en minimisant les ressources déployées de part et d’autre et améliorant les résultats et les avantages globaux. STIM-A est en train de devenir un partenaire de confiance au nom de toutes les STIM fédérales, avec lequel les partenaires autochtones externes sont désireux de collaborer. Le jeune arbre se transforme en un arbre florissant, symbolisant non seulement la croissance, mais aussi l’épanouissement du potentiel de collaboration en vue d’atteindre les objectifs généraux du groupe STIM-A.

Cette image met en évidence les thèmes clés du Groupe interministériel sur les STIM autochtones. Les trois thèmes centraux que sont la formation, le talent et les relations sont représentés par des cercles qui se chevauchent au centre. L’infographie utilise des icônes pour représenter chaque secteur d’intérêt. Le quatrième thème clé, soit le rapprochement des systèmes de connaissances, est représenté par un cercle placé au centre et chevauchant les trois autres. À la base de ces thèmes, on met l’accent sur la coordination régionale et les liens internationaux, représentés par des cercles qui entourent les quatre thèmes clés.

Figure 3: Cette image met en évidence les thèmes clés du Groupe interministériel sur les STIM autochtones. Les trois thèmes centraux que sont la formation, le talent et les relations sont représentés par des cercles qui se chevauchent au centre. L’infographie utilise des icônes pour représenter chaque secteur d’intérêt. Le quatrième thème clé, soit le rapprochement des systèmes de connaissances, est représenté par un cercle placé au centre et chevauchant les trois autres. À la base de ces thèmes, on met l’accent sur la coordination régionale et les liens internationaux, représentés par des cercles qui entourent les quatre thèmes clés.

  • Figure 3 - Version textuelle

    Cette image met en évidence les thèmes clés du Groupe interministériel sur les STIM autochtones. Les trois thèmes centraux que sont la formation, le talent et les relations sont représentés par des cercles qui se chevauchent au centre. L’infographie utilise des icônes pour représenter chaque secteur d’intérêt. Le quatrième thème clé, soit le rapprochement des systèmes de connaissances, est représenté par un cercle placé au centre et chevauchant les trois autres. À la base de ces thèmes, on met l’accent sur la coordination régionale et les liens internationaux, représentés par des cercles qui entourent les quatre thèmes clés.

    Autour de l’image se trouvent des icônes en forme de personne qui représentent chacun des 15 ministères et organismes membres avec leur identification, soit Agriculture et Agroalimentaire Canada (hôte), Pêches et Océans Canada (coprésident), l’Agence de la santé publique du Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, l’Agence spatiale canadienne, Environnement et Changement climatique Canada, Santé Canada, Ingenium, le Cercle du savoir sur l’inclusion des Autochtones, le Conseil national de recherches du Canada, Ressources naturelles Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le Bureau de la conseillère scientifique en chef, Parcs Canada et Services publics et Approvisionnement Canada.

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Le groupe STIM-A : Création de partenariats de confiance

Le groupe STIM-A est un partenaire de confiance dans le domaine des STIM pour le gouvernement du Canada, aussi bien pour les employés internes que pour les partenaires externes. Le travail du Groupe consiste à créer un espace éthique pour faire entendre, reconnaître, élever et valoriser plusieurs voix et perspectives de manière collective dans les processus décisionnels et politiques.

STIM-A s’est efforcé de répondre aux incertitudes communes à tous les ministères et organismes, notamment sur la manière de nouer et d’entretenir des relations fructueuses (à qui s’adresser, par où commencer, comment instaurer la confiance, et comment soutenir ou véritablement élaborer en concertation des initiatives). L’intérêt lié à la collaboration avec le Groupe et aux avantages découlant de cette collaboration reste important et ne cesse de croître.

Soutien aux organisations autochtones qui innovent dans le domaine des STIM

Le Groupe a activement établi des relations avec des organisations partenaires autochtones et des personnes qui innovent dans le domaine des STIM. Les membres du Groupe ont participé à des comités de planification d’événements, créant activement un espace permettant aux innovateurs autochtones, aux Aînés, aux étudiants et à d’autres personnes d’être une source d’inspiration et d’exercer leur influence. La participation à ces initiatives, ainsi que le soutien et le parrainage de celles-ci ont permis d’établir, d’entretenir et d’approfondir les relations entre et avec les scientifiques autochtones et ont ouvert la voie au renforcement de l’autodétermination dans les activités et les pratiques autochtones en matière de STIM.

Lors de la conférence inaugurale sur la science autochtone de Turtle Island qui s'est tenue en 2022 à Winnipeg (Manitoba), les membres du groupe ont joué un rôle actif dans le comité de planification et ont participé à l'ensemble des séances, en apprenant à connaître l'héritage scientifique autochtone et la valeur de l'application de multiples visions du monde à la science moderne d'aujourd'hui. Les membres du groupe ont élargi leurs réseaux, des étudiants aux Aînés, et ont appris comment les connaissances scientifiques sont intégrées dans les langues autochtones, l 'importance de la médecine et la santé traditionnelles, l'engagement des Autochtones à l’égard de la terre et de l'environnement, et de nouvelles approches éducatives en matière de STIM qui intègrent les modes de connaissance des Autochtones.

En 2023, le Centre autochtone sur les effets cumulatifs a tenu sa première conférence en personne à Ottawa (Ontario). Les membres du Groupe y ont assisté pour faire du réseautage avec des intervenants venus partager leurs connaissances en matière d’évaluation, de gestion et de suivi des effets cumulatifs, et sur l’aide que peut apporter l’adoption d’initiatives novatrices aux communautés autochtones dans le renforcement de leur capacité à bâtir des communautés plus fortes.

À l’occasion du Sommet sur la recherche de Kluane (Kluane Research Summit) qui s’est tenu en 2023 à Burwash Landing, dans le Territoire du Yukon, les habitants de Kluane se sont réunis pour mettre en avant des programmes élaborés conjointement et destinés à mieux comprendre les relations avec et entre la terre, l’eau et les communautés, tant humaines qu’animales, dans leur région. Les membres du Groupe ont pu faire l’expérience de pratiques de partage communautaire et respectueux de connaissances dans le cadre d’un échange ouvert et honnête.

À l’occasion du Sommet pour le partage des connaissances 2023 du Réseau canadien des montagnes qui s’est tenu à Parksville (Colombie-Britannique), le Groupe a eu l’occasion de rencontrer des experts qui ont contribué en grande partie à faire avancer la compréhension et le tissage des systèmes de savoir autochtones et occidentaux. Les membres du Groupe ont fait part de leur expertise dans le cadre d’une discussion de groupe spécial, formant les participants dans un style « World Café » à entamer des relations grâce à l’établissement de voies éthiques pour le rapprochement des systèmes de connaissances.

