La science de la santé

  1. Introduction
  2. Y a-t-il un monstre sous le lit?
  3. L’autre gaz inodore et invisible qui pourrait vous tuer
  4. Nouveau vaccin prometteur contre le virus Ebola
  5. 10 raisons pour lesquelles des jouets se retrouvent sur la liste des « vilains » de Santé Canada
  6. Quand vous avez des allergies alimentaires, qui appelez vous? (Un indice : ce n’est pas SOS Fantômes!)
  7. Enquête sur les éclosions de maladies d'origine alimentaire
  8. Vulnérables, les femmes enceintes? Une étude donne des résultats étonnants
  9. Baissez le volume!
  10. Analyse du sperme de bovins… une tâche pour l’ACIA
  11. Les scientifiques de l’ACIA à la recherche du Code-barres du vivant
  12. La tique gagne du terrain
  13. La « biologie de garage », du sous-sol au laboratoire
  14. Un scientifique de l’ACIA piège des coléoptères envahissants évasifs avec un parfum d’insecte irrésistible
  15. Pourquoi certaines collectivités ajustent la concentration de fluorure dans l’eau potable
  16. Recherche sur le virus Zika : hors des sentiers battus
  17. Épidémiologistes de terrain : les enquêteurs des maladies de la santé publique
  18. La Bibliothèque scientifique fédérale, votre portail scientifique unique
  19. Les superhéros canadiens du nucléaire
  20. Lancez-vous dans une Odyssée des sciences
  21. L'air que nous respirons!
  22. Les célébrités ont compris le message : pourquoi le teint naturel a la cote cet été
  23. Enfants et cordons ne font pas bon ménage
  24. Occupez-vous du radon dans votre maison!
Une bonne santé repose sur des fondements scientifiques de qualité.

Les scientifiques étudient des « choses » qui au cours des prochaines années pourraient devenir des technologies utiles ou des traitements contre des maladies. Leur travail progresse parfois lentement, mais son importance est capitale pour notre qualité de vie et celle des générations futures.

Tout – des grands trous noirs de l’espace lointain à la recherche sur le cerveau et sa pertinence par rapport à la maladie d’Alzheimer – peut nous impressionner, nous inspirer et même changer la façon dont nous vivons.

La science est intrinsèquement pertinente pour la vie humaine.

Les Canadiens comptent sur les solides fondements scientifiques et de recherche des partenaires du portefeuille de la Santé (Santé Canada, l’Agence de la santé publique du Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés) du gouvernement du Canada pour protéger et améliorer leur santé. À titre d’exemple, Santé Canada emploie plus de 160 chercheurs scientifiques, qui travaillent dans 50 laboratoires répartis dans 15 sites à l’échelle du pays. Le reste du contingent scientifique du portefeuille de la Santé est formé de plus de 200 scientifiques de l’Agence de la santé publique du Canada, de plus de 900 scientifiques à l’Agence canadienne des inspection des aliments, et de plus de 13 000 chercheurs soutenus par les Instituts de recherche en santé du Canada. D’un océan à l’autre, l’expertise du portefeuille de la Santé et ses activités de sciences appliquées, comme la salubrité des aliments, la santé des animaux et la protection des végetaux, le suivi des maladies et les tests de conformité des produits de consommation, contribue aux décisions concernant les normes, les politiques, la réglementation et les programmes en matière de santé.

La recherche et les sciences appliquées sont aussi utilisées pour l’élaboration des politiques et des programmes du portefeuille de la Santé.

Le travail des scientifiques et des chercheurs du portefeuille de la Santé influence les décisions concernant les maladies, les substances dangereuses, les aliments, les médicaments, les produits de consommation, le tabac et bien plus. Il permet aussi au portefeuille de la Santé :

  • de prévoir les risques pour la santé publique découlant de maladies, de dangers environnementaux, d’aliments ou d’autres menaces, puis d’intervenir contre ces risques;
  • de vérifier que les médicaments, les aliments, les appareils médicaux et les autres produits thérapeutiques offerts aux Canadiens sont sûrs et efficaces;
  • de fournir de l’information aux Canadiens pour les aider à prendre des décisions éclairées à propos de leur santé.

Dans le présent blogue, vous pourrez vous informer au sujet des activités scientifiques et de recherche du portefeuille de la Santé, consulter les occasions de perfectionnement professionnel et vous renseigner à propos des partenariats du portefeuille de la Santé et de ses investissements en recherche. Vous aurez aussi accès à des rapports et des publications concernant les activités scientifiques et verrez les visages et les lieux qui contribuent à la science à l’échelle du portefeuille de la Santé.

