28 août 2023
En juin 2022, Santé Canada a atteint un important jalon pour ce qui est de sa contribution en vue de l’interdiction des essais d’armes nucléaires dans le monde en obtenant la certification de son laboratoire du Traite d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) pour l’analyse des gaz rares.
Son Bureau de la radioprotection effectue une surveillance des rayonnements dans l’environnement, ce qui inclut des contributions au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires. La certification du laboratoire signifie que l’équipe peut maintenant détecter l’activité nucléaire avec encore plus de précision.
Adrian Botti, Linda Genovesi et leur équipe appuient les activités de Santé Canada relatives au TICE. En cas d’explosion nucléaire ou d’incident radiologique, des particules radioactives et des gaz rares sont libérés dans l’atmosphère, puis détectés par des stations de surveillance du monde entier, y compris celles gérées par Santé Canada.
Qu’est-ce que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE)?
Le TICE vise l’interdiction de toutes les explosions nucléaires dans le monde et veille à ce qu’aucune explosion nucléaire ne passe inaperçue. Pour ce faire, il emploie un réseau (en anglais seulement) qui, une fois terminé, comprendra 321 stations de surveillance et 16 laboratoires partout dans le monde.
L’information recueillie au moyen des stations est ensuite envoyée à un centre international de données pour être analysée et confirmer s’il y a eu explosion nucléaire ou non. Pour assurer la qualité et l’exactitude des données rapportées au Système de surveillance international (SSI), les laboratoires et les stations doivent être certifiés pour confirmer qu’ils répondent aux critères mondiaux normalisés.

Le Système de surveillance international (SSI) a un réseau unique qui fait le tour du monde. Une fois terminé, ce réseau inclura 321 stations de surveillance et 16 laboratoires dans 89 pays du monde entier.
Monter la barre par rapport à l’interdiction des essais d’armes nucléaires
Dans les laboratoires de Santé Canada, des instruments servent à la détection des rayonnements dans l’environnement. Il s’agit d’un processus très technique, qui inclut l’analyse de particules et de gaz rares. La présence combinée de particules radioactives et de gaz rares peut fournir la preuve d’une récente explosion nucléaire. En fonction du lieu de l’explosion, il n’y a pas toujours présence de particules solides – c’est là où les gaz rares peuvent fournir de plus amples données probantes à l’appui d’une activité nucléaire.
« Nous fournissons une analyse indépendante des échantillons pour veiller à ce que les laboratoires et les stations conservent un certain degré d’exactitude », explique Adrian. Les analystes se servent de cette information pour vérifier s’il y a eu une explosion nucléaire ou un incident radiologique.
Si les analystes confirment qu’un incident s’est bel et bien produit, les données sont analysées plus en profondeur pour découvrir où il s’est produit, la quantité de particules ou de gaz rares libérés ainsi que le moment de leur libération. Ces données contribuent à déterminer si d’autres mesures doivent être prises pour protéger la santé, la sécurité et la sûreté de la population canadienne.
La certification du laboratoire d’analyses des gaz rares est une grande réalisation pour Santé Canada, car il ne s’agit que du cinquième laboratoire dans le monde à recevoir la certification pour l’analyse des gaz rares et qu’il sert un objectif unique à l’échelle internationale.
Adrian et son équipe continuent d’améliorer leurs méthodes, leurs processus et leurs capacités.
Pour en savoir plus