À l’occasion de la réunion annuelle de l’Association des administrateurs de l’éducation des Premières Nationsqui s’est tenue à Winnipeg (Manitoba) en 2023, les membres du Groupe ont apporté leur soutien à la planification globale de l’événement, participé à une discussion de groupe spécial sur l’éducation des jeunes en matière de STIM, et plusieurs ministères membres ont contribué à un parrainage financier. Le Groupe a également tenu un kiosque lors de la conférence, ce qui a permis de mieux faire connaître le Groupe. Cette rencontre a fourni aux professionnels de l’éducation les outils et la confiance nécessaires pour équilibrer et relier l’autodétermination à l’éducation des Premières Nations, elle a permis aux membres du Groupe de se faire un aperçu des parcours pour les jeunes en matière de STIM, et elle a donné l’occasion aux participants du Groupe d’établir de nouvelles relations avec des organisations dont les buts et les objectifs s’appuient mutuellement (Parlons science, par exemple).

Création d’espaces de travail éthiques et sûrs pour les employés autochtones

Les employés autochtones se sentent souvent isolés, ce qui perpétue l’un des principaux obstacles au recrutement et au maintien en poste des employés autochtones. Le plus souvent, ils sont le seul employé autochtone d’un groupe, d’une division ou d’un secteur et on leur demande régulièrement d’apporter volontairement leur « expertise » sur des sujets autochtones, même lorsque ces sujets ne relèvent pas de leurs attributions. Ces employés autochtones sont souvent victimes de racisme en raison de commentaires involontaires et de rejet lorsqu’ils s’expriment sur des sujets difficiles.

Le groupe STIM-A permet la création d’un espace permettant aux employés autochtones dans le domaine des STIM d’être en majorité et de discuter en toute sécurité de problèmes et d’idées novatrices. Le Groupe soutient activement l’avancement de leur travail et l’amplification de leur voix. De nombreux employés autochtones ont noué de nouveaux partenariats dans le domaine des STIM, ont avancé dans leur parcours professionnel et ont vu leurs contributions reconnues grâce à leur participation aux réunions, initiatives et ateliers du Groupe.

Création d’espaces de travail éthiques et sûrs pour les étudiants autochtones

Le Groupe encourage la création de pratiques dédiées, adaptées sur le plan culturel, sûres et sur mesure pour le recrutement et le maintien en poste des employés autochtones. Les ministères du Groupe s’appuient sur les enseignements tirés, principalement de l’Initiative de recrutement d’étudiants autochtones d’AAC, et partagent leurs expériences et des pratiques exemplaires afin de donner la priorité aux expériences positives et efficaces pour les étudiants autochtones en STIM.

En outre, le Groupe a participé à la réunion du Chapitre canadien de la société des étudiants autochtones en STIM de l’AISES (American Indian Science and Engineering Society) et noué des relations précoces avec la fondation Verna J. Kirkness Foundation, qui encourage les élèves autochtones du secondaire à envisager des parcours universitaires.

Amélioration de la formation et des outils de PCAP® : une collaboration avec le CGIPN

En 2020, le Groupe et le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations (CGIPN) ont commencé à collaborer pour évaluer l’ampleur de la portée de la formation de PCAP® et du travail réalisé en faveur de la création d’initiatives de formation (modules en ligne, ateliers, outils, études de cas) incluant davantage les avis scientifiques en matière de sciences naturelles et environnementales (secteur spatial et données de télédétection, par exemple). Ce type de données et d’informations recueillies et utilisées par les scientifiques fédéraux et les professionnels de la science n’est généralement pas bien compris dans le contexte de PCAP®.

Entre 2021 et 2023, le groupe STIM-A et le CGIPN ont entrepris ensemble une analyse détaillée dans le cadre de la phase initiale du projet, établissant les caractéristiques d’apprentissage des professionnels fédéraux en STIM, le niveau de connaissances existantes, les lacunes en matière de connaissances, les attentes relatives à l’apprentissage, et bien plus encore. En collaboration avec le CGIPN, le Groupe a fait progresser la prise en compte des aspects scientifiques naturels, terrestres et environnementaux de PCAP® et de la souveraineté des données dans une optique globale. Cette analyse permettra d’éclairer et d’orienter la prochaine phase de conception du programme de formation de PCAP®, qui se déroulera en 2024 et au-delà.

En outre, STIM-A a coordonné, au nom des ministères et organismes membres, la centralisation des communications entre les quinze membres et le CGIPN, ce qui a permis de réduire la fatigue liée à la bureaucratie et d’accroître la coordination de l’approche fédérale avec le CGIPN.

  • Cliquez ici pour en savoir plus sur le CGIPN.
  • Cliquez ici pour en savoir plus sur PCAP®.
  • Cliquez ici pour en savoir plus sur l’appel à l’action no 57 de la CVR.

Collaborations et partenariats internationaux : Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et Afrique du Sud

Délégation Māori de Nouvelle-Zélande

Te Ara Pūtaiao (TAP), une délégation de hauts responsables Māori issus de sept instituts de recherche de la Couronne néo-zélandaise, s’est lancée dans une mission internationale d’échange de savoir autochtone au Canada en juin 2023 afin d’échanger des idées sur la promotion et l’augmentation de la participation et du leadership autochtones dans le domaine des STIM. S’inspirant de la politique scientifique néo-zélandaise Vision Mātauranga, qui prévoit l’intégration des connaissances Māori à la recherche et à la technologie, la visite du TAP a permis de tirer de précieux enseignements applicables à l’initiative STIM-A au Canada.

Durant leur séjour, nos équipes ont cherché à dresser la liste des principaux instituts de recherche de la Couronne en vue d’établir des partenariats potentiels avec les ministères STIM-A respectifs, préparant ainsi le terrain pour une collaboration entre les deux nations. La visite était également l’occasion pour STIM-A d’établir des relations professionnelles avec certains des principaux gestionnaires de la délégation TAP, favorisant les discussions de suivi et les collaborations éventuelles. Le soutien d’Ingenium a été déterminant, puisqu’il a permis l’organisation d’une réunion de la délégation dans la Salle des Trois Sœurs du Musée de l’agriculture et de l’alimentation du Canada, qui a accueilli environ 60 participants. On avait fait appel à un service de traiteur pour l’événement et organisé des célébrations autochtones du pow-wow, ce qui a contribué à créer un environnement propice à l’établissement d’un dialogue constructif et de relations entre les deux initiatives d’échange de savoir autochtone.

Atelier entre United Kingdom Research and Innovation et le Comité de coordination de la recherche au Canada

En octobre 2022, Santé Canada a joué un rôle central dans la facilitation de la collaboration internationale dans le cadre de STIM-A, qui a abouti à la conception et à la tenue d’une séance consacrée au groupe STIM-A lors de l’atelier conjoint entre United Kingdom Research and Innovation et le Comité de coordination de la recherche au Canada (CCRC) sur l’équité, la diversité et l’inclusion . Lors de cet atelier, le groupe STIM-A a été présenté comme une étude de cas canadienne convaincante, ce qui a suscité une discussion animée entre les participants. La discussion a porté sur les stratégies d’amélioration de l’équité, de l’accessibilité et de la réactivité des programmes de financement fédéral, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’équité, de l’accessibilité et de la réactivité des programmes de financement fédéral pour mieux profiter aux candidats autochtones.