- Susan Demaray

haut de la page


Y a-t-il un monstre sous le lit?

Christine Levesque, de Santé Canada, entrepose des échantillons de poussière domestique au laboratoire d’Ottawa.

Christine Levesque, de Santé Canada, entrepose des échantillons de poussière domestique au laboratoire d’Ottawa.

Dans la plupart des maisons, les recoins sous le lit sont peut-être l’un des endroits les plus sûrs pour la poussière domestique. Mais les scientifiques de Santé Canada ont quand même réussi à mettre la main dessus pour savoir qu’est-ce qui se cache dans la poussière?

Curieux de voir si la poussière contient des substances chimiques dangereuses qui pourraient s’accumuler au fil du temps, Santé Canada a lancé l’Enquête sur la poussière domestique au Canada, dirigée par Pat Rasmussen (Ph.D.), qui a prélevé des échantillons de poussière dans plus de 1 000 habitations de 13 villes à l’échelle du pays.

L’un des premiers contaminants examinés par les chercheurs a été le plomb. Il s’agit d’un métal très toxique présent à l’état naturel dans la croûte terrestre dont on se sert pour la fabrication de nombreux produits de consommation (comme des tuyaux, des automobiles, des produits électroniques et des piles). Le plomb a déjà été utilisé notamment dans les peintures et l’essence, mais le gouvernement du Canada en restreint maintenant l’utilisation dans de nombreux produits.

Tout le monde peut être exposé à de faibles concentrations de plomb présentes dans les aliments, l’eau potable, l’air, la poussière, la terre et certains produits de consommation, mais une exposition continue au plomb peut avoir des effets néfastes sur votre santé.

Les résultats de l’enquête nous donnent une meilleure idée des concentrations naturelles de plomb auxquelles les Canadiens sont couramment exposés dans leur résidence. Santé Canada n’a pas encore établi de niveaux de référence pour le plomb dans la poussière domestique; les mesures sont donc un important point de départ pour les futures activités de recherche liée à l’exposition au plomb dans les milieux intérieurs

Des taux de plomb ont pu être mesurés dans la poussière de toutes les habitations échantillonnées, mais pour la plupart des habitations (90 %), ces taux étaient normaux pour un environnement urbain typique. Les concentrations de plomb plus élevées étaient surtout associées aux habitations plus âgées, principalement en raison de l’utilisation de peinture au plomb à l’époque de leur construction.

Le meilleur moyen de réduire l’exposition au plomb dans votre maison est de se débarrasser de la poussière. Les taux de plomb les plus élevés ont été découverts dans les entrées, signe que le plomb provient de l’extérieur. Utilisez donc une vadrouilles ou un linge humide pour nettoyer l’entrée et passez-y régulièrement l’aspirateur pour éviter que le plomb et d’autres substances chimiques indésirables soient transportés plus à l’intérieur de votre habitation. Pour réduire au minimum la quantité de poussière dans votre résidence, il suffit d’épousseter, de passer l’aspirateur et de passer une vadrouille humide régulièrement dans le reste de la maison.

L’examen de la poussière est loin d’être terminé. Maintenant que les échantillons ont été soumis à des tests de détection du plomb, les chercheurs de Santé Canada sont à la recherche de traces d’autres métaux, dont le zinc, le cadmium et le nickel, et d’autres contaminants, comme les sulfites, les carbonates et les composés de carbone organique.

L’enquête a attiré l’attention des conservateurs du Centre Canadien d’Architecture de Montréal, qui ont décidé d’inclure une partie des travaux de Mme Rasmussen dans leur exposition de 2012 intitulée En imparfaite santé : La médicalisation de l’architecture. L’exposition se penchait sur la complexité, la corrélation et l’émergence des problèmes sanitaires contemporains au travers des réponses architecturales et urbaines proposées.

Si la présence de plomb à la maison vous préoccupe, renseignez-vous sur les moyens de réduire votre exposition au plomb.

- Susan Demaray

haut de la page


L’autre gaz inodore et invisible qui pourrait vous tuer

Il y a quelques semaines, nous avons parlé d’un monstre sous le lit.Vous connaissez probablement aussi les dangers du monoxyde de carbone (indice : vous ne pouvez ni sentir ni voir le monoxyde de carbone, mais il est mortel et vous devriez avoir un détecteur).

MAIS, connaissez-vous les risques du radon?

Une vidéo de Santé Canada qui traite de mesures simples pour réduire votre exposition au radon.