Sommet du Réseau Canada-Afrique du Sud des conseils et universités

En avril 2023, le sommet du Réseau Canada-Afrique du Sud des conseils et universités (South Africa – Canada Councils and Universities Network, SACCUN) s’est tenu à Ottawa (Ontario) et à Toronto (Ontario). Il a été organisé conjointement par la National Research Foundation (NRF, Fondation nationale de recherche) d’Afrique du Sud et le secrétariat du CCRC. L’objectif principal du sommet était d’accroître la collaboration entre les deux pays en matière de recherche et d’enseignement supérieur, par le biais de réunions et d’activités multilatérales avec des organismes de financement, des universités et des ministères et organismes axés sur les STIM. L’Agricultural Research Council (ARC, Conseil de recherche en matière d’agriculture) d’Afrique du Sud et la NRF ont entretenu une conversation stimulante et constructive avec les membres du secrétariat de STIM-A, qui a favorisé des échanges de haut niveau visant à établir et à renforcer des liens et des relations internationales, ainsi qu’à améliorer les capacités de réseautage avec plus de 60 autres organisations participantes.

Film « Signal Fire »

Parrainé par le Programme de recherche à petite échelle de Ressources naturelles Canada, le documentaire intitulé « Signal Fire » traduit l’article Vers la réconciliation : 10 appels à l’action à l’intention des spécialistes des sciences naturelles travaillant au Canada sous forme visuelle. Le documentaire « Signal Fire », ainsi que les ressources qui se trouvent sur le site Web, encouragent les chercheurs, institutions, bailleurs de fonds et publications de revues à unir leurs forces pour élever nos normes de conduite, de communication et de récolte des bénéfices découlant de la recherche scientifique. Des membres de Parcs Canada, de RNCan , du CRSNG, du Bureau de la Conseillère scientifique (BCSP) et du secrétariat de STIM-A, accompagnés de collaborateurs externes, ont participé à la création, à la distribution et à la promotion du film.

Pour plus d'informations sur le film « Signal Fire », cliquez ici.

Pour lire l'article « 10 appels à l'action pour les scientifiques naturels travaillant au Canada en vue d'une réconciliation », cliquez ici.

Les dix appels à l’action :

  • Appel 1 : Demande aux spécialistes des sciences naturelles de comprendre le paysage sociopolitique autour de leurs sites de recherche.
  • Appel 2 : Demande aux spécialistes des sciences naturelles de reconnaître que la production de connaissances sur la terre est un objectif commun avec les peuples autochtones et de chercher à établir des relations et une potentielle collaboration fructueuses en vue de l’obtention de meilleurs résultats pour toutes les parties concernées.
  • Appel 3 : Demande aux spécialistes des sciences naturelles de permettre la transmission et la coproduction des connaissances.
  • Appel 4 : Demande aux scientifiques qui étudient les animaux de demander conseil aux aînés sur les façons respectueuses de manipuler les animaux.
  • Appel 5 : Demande aux spécialistes des sciences naturelles d’offrir aux membres des communautés autochtones, en particulier aux jeunes, des occasions significatives de faire l’expérience de la science et d’y participer.
  • Appel 6 : Pour décoloniser le paysage, demande aux spécialistes des sciences naturelles d’intégrer les noms de lieux autochtones comme cela est autorisé.
  • Appel 7 : Demande aux scientifiques et à leurs étudiants de suivre un cours sur l’histoire et les droits des Autochtones.
  • Appel 8 : Demande aux organismes de financement de modifier leurs approches en matière de financement.
  • Appel 9 : Demande aux éditeurs de toutes les revues scientifiques de reconnaître que la publication de recherches sur le savoir autochtone et les ressources culturelles nécessite un examen et une autorisation des communautés autochtones respectives.
  • Appel 10 : Demande à tous les spécialistes des sciences naturelles et les établissements de recherche postsecondaire à établir une nouvelle vision de la conduite des sciences naturelles : intégrer fondamentalement la réconciliation dans tous les aspects de la démarche scientifique, de la formulation à la réalisation.

Discussions de groupe spécial à l’occasion de la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes

En 2022, Santé Canada et le groupe STIM-A ont organisé conjointement une discussion de groupe spécial fructueuse, intitulée Tisser la science autochtone (SA) et la recherche fédérale : obstacles et points positifs, à l’occasion de la Conférence annuelle sur les politiques scientifiques canadiennes (CPSC). Le groupe spécial a mis en lumière des pratiques et des idées novatrices pour le traitement équitable et éthique de la science autochtone (SA) dans la recherche fédérale et a été animé conjointement par la Dre Emily McAuley (directrice de STIM-A) et la Dre Cara Tannenbaum (conseillère scientifique ministérielle, Santé Canada). À l’occasion de la discussion de groupe spécial, le Professeur Kyle Bobiwash (BCSP), le Dr Steven Alexander (MPO), monsieur Gary Mallach (Santé Canada) et la Dre Amy Cardinal-Christianson (RNCan) ont pris la parole.

En s’appuyant sur quelques études de cas issues de contextes divers et entrecroisés, les membres du groupe spécial ont souligné certains éléments clés à prendre en compte en tant qu’agents du rapprochement pour permettre une compréhension et une valorisation plus exhaustives de la SA dans la science fédérale. En outre, les membres du groupe spécial ont réfléchi à la manière dont le rapprochement des systèmes de connaissances soutient et renforce les intérêts mutuels des communautés autochtones et de la science fédérale, et à la manière dont les expériences de réconciliation issues de perspectives multiples élèvent la pratique équitable et inclusive des sciences autochtones dans la recherche fédérale. Ce groupe spécial avait pour but d’aider les participants à se sentir plus à même de passer à la prochaine étape vers l’établissement de la vérité et la réconciliation.

Le groupe spécial 2023, intitulé « Éthique de la recherche autochtone : Notre compréhension et nos obligations en tant que spécialistes en matière de science et de politique » (Indigenous Research Ethics: Our Understandings and Obligations as Science and Policy Practitioners), a poursuivi le discours en se concentrant sur l’éthique de la recherche autochtone. La discussion a été co-animée par les Docteures Emily McAuley et Cara Tannenbaum, et parmi les intervenants, on retrouve M. Justin Milton, le professeur Kyle Bobiwash et le professeur Zoe Todd.

En 2023, en plus d’accueillir ces groupes spéciaux, Santé Canada a tenu un kiosque électronique à l’occasion de la CPSC, présentant des pratiques scientifiques inclusives au sein du ministère et englobant les activités de partenariats interministériels dans le cadre de STIM-A. En plus de contribuer à l'engagement de la CSPC en 2023, Santé Canada a dirigé la publication de l'éditorial de la CSPC rédigé par les présentateurs du panel I-STEM, intitulé La réconciliation par la science : Comment l'espace éthique conduit la science à l'action pour tous.

  • Cliquez ici pour visionner l'enregistrement du panel 2022 et le résumé des principales conclusions.
  • Cliquez ici pour consulter le programme complet de la CSPC 2023.

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Le groupe STIM-A : Succès collaboratifs internes

La présente section du rapport se penche sur certaines des réalisations associées à nos initiatives collectives, en soulignant les synergies qui sont apparues et en mettant l’accent sur l’incidence des efforts collectifs dans le domaine des STIM fédérales.

Ces projets témoignent de notre engagement inébranlable en faveur du leadership autochtone, de l’apprentissage institutionnel à l’échelle fédérale et du rapprochement des systèmes de connaissances. Tandis que nous continuons de mettre nos efforts et notre expertise à profit de ces projets, nous sommes convaincus qu’ils permettront d’obtenir des résultats transformateurs et de renforcer l’interconnexion de nos thèmes et objectifs.

Les sept piliers des facteurs de réussite des programmes fédéraux autochtones dans le domaine de la science et de la surveillance environnementales

Le groupe STIM-A s’est appuyé sur les enseignements tirés de douze ministères, en retenant les meilleurs conseils des audits individuels des programmes autochtones. Les sept piliers représentés ci-dessous sont des facteurs de réussite communs du point de vue des gouvernements, des organisations et des communautés autochtones sur ces programmes. Ces piliers peuvent être largement appliqués dans le cadre des programmes de recherche et développement en sciences physiques, sociales, naturelles et appliquées, et même au niveau d’un projet. Ce faisant, les programmes scientifiques de recherche et développement du gouvernement fédéral auront plus d’impact et seront plus pertinents et accessibles pour les communautés, les organisations et les industries autochtones.

Les sept piliers sont chacun accompagnés d’un pictogramme et d’une description du pilier. Castor : Renforcement des capacités - Créer des opportunités de transfert de connaissances et de compétences pour les participants au projet. Symbole horizontal de l’infini : Vision à long terme - Financement à long terme et processus de financement plus flexibles pour permettre une meilleure planification stratégique et des partenariats à long terme. Empreinte de l’ours : Co-développement - Coopérer sur les résultats, les indicateurs et les métriques du projet. Bison : Respect - Maintenir un dialogue ouvert et respectueux de multiples points de vue. Couteau Ulu : Autodétermination et gouvernance - Soutenir la gouvernance de la recherche dirigée par les peuples autochtones et la souveraineté. Lunettes de neige : Lentille autochtone - Construire un soutien pour les Premières Nations, les Inuits, la Nation métisse et les perspectives autochtones urbaines. Arbres : Partenariat - Promouvoir la construction de relations respectueuses avec des partenaires autochtones distincts et divers.

Figure 4: Les sept piliers sont chacun accompagnés d’un pictogramme et d’une description du pilier. Castor : Renforcement des capacités - Créer des opportunités de transfert de connaissances et de compétences pour les participants au projet. Symbole horizontal de l’infini : Vision à long terme - Financement à long terme et processus de financement plus flexibles pour permettre une meilleure planification stratégique et des partenariats à long terme. Empreinte de l’ours : Co-développement - Coopérer sur les résultats, les indicateurs et les métriques du projet. Bison : Respect - Maintenir un dialogue ouvert et respectueux de multiples points de vue. Couteau Ulu : Autodétermination et gouvernance - Soutenir la gouvernance de la recherche dirigée par les peuples autochtones et la souveraineté. Lunettes de neige : Lentille autochtone - Construire un soutien pour les Premières Nations, les Inuits, la Nation métisse et les perspectives autochtones urbaines. Arbres : Partenariat - Promouvoir la construction de relations respectueuses avec des partenaires autochtones distincts et divers.

  • Figure 4 - Version textuelle

    Les sept piliers sont chacun accompagnés d’un pictogramme et d’une description du pilier. Castor : Renforcement des capacités - Créer des opportunités de transfert de connaissances et de compétences pour les participants au projet. Symbole horizontal de l’infini : Vision à long terme - Financement à long terme et processus de financement plus flexibles pour permettre une meilleure planification stratégique et des partenariats à long terme. Empreinte de l’ours : Co-développement - Coopérer sur les résultats, les indicateurs et les métriques du projet. Bison : Respect - Maintenir un dialogue ouvert et respectueux de multiples points de vue. Couteau Ulu : Autodétermination et gouvernance - Soutenir la gouvernance de la recherche dirigée par les peuples autochtones et la souveraineté. Lunettes de neige : Lentille autochtone - Construire un soutien pour les Premières Nations, les Inuits, la Nation métisse et les perspectives autochtones urbaines. Arbres : Partenariat - Promouvoir la construction de relations respectueuses avec des partenaires autochtones distincts et divers.

Ateliers et formations scientifiques en matière de science autochtone à l’intention des professionnels fédéraux des STIM

Série d’ateliers STIM-A

Depuis 2019, en réponse à l’appel à l’action no 57 de « Vérité et Réconciliation », le groupe STIM-A a développé de façon concertée et organisé quatre ateliers personnalisés immersifs et interactifs composés de huit séances à l’intention du personnel fédéral des STIM, conçus pour promouvoir l’acquisition de compétences interculturelles approfondies par les scientifiques fédéraux autochtones et non autochtones et les professionnels de la science. Ces ateliers ont été conçus et animés par le personnel autochtone des STIM, ce qui a permis d’amplifier les voix autochtones et de faire avancer les discussions menées par les Autochtones dans le domaine des STIM. La collaboration entre les quinze ministères et organismes du Groupe permet de discuter et de procéder à l’examen d’un éventail de disciplines scientifiques et de possibilités de partenariat, prouvant ainsi que le groupe STIM-A est parfaitement bien placé pour mettre au point une formation visant à combler cette lacune d’une manière globale.

Des employés autochtones issus du Groupe ont animé chaque atelier et, à chaque itération, ils ont perfectionné les principes fondamentaux et le continuum du programme, tout en nouant de solides relations avec les intervenants autochtones invités, les Aînés, les gardiens du savoir et les invités, renforçant ainsi les connaissances et outils ainsi que les compétences des apprenants et de l’équipe chargée de l’élaboration de l’atelier. L’approche du Groupe visant à « apprendre par la pratique » a permis la mise en place d’une approche expérimentale sous forme de projets pilotes, d’évaluation des approches, d’apprentissage des facilitateurs autochtones professionnels et d’amplification de leur voix, et de documentation des enseignements tirés. Plusieurs ministères et organismes du groupe STIM-A ont par la suite lancé des séries de discussions et des initiatives d’apprentissage similaires à l’intention de leur personnel, qui appliquent un programme similaire ou des principes et méthodologies similaires à ceux développés lors des ateliers STIM-A.