Youtube

Le radon est un gaz radioactifqui provient de la désintégration naturelle de l’uranium présent dans le sol et les pierres. Il est invisible, inodore et insipide (sans goût). Quand le radon présent dans le sol est libéré dans l’air extérieur, il se dilue et n’est pas préoccupant. Toutefois, dans un espace clos comme une habitation, des concentrations élevées de radon peuvent parfois s’accumuler et devenir un risque pour votre santé et la santé des membres de votre famille.

Des études révèlent qu’il s’agit de la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme. Santé Canada estime que 16 % des cas de cancer du poumon chez les Canadiens peuvent être attribuables au radon.

Le radon est présent dans tous les immeubleset les habitations, mais la question est enquelle concentration?La bonne nouvelle, c’est qu’une fois que le test a été fait dans une habitation, il est relativement facile de réduire les concentrations de radon.

Il existe de nombreuses façons de réduire les concentrations de radon chez vous, mais l’un des plus communs est l’installation d’un système de dépressurisation du sol actif, où un tuyau et un ventilateur d’extraction sont utilisés pour dissiper le gaz afin d’éviter qu’il s’accumule dans la maison.

Les scientifiques Mathieu Brossard, Renato Falcomer et Jeff Whyte de Santé Canada étaient curieux de savoir si le climat froid du Canada avait une incidence sur ces systèmes, qui consistent habituellementen un tuyau qui part de sous le sous-sol, traverse la maison et sort par le toit.

En 2009, des mesures du radon prises près de Maniwaki (Québec) dans la réserve de la Première Nation des Anishinabeg de Kitigan Zibi ont montré que les concentrations de radon dépassaient les seuils des Lignes directrices sur le radon du Canada dans près de la moitié des habitations.

Quand Santé Canada etAffaires autochtones et du Nord Canada ont travaillé avec la communauté de Kitigan Zibi, les chercheurs ont pu mettre à l’essai diverses positions pour le ventilateur et l’évacuation, notamment des systèmes au-dessus du toit et des systèmes de mur latéral. Puisque le système de mur latéral est plus abordable et plus facile à installer, les chercheurs voulaient voir s’il pouvait être aussi efficace que le système habituel pour réduire les concentrations de radon.Ils voulaient aussi voir quel système pourrait résister aux possibles accumulations de neige et de glace pendant nos longs et froids hivers canadiens.

Légende : Illustration de deux différents systèmes de dépressurisation pour la réduction des concentrations de radon. À gauche, un système de mur latéral; à droite, un système au-dessus du toit.

Légende : Illustration de deux différents systèmes de dépressurisation pour la réduction des concentrations de radon. À gauche, un système de mur latéral; à droite, un système au-dessus du toit.

Comme publié dans HealthPhysics en février 2015(en anglais seulement),les résultats de la communauté des Anishinabeg de KitiganZibiont montré que l’évacuation par mur latéral avec ventilateur à l’intérieur était aussi efficace pour réduire les concentrations de radon que l’évacuation au-dessus du toit et que ce système avait de plus l’avantage d’être moins vulnérable à l’accumulation de glace, d’être moins cher à installeret d’employer une configuration de tuyau moins envahissante que le système au-dessus du toit.

Santé Canada inclut maintenant cette information dans son guide d’atténuation. Il est aussi envisagé d’inclure l’information dans les normes nationales relatives au radon pour les constructions neuves et existantes,dont l’élaboration est en cours.

LÉGENDE : Les scientifiques de Santé Canada Renato Falcomer et Steven Reid installent des appareils de mesure du radon en continu près d’un orifice d’évent dans le contexte d’une étude sur le terrain à Ottawa (Ontario).

LÉGENDE : Les scientifiques de Santé Canada Renato Falcomer et Steven Reid installent des appareils de mesure du radon en continu près d’un orifice d’évent dans le contexte d’une étude sur le terrain à Ottawa (Ontario).

Santé Canada a poursuivi des recherches sur le radon en collaboration avec des scientifiques du Bureau de la radioprotection qui a récemment mené une étude sur le terrain afin de mesurer les concentrations de radon dans environ 50 maisons situées dans la région d’Ottawa‑Gatineau. Toutes les maisons ont été dotées d’un système de réduction du radon muni de ventilateurs assemblés à l’intérieur et d’un évent latéral.Ces maisons présentent maintenant des concentrations inférieures aux Lignes directrices. La réduction moyenne du radon de 90,7 % confirme l’efficacité du système de paroi latérale. Les résultats de cette étude seront affichés sous forme de résumé sur le site Web de Santé Canada au cours des prochains mois. 

Le coût des mesures correctives standard, généralement effectuées par un entrepreneur, s’élèveront entre 1 500 $ - 3 000 $.