Atelier intitulé « Mener des recherches en matière de STIM dans le respect : “Processus” et procédure éthique de recherche autochtone » (Conducting STEM Research Respectfully: Indigenous Research Ethics "Process" & Procedure)

À l’occasion de cet atelier de deux jours, les participants ont pris conscience de l’importance d’envisager l’éthique en matière de recherche comme un processus allant au-delà des simples mécanismes procéduraux, de l’histoire des relations de recherche passées et de la recherche en tant qu’espace éthique. Les participants ont été témoins du caractère brillant et innovant des communautés et de la force de la jeunesse autochtone de nos jours, de la valeur liée au fait de mener à bien des recherches sur les êtres vivants et non vivants correctement, des domaines dans lesquels les programmes gouvernementaux doivent être améliorés et de la manière dont ils doivent l’être, et, surtout, de la valeur liée à l’élaboration concertée dans le cadre de ces engagements. La discussion nous a rappelé une fois de plus le rôle inestimable du savoir expérientiel vécu pour fournir les outils nécessaires à l’établissement de relations et à la mobilisation significative des collaborateurs autochtones en termes de compréhension des pratiques scientifiques autochtones locales, de soutien apporté à ces pratiques et d’adhésion à celles-ci en plus des approches scientifiques occidentales.

Cet atelier a réuni des intervenants d’un bout à l’autre du pays, avec des interventions organisées par des membres du groupe STIM-A, notamment le MPO, Ingenium, Santé Canada, le CRSNG, le Conseil national de recherches Canada (CNRC), et l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) , et présentées par un groupe d’intervenants nationaux de haut niveau possédant des compétences et une expertise en matière de recherche communautaire, d’éthique de la recherche, de conception et d’examen de la recherche, ainsi que de collecte et d’interprétation du savoir communautaire par des partenairres qui viens d’ Institut de recherche du Nunavut, Ikaarvik, l’Institut Unama’ki de Ressources naturelles, Université McGill, et Université d’Ottawa. Cet atelier a eu des retours extrêmement positifs et de nombreux participants ont demandé à ce que ses itérations futures envisagent son élargissement, ce qui souligne le succès de la collaboration du Groupe dans la réalisation de cette initiative.

Politiques, cadres et lignes directrices du gouvernement fédéral : boîtes à outils et ressources communes

Les membres et collaborateurs du Groupe sont des universitaires autochtones et non autochtones et des experts en matière de STIM et de politique qui apportent une contribution passionnée à l’autodétermination autochtone dans le domaine des STIM. Le Groupe sert de forum aux ministères, organismes et autres, et leur permet de présenter des projets, des approches et des propositions et d’en discuter. Le Groupe a fourni un retour d’information, des orientations et des conseils pour plus de 60 nouvelles propositions et approches et nouveaux projets innovants. Outre le retour d’information, les chefs de projet ont également accès à une nouvelle expertise et à la possibilité d’élargir leurs partenariats, ce qui peut leur permettre d’accélérer la réussite des projets. Le Groupe a en outre lancé plus de 20 projets visant à répondre à des préoccupations et à combler des lacunes communes à plusieurs ministères et organismes (y compris des ateliers, une collaboration en matière de recrutement et d’acquisition de talents, l’élaboration de nouvelles politiques), ce qui a permis d’améliorer l’efficacité et de repousser les limites de la réconciliation dans le domaine des STIM.

Le Groupe a rassemblé des ressources sur les pratiques exemplaires établies ou émergentes afin de faire progresser les résultats autochtones dans le domaine des STIM. Cette « boîte à outils » évolutive en ligne est un moyen de partager de nouvelles approches innovantes en empêchant les ministères de réutiliser les approches existantes.

En rassemblant le contenu de cette boîte à outils et en faisant la promotion de cette boîte auprès des ministères et des organismes, nous entendons donner aux professionnels en STIM et aux responsables de l’élaboration de politiques les moyens de s’y retrouver avec clarté et confiance dans les complexités des facteurs éthiques liés à la recherche autochtone.

Recrutement, maintien en poste et promotion des talents

Le Groupe rencontre un certain succès en ce qui concerne l’élaboration d’approches intégrées de manière globale et axées sur les Autochtones pour le recrutement, le maintien en poste et la promotion des talents dans le domaine des STIM. Le Groupe travaille en étroite collaboration avec le programme « Navigateur autochtone », qui oriente les fonctionnaires autochtones et leur donne des conseils pertinents sur le plan culturel. Plutôt que de se livrer concurrence pour l’acquisition de talents autochtones ou de considérer l’étape de l’embauche comme une fin en soi, le Groupe a décidé d’adopter de nouvelles approches du recrutement lui permettant de trouver le candidat ou l’employé idéal répondant à ses intérêts et à l’environnement de travail souhaité. Le Groupe collabore avec des étudiants et des organisations d’étudiants autochtones (p. ex. l’AISES [American Indian Science and Engineering Society] ou encore la fondation Verna J. Kirkness Foundation) et a organisé une journée virtuelle des étudiants autochtones en STIM pour familiariser ces derniers avec ce à quoi ressemble une carrière en STIM au niveau fédéral.

Lorsque le CNRC et AAC ont cherché des talents pour des postes similaires au même moment, ils se sont associés pour créer une expérience de dotation en personnel axée sur le candidat et sur la collaboration plutôt que sur la concurrence. Ce modèle vise à conjuguer les efforts en vue de créer un bassin de talents autochtones qualifiés pour le CNRC, ainsi qu’un bassin de candidats à promouvoir de manière proactive auprès des gestionnaires de recrutement de STIM-A. Cet effort a permis le recrutement de trois personnes (deux au CNRC et une au sein d’AAC) et l’ajout de six nouveaux noms à une liste d’admissibilité au CNRC. Après avoir obtenu l’accord des candidats qualifiés, ceux-ci ont également été présentés aux gestionnaires d’embauche de STIM-A. Cette expérience de collaboration a démontré qu’il était possible pour les ministères de STIM-A de collaborer pour établir des bassins de talents autochtones. Au CNRC, les enseignements tirés de cette initiative sont en cours d’intégration dans la formation des gestionnaires d’embauche aux pratiques inclusives de recrutement. La Direction générale des sciences et de la technologie d’AAC a depuis lors entrepris un processus de dotation en personnel national, externe et axé sur les candidats pour le recrutement de candidats autochtones aux postes de techniciens EG-03 et EG-04 dans ses centres de recherche. À l’automne 2023, les gestionnaires d’embauche des ministères STIM-A ont été invités à participer à des entretiens de troisième tour auxquels ont participé environ 120 candidats autochtones.

Rapprochement des connaissances dans le cadre des politiques scientifiques fédérales

La collaboration dans le cadre de STIM-A a permis la présentation de nombreuses initiatives ministérielles aux fins de rétroaction par des experts du Groupe. De nombreux ministères et organismes membres ont créé et partagé diverses nouvelles politiques et cadres, souvent élaborés conjointement, alignés sur la vision et la mission de STIM-A et ont contribué à l’élaboration de politiques similaires dans d’autres ministères. Par exemple, Parcs Canada, en collaboration avec Indigenous Affairs and Cultural Heritage , a dirigé l’élaboration de plusieurs outils de politique associés au savoir autochtone pour Parcs Canada. En outre, le cadre de rapprochement ministériel du MPO a permis de prendre en compte des cadres similaires au sein d’AAC et dans d’autres ministères.