Alors maintenant que s’amorce la période la plus froide de l’année, il est temps pour vous d’acheter un test et de découvrir si VOUS avez du radon chez vous!

Pour en savoir plus

Information sur le radon de Santé Canada

Occupe-toi du radon

Prévenez les infiltrations de monoxyde de carbone dans votre maison

haut de la page


Nouveau vaccin prometteur contre le virus Ebola

En mars 2014, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a signalé une éclosion de maladie à virus Ebola (en anglais seulement) en Afrique de l’Ouest. Il n’y avait aucune autre éclosion dans la région, et trois mois s’étaient écoulés entre le début de l’éclosion et sa détection, période pendant laquelle l’infection s’était déjà propagée à deux autres pays. Dès le début, l’ampleur de la situation a mis à l’épreuve la capacité du monde entier d’intervenir contre cette éclosion et de la maîtriser grâce à la coordination et la collaboration de nombreux intervenants internationaux.

Gary Kobinger (Ph. D.) et l’équipe des pathogènes spéciaux du Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) à Winnipeg étaient bien préparés à intervenir. Sous la direction du biologiste Allen Grolla, l’équipe a mis au point et perfectionné un système de laboratoire mobile qu’elle a utilisé dans plus d’une douzaine d’éclosions à l’échelle internationale depuis 2003. Ce système a été très utile lors de l’épidémie de maladie à virus Ebola, au cours de laquelle le LNM a envoyé 24 équipes de spécialistes dans jusqu’à trois sites simultanément et testé plus de 5 500 échantillons au total sur 15 mois.

D’autres préparatifs étaient aussi en cours bien avant le début de l’éclosion, notamment la mise au point du vaccin expérimental contre le virus Ebola, appelé VSV-EBOV, et d’un traitement appelé ZMappMD composé de trois anticorps différents, dont deux ont été découverts au LNM. Les résultats des essais des deux produits pendant l’éclosion ont été extrêmement prometteurs.

Le processus pour créer le vaccin consiste à insérer un gène unique tiré de la surface du virus Ebola dans un virus des animaux appelé virus de la stomatite vésiculaire (VSV). Lorsqu’administré, le virus entraîne le système immunitaire à réagir rapidement et à battre l’infection. Même s’il utilise une composante du virus Ebola, le vaccin ne contient pas de virus Ebola vivant.

Une chronologie du développement du vaccin canadien contre le virus Ebola

Une chronologie du développement du vaccin canadien contre le virus Ebola

Avant l’éclosion en Afrique de l’Ouest, les recherches des scientifiques du LNM et de collaborateurs des États-Unis avaient progressé jusqu’au point où des vaccins propres à l’usage humain étaient fabriqués en vue de mener des essais chez l’humain. En ayant déjà ce vaccin en main et en en faisant don à l’OMS et à d’autres pour des essais cliniques, l’ASPC a permis aux essais de commencer rapidement et d’avoir plus tard un effet prometteur contre l’éclosion.

Un certain nombre d’essais se poursuivent en Afrique, dont l’un utilise un modèle de vaccination en anneau (en anglais seulement), où l’équipe médicale crée un « anneau de protection immunitaire » autour d’un patient soupçonné d’être infecté par le virus Ebola en vaccinant tout son entourage (amis, voisins et famille) pour empêcher la transmission du virus. L’équipe de LNM continue de suivre les résultats de ce qui s’est avéré être un vaccin prometteur.

Prochaines étapes

En 2010, l’ASPC a octroyé la licence du vaccin à BioProtection Systems Corporation, filiale en propriété exclusive de NewLink Genetics Corporation. NewLink travaille maintenant avec Merck et les organismes de réglementation gouvernementaux pour autoriser l’utilisation systématique du vaccin lorsque la situation l’exige.

La mise au point du vaccin contre le virus Ebola est un exemple concret de la façon dont les scientifiques de l’ASPC aident à garder la population canadienne en santé et en sécurité dans un monde complexe et ouvert.

Pour en savoir plus au sujet du vaccin contre le virus Ebola, consultez le site Web de l’ASPC.

haut de la page


10 raisons pour lesquelles des jouets se retrouvent sur la liste des « vilains » de Santé Canada

À Santé Canada, nous donnons un coup de main au Père Noël en mettant des jouets à l’essai dans le Laboratoire de la sécurité des produits, à la fine pointe de la technologie. Tous les lutins affectés à la fabrication de jouets doivent observer la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation, qui interdit la fabrication, l’importation, la vente et l’annonce de produits susceptibles de compromettre notre santé ou notre sécurité.

Nous mettons donc les jouets à rude épreuve – tout ça, au nom de la science et de la sécurité. Et il arrive qu’un jouet ne passe pas la barre. 