Parmi les politiques et cadres élaborés, mentionnons :

  • Loi sur le savoir autochtone confidentiel et l’accès à l’information (Parcs Canada);
  • Les sept piliers de réussite des programmes (ECCC, CNRC et STIM-A);
  • Éthique de la recherche impliquant les peuples et les territoires autochtones (en cours) (RNCan);
  • Le plan d’action de lutte contre le racisme dans les sciences (Santé Canada).

Le Groupe continue à contribuer à l’apport d’un regard autochtone sur la science. Le Groupe a coordonné l’examen des lettres d’intention du Fonds stratégique des sciences impliquant la recherche autochtone, a examiné les plans d’action ministériels pour la science ouverte afin de repérer les éléments communs et les lacunes, et a défini des objectifs et des priorités à inclure dans les politiques modèles fédérales en matière d’intégrité scientifique.

Le Groupe constituera bientôt un nouveau réseau de scientifiques autochtones qui contribuera à faire progresser l’autodétermination. Les contributions continues et la production d’un contenu pertinent dirigé par des Autochtones en matière de STIM continueront à faire progresser la reconnaissance des systèmes de connaissances autochtones dans les pratiques fédérales.

Partage interministériel de connaissances

Être membre de STIM-A présente de nombreux avantages, favorisant un environnement de collaboration favorisant l’intensification de la participation autochtone à la science, la politique et la recherche fédérales. L’échange de pratiques exemplaires permet aux membres de ce groupe d’acquérir de précieuses connaissances, les exemples de réussite et les enseignements tirés servant de balises pour l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de collaboration avec les Autochtones. Être membre du groupe STIM-A enrichit non seulement le ministère, mais contribue également à l’avancement collectif de l’implication des Autochtones et de l’intégration des connaissances autochtones dans le paysage scientifique fédéral.

Un autre avantage clé est la priorité accordée à la sécurité culturelle, dans le cadre de laquelle les membres développent activement leurs compétences culturelles au sein de leurs ministères ainsi que de l’ensemble de la fonction publique fédérale. Les mesures visant à accroître la sensibilisation, la sensibilité et l’humilité culturelles améliorent l’environnement de travail dans son ensemble. En outre, le groupe STIM-A facilite la coordination et l’échange interministériels, créant ainsi une plateforme d’apprentissage pour les autres ministères membres. Les présentations et les tables rondes régulières donnent lieu à des conversations de suivi et à des réunions bilatérales, favorisant ainsi un échange continu d’idées. Les réunions hebdomadaires du groupe STIM-A se sont avérées déterminantes dans le soutien à la collaboration interministérielle. Elles ont permis d’apporter une précieuse rétroaction concernant les initiatives ministérielles et les documents d’orientation, notamment le projet de politique en matière d’éthique de la recherche avec les peuples autochtones et les territoires ainsi que le programme de tressage des systèmes de connaissances de RNCan.

Unités scientifiques autochtones

Les ministères et organismes membres du groupe STIM-A ont été une source d’inspiration les uns pour les autres tandis qu’ils transformaient leurs organisations en y ajoutant des unités scientifiques autochtones. Ces unités, animées par une volonté de promouvoir la mobilisation des Autochtones dans les activités scientifiques, représentent des résultats tangibles des efforts de collaboration du groupe STIM-A et de son engagement en faveur de la représentation et des points de vue autochtones dans le domaine de la science et de la recherche.

Le bureau VREDIA à Ingenium

La création du bureau Vérité, réconciliation, équité, diversité, inclusion et accessibilité (VREDIA) à Ingenium peut être directement attribuée à l’influence du groupe STIM-A. Bien que des plans aient été lancés depuis 2020 en vue de la création de ce bureau, l’étape charnière a eu lieu avec la nomination d’un directeur en octobre 2022. Ce recrutement est le résultat direct des ateliers du groupe STIM-A, qui ont non seulement ouvert le dialogue, mais également débouché sur une allocution à Ingenium. L’impact positif de ces interactions a finalement abouti à l’offre de recrutement du directeur du bureau VREDIA, ce qui a permis de souligner les résultats pratiques et transformateurs obtenus grâce aux initiatives de collaboration encouragées par le groupe STIM-A.

Le Bureau de liaison scientifique avec les Autochtones d’AAC

En réponse aux obstacles systémiques de longue date qui perpétuent l’insécurité alimentaire dans de nombreuses communautés autochtones, AACa créé le Bureau de liaison scientifique avec les Autochtones (BLSA). Ce bureau a pour but l’élaboration conjointe de projets scientifiques permettant de relever directement les défis uniques auxquels sont confrontées les communautés autochtones. Reconnaissant la nécessité de trouver des solutions collaboratives, le BLSA s’efforce de combler le fossé entre le savoir autochtone et les pratiques scientifiques occidentales. En favorisant l’établissement de partenariats et en ouvrant la voie à un dialogue constructif, le BLSA cherche à créer des projets efficaces et durables. Créé en 2020, le BLSA :

  • apporte son soutien au personnel de la Direction générale des sciences et de la technologie d’AACdans l’établissement de relations, le lancement et l’élaboration conjointe de projets de recherche avec des partenaires autochtones;
  • apporte son soutien à l’élaboration d’initiatives scientifiques autochtones en matière d’agriculture;
  • apporte un regard autochtone et scientifique sur les politiques, les programmes et les initiatives d’AAC

Nòkwewashk au sein de RNCan

Le 29 mars 2022, sous la direction de la sous-ministre adjointe Angie Bruce, une fière Métisse de la rivière Rouge, RNCan a renommé son secteur des affaires autochtones, de la réconciliation et de la gestion des grands projets Nòkwewashk [No-kwé-washk], un des multiples noms algonquins donné au foin d’odeur. Cette nouvelle appellation a été célébrée lors d’une cérémonie qui a suivi plusieurs mois de discussions avec le personnel et les Aînés résidents du Cercle des nations du ministère, un lieu de rassemblement permettant aux employés de découvrir la culture, les traditions et la réalité actuelle des Autochtones. Le nom Nòkwewashk reflète l’ouverture des employés de RNCan à l’idée d’entamer des relations et de favoriser l’établissement de celles-ci dans toutes les facettes de la vision sectorielle de rapprochement des priorités économiques autochtones et des engagements du gouvernement par le biais de : la coordination réglementaire, la mobilisation autochtone et l’établissement de partenariats avec les Autochtones, l’expertise en matière de mise en œuvre de programmes, la politique économique autochtone et l’avancement de la réconciliation. Ce secteur est désormais dirigé par la SMA Kimberly Lavoie, membre de la Première Nation Qalipu.

Au sein de Nòkwewashk, le Bureau de la science, du savoir et de l’innovation autochtones (Office of Indigenous Science, Knowledge, and Innovation) a été créé. L’objectif de ce bureau est de permettre aux employés de RNCan dans le domaine des sciences et de la technologie d’établir des relations réciproques avec les partenaires autochtones et de faciliter la réalisation de résultats positifs pour les communautés autochtones grâce à la science, à la recherche, à la création de savoir et aux échanges. Les secteurs scientifiques de RNCan ont recours à un certain nombre de moyens pour développer activement leurs réseaux avec les communautés autochtones, notamment la promotion des femmes autochtones dans les disciplines des STIM grâce au programme de Jumelage au féminin des sciences autochtones et occidentales (JFSAO).

Équipe chargée de la stratégie relative aux Autochtones et de la mobilisation des Autochtones au sein du CNRC

À partir de 2020, STIM-A a prodigué des conseils et un encadrement aux employés non autochtones du CNRC qui participaient à la création d’une unité de coordination et de conseil en matière de mobilisation autochtone, qui allait devenir l’équipe chargée de la stratégie relative aux Autochtones et de la mobilisation des Autochtones. En 2021, le CNRC a tiré parti des possibilités d’apprentissage offertes dans le cadre de STIM-A pour élaborer un cadre stratégique et, en 2022, la fonction proposée a obtenu un financement permanent.

En 2023, en collaboration avec STIM-A, le CNRC a embauché son premier conseiller en matière de mobilisation autochtone. Ce nouveau conseiller joue depuis lors un rôle essentiel dans le renforcement du cadre stratégique en allant à la rencontre des employés et en évaluant leurs priorités et leurs besoins pratiques en matière d’intégration des Autochtones. Cela a eu pour résultat l’élaboration d’un plan stratégique organisationnel favorisant la participation des Autochtones à l’innovation.

La Division de la science autochtone d’ECCC

La Division de la science autochtone (DSA) d’ECCC est une division dirigée par des Autochtones. Elle a été créée en janvier 2022 pour faire progresser la réconciliation dans les activités d’ECCC liées à la science et à la technologie. L’universitaire Anishinaabe, Myrle Ballard, Ph. D., de l’Université du Manitoba, a guidé et dirigé la création de la division.

Le mandat de cette équipe est de rapprocher, de tresser et de tisser la science autochtone avec les approches scientifiques occidentales afin d’éclairer et d’améliorer le processus décisionnel. Ces efforts sont guidés par l’importance des indicateurs et des perspectives de la science autochtone tels que le rapatriement, la réconciliation, le renouvellement, le respect, la réciprocité, la responsabilité et les relations.

L’objectif précis de la Division est le développement et l’adoption d’un regard autochtone sur les activités d’ECCC concernant la science, les politiques et les programmes.

Le Bureau de la science autochtone de l’ACIA

L’ACIA a rejoint le groupe STIM-A en février 2023 et a créé peu de temps après le Bureau de la science autochtone (BSA) au sein de l’Agence. Le BSA travaille en collaboration avec des partenaires internes comme externes pour renforcer et accroître l’intégration et la reconnaissance des perspectives, valeurs et pratiques scientifiques autochtones à l’ACIA. Le BSA est guidé par les engagements et les obligations du gouvernement du Canada à faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones au Canada.

La mission du BSA est de permettre au personnel de l’ACIA d’obtenir des conseils et une formation en matière de politique scientifique inclusive autochtone et d’établir une collaboration scientifique respectueuse de la culture ainsi que de relations avec la communauté scientifique autochtone. En orientant la participation interministérielle et interdisciplinaire du BSA au développement scientifique de façon concertée, le BSA renforcera le savoir autochtone en matière de science pour transformer et habiliter les politiques et programmes scientifiques incluant les Autochtones à l’ACIA. En tant que membre du groupe STIM-A, le BSA bénéficie du soutien d’un réseau diversifié de professionnels autochtones en matière de STIM pour atteindre ces objectifs.

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Cultiver intentionnellement une croissance fondée sur la force

Les leçons apprises de l'initiative STIM-A jusqu'à présent ont permis de cerner des domaines clés qui devront être abordés afin de soutenir la croissance et la progression continues du leadership et de la participation des Autochtones aux STIM. Il s'agit notamment d'assurer le bien-être des fonctionnaires autochtones dans de multiples dimensions, d'optimiser l'engagement et la participation des ministères, de renforcer stratégiquement les capacités du Groupe et d'accroître le mentorat des fonctionnaires et des cadres autochtones. Voici les points forts de l’expérience jusqu'à présent, les besoins cernés et les mesures positives déployées par le Groupe pour l'avenir.

Renforcement des capacités : Relever les défis grâce à la prévoyance

Lors de la création du groupe STIM-A, des difficultés ont été constatées très tôt en ce qui concerne les niveaux de dotation au sein du Groupe, et ces difficultés ont persisté tout au long de l'initiative. La plus grande difficulté a été d'obtenir des représentants constants et à temps plein auprès des ministères membres. En janvier 2022, le Groupe a décidé d'embaucher directement du personnel, ce qui a permis de disposer d'une main-d'œuvre plus stable et plus engagée et de contribuer de manière significative à la réussite des initiatives, même si cela a réduit l'influence des différents ministères sur l'orientation du Groupe. À l’avenir, le Groupe recommande de continuer à mettre l'accent sur le maintien d'un secrétariat fort et engagé et sur l'amélioration des soutiens à la gouvernance pour garantir une capacité durable, en positionnant les STIM-A à titre d’initiative de premier plan dans le domaine des STIM.

Participation disparate des membres : Accepter la force des différences

L'augmentation rapide et inattendue du nombre de ministères membres du Groupe a mis en relief les différents niveaux de participation parmi ces derniers. Contrairement à nos attentes, les grandes organisations n'ont pas toujours été les plus participatives - nous avons plutôt constaté que le niveau de participation était davantage lié à l'expérience et à l'enthousiasme du représentant ministériel.

Par conséquent, nous recommandons que la sélection des représentants du groupe STIM-A fasse toujours l'objet d'une réflexion approfondie. Les représentants à tous les niveaux devraient être choisis en fonction de leur expérience et de leur intérêt pour la promotion de la réconciliation et des STIM-A. L'établissement de réseaux internes au sein des organisations, comme le démontre le nombre croissant de ministères et d’organismes membres, est un modèle de mobilisation efficace permettant de socialiser et de mettre en œuvre les initiatives et les pratiques exemplaires des STIM-A. Cette approche garantit à la fois une équipe centralisée dédiée et un placement stratégique au sein des organisations, maximisant ainsi les avantages pour les ministères de l'adhésion au groupe STIM-A.

Création d’un réseau durable : Favoriser l'excellence des autochtones dans le domaine des STIM

La dépendance à l’égard de quelques employés en STIM-A expérimentés représente un risque considérable pour le Groupe et crée un goulot d’étranglement en matière de capacité. Les responsables néo-zélandais participant à la mise en œuvre de la politique et des programmes de recherche menés par les Māori ont, dès la création du groupe STIM-A, lancé la mise en garde suivante : une charge de travail excessive est souvent imposée aux professionnels scientifiques autochtones formés en Occident, car ils sont relativement peu nombreux. Parmi les suggestions nécessaires pour relever ce défi, le groupe STIM-A recommande que les ministères appuient la création d'un réseau de chercheurs autochtones, intégrés et hébergés au sein des ministères membres du Groupe afin de diversifier les talents et de répartir la charge de travail. Compte tenu de ce conseil, Kyle Bobiwash est une étude de cas exemplaire de la réussite de ce modèle, que le groupe STIM-A prévoit d'élargir à d’autres ministères et à d'autres chercheurs autochtones.

Étude de cas

Kyle Bobiwash, Bureau de la conseillère scientifique en chef du Canada

Kyle Bobiwash est représentant STIM-A au BCSC depuis 2020. Kyle est un universitaire autochtone de la faculté d’agriculture et de sciences alimentaires de l’Université du Manitoba, mais il participe à un échange partiel avec le gouvernement du Canada. Cet échange comprend un accord tripartite entre l’Université du Manitoba, le BCSC et AAC. L’Université continue de verser son salaire à Kyle et de lui permettre de réaliser ses activités de recherche, tandis que le BCSC l’accueille dans le cadre d’un échange, l’exposant ainsi au travail de haut niveau mené par le Bureau et lui permettant de contribuer massivement à d’importantes initiatives fédérales en matière de STIM et d’avoir une influence sur ces dernières. Entre-temps, AAC met un étudiant de cycle supérieur à la disposition de Kyle pour l’aider à s’acquitter de certaines de ses tâches de laboratoire pendant son échange partiel, ainsi qu’un autre étudiant de cycle supérieur pour l’aider à avancer dans son travail lié aux STIM-A. Kyle a également accès à d'autres services centralisés de soutien aux étudiants et au soutien à la planification des voyages, par l'intermédiaire du Groupe.

Mentorat et soutien : Valoriser les fonctionnaires autochtones en STIM

Les fonctionnaires autochtones se soucient profondément de la réconciliation. Elle affecte non seulement leur vie et leurs aspirations professionnelles, mais aussi leur identité personnelle et communautaire, ainsi que leur sens de la responsabilité personnelle et collective. C’est pourquoi, si les employés autochtones peuvent être très motivés à participer aux initiatives de réconciliation, ils sont également plus susceptibles de se sentir frustrés, touchés émotionnellement ou même blessés par inadvertance au cours de leur travail, et il arrive même qu’ils se surmènent jusqu’à l’épuisement professionnel. Cette situation est exacerbée par le manque de confiance profond et systémique qui règne entre les peuples autochtones et le gouvernement.

Les Autochtones ont également des responsabilités communautaires et familiales à assumer tout au long de l’année, qu’ils vivent ou non dans leur communauté. Ces responsabilités leur confèrent cette expérience autochtone vécue si précieuse et si recherchée dans le cadre des initiatives fédérales. Le groupe STIM-A peut contribuer à veiller à ce que les employés autochtones qui évoluent dans cet espace complexe reçoivent des conseils et un soutien fondés sur leur expérience personnelle et professionnelle.

Grâce à ses réunions hebdomadaires, ses ateliers d’apprentissage, ses groupes de travail et ses réseaux étendus, le groupe STIM-A a déjà créé un espace de rassemblement pour les employés autochtones (et leurs alliés) travaillant dans cet environnement difficile et chargé en émotions. Cet espace a été extrêmement bien reçu, et il est ressorti des commentaires qu’il n’y a actuellement aucun autre espace similaire dans le secteur fédéral des STIM, où les valeurs, les voix et les perspectives autochtones en STIM sont non seulement respectées dès le départ, mais sont en réalité majoritaires, et où les Autochtones peuvent se réunir pour discuter des divers systèmes de STIM sans avoir à défendre leur propre authenticité, leur autorité ou leur présence. Pour poursuivre ce changement positif, la situation des talents autochtones en STIM doit être respectée. Les talents autochtones en STIM peuvent avoir besoin d'un soutien, d'un calendrier, d'un mentorat et d'approches professionnelles et de perfectionnement professionnel uniques pour éviter d'être culturellement marginalisés et d'être encore plus assimilés aux manières occidentales de voir, de savoir et d'être.

Résumé : Réflexions pour l'avenir

À l’instar de la graine qui se transforme en arbre florissant, le groupe STIM-A a connu un parcours transformateur. Depuis sa création en décembre 2019, le Groupe a évolué rapidement et de manière organique, enraciné dans un engagement commun à éclairer et à améliorer les politiques, les programmes et les activités du gouvernement fédéral dans les disciplines STIM. Composé désormais de quinze ministères et organismes travaillant en collaboration, hébergé par AAC et coprésidé aux côtés du MPO, STIM-A est passé des valeurs et de la vision partagées des employés fédéraux autochtones à un partenaire de confiance en STIM au sein et à l’extérieur du gouvernement du Canada.

Le groupe STIM-A s'est lancé dans une quête axée sur l'exploitation des forces pour stimuler la croissance, en tirant des leçons depuis sa création jusqu'à aujourd'hui, et continue d'apprendre par la pratique à mesure qu’il envisage l’avenir des STIM-A. Pour continuer de bâtir un environnement favorable à l'excellence autochtone en STIM, des leçons ont été apprises et des recommandations ont été formulées dans certains domaines clés, notamment la nécessité d’accorder la priorité au bien-être des fonctionnaires autochtones, d'optimiser la participation ministérielle et d'élargir les possibilités de mentorat. Il s'agit de favoriser la mobilisation inclusive des membres, d'établir des réseaux durables et d'offrir du mentorat et du soutien aux fonctionnaires autochtones. En adoptant les perspectives et les valeurs autochtones, le groupe STIM-A offre un modèle distinct où les voix autochtones sont non seulement reconnues mais célébrées, contribuant ainsi à un environnement en STIM plus inclusif et plus équitable pour tous.

Ce rapport présente l’approche du groupe I-STEM et ses avantages, et met en lumière les succès du groupe depuis 2020. Les réalisations du groupe renforcent l’importance des approches coopératives, collaboratives et codéveloppées du groupe. Il donne également un aperçu de l’efficacité du groupe et de la valeur et des avantages qu’il apporte aux ministères et organismes gouvernementaux dans la promotion de la réconciliation, qui ne cesse de croître à mesure que le groupe continue d’apprendre et de relever les défis. Au fur et à mesure de son évolution, le groupe s’efforce d’améliorer ses capacités et d’étendre son impact, ce qui signifie un engagement envers l’amélioration et l’innovation continues, en s’appuyant sur les leçons apprises et les succès obtenus jusqu’à présent.

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