Voici donc 10 raisons pour lesquelles des jouets pourraient se retrouver sur la liste des « vilains » de Santé Canada.  

1. Ils sont trop imflammables

Quelle journée difficile pour cette poupée! Ses cheveux ne doivent pas s’enflammer lorsqu’ils sont exposés à une flamme pendant une seconde. S’ils s’enflamment, le feu doit s’éteindre tout seul dans les deux secondes qui suivent le retrait de la poupée de la flamme.

Quelle journée difficile pour cette poupée! Ses cheveux ne doivent pas s’enflammer lorsqu’ils sont exposés à une flamme pendant une seconde. S’ils s’enflamment, le feu doit s’éteindre tout seul dans les deux secondes qui suivent le retrait de la poupée de la flamme.  

2. Ils sont recouverts de peinture contenant des substances chimiques dangereuses

La peinture de ce chien et de cet abaque a été grattée et analysée dans notre laboratoire de chimie. Les jouets dont le revêtement (p. ex. peinture) contient des quantités dangereuses de plomb, d’antimoine, d’arsenic, de cadmium, de sélénium, de baryum ou de mercure sont interdits. L’ingestion de ces produits chimiques présents dans la peinture peut provoquer une intoxication chez les enfants.

La peinture de ce chien et de cet abaque a été grattée et analysée dans notre laboratoire de chimie. Les jouets dont le revêtement (p. ex. peinture) contient des quantités dangereuses de plomb, d’antimoine, d’arsenic, de cadmium, de sélénium, de baryum ou de mercure sont interdits. L’ingestion de ces produits chimiques présents dans la peinture peut provoquer une intoxication chez les enfants.

3. Leurs yeux se détachent

Pour des séances de photo et des démonstrations, Santé Canada soumet ce solide gaillard à de dures épreuves depuis plus de 20 ans, et ses yeux sont encore intacts! Pour vérifier les yeux et le nez des poupées et des jouets en peluche, un poids de 9 kg (20 lb) y est suspendu pendant 5 minutes. Ouch!

Pour des séances de photo et des démonstrations, Santé Canada soumet ce solide gaillard à de dures épreuves depuis plus de 20 ans, et ses yeux sont encore intacts! Pour vérifier les yeux et le nez des poupées et des jouets en peluche, un poids de 9 kg (20 lb) y est suspendu pendant 5 minutes. Ouch!

4. Ils sont trop bruyants!

Être exposé à des bruits intenses pendant de longues périodes peut endommager votre ouïe – ce n’est un secret pour personne. À Santé Canada, nous savons à quel point les jouets bruyants peuvent être dangereux et nous les mettons à l’essai pour nous assurer qu’ils ne sont pas trop forts. Les jouets ne doivent pas émettre de bruit dont le niveau dépasse 100 dB, mesuré à la distance qu’il y aurait ordinairement entre le produit et l’oreille de l’enfant qui l’utilise. Par exemple, nous mesurons le bruit produit par ce téléphone-jouet à très courte distance, mais nous nous éloignerions pour mesurer celui d’une tondeuse-jouet.

Être exposé à des bruits intenses pendant de longues périodes peut endommager votre ouïe – ce n’est un secret pour personne. À Santé Canada, nous savons à quel point les jouets bruyants peuvent être dangereux et nous les mettons à l’essai pour nous assurer qu’ils ne sont pas trop forts. Les jouets ne doivent pas émettre de bruit dont le niveau dépasse 100 dB, mesuré à la distance qu’il y aurait ordinairement entre le produit et l’oreille de l’enfant qui l’utilise. Par exemple, nous mesurons le bruit produit par ce téléphone-jouet à très courte distance, mais nous nous éloignerions pour mesurer celui d’une tondeuse-jouet.

5. Ils comportent de petites pièces pouvant se détacher

Les enfants de moins de 3 ans portent presque tous les objets à leur bouche. C’est pourquoi nous procédons à des épreuves spéciales lorsque les jouets sont susceptibles d’être utilisés par des bébés ou des bambins. Si un composant d’un jouet destiné aux tout petits peut être entièrement contenu dans le cylindre pour petites pièces ci-dessus (comme l’œil en plastique qu’on voit sur la photo), nous ajouterons tout de suite le jouet à la liste des « vilains ». Les jouets destinés aux enfants plus vieux qui comportent de petites pièces portent souvent une mise en garde contre le danger d’étouffement ou une étiquette indiquant que le jouet n’est pas destiné aux enfants en bas âge.

Les enfants de moins de 3 ans portent presque tous les objets à leur bouche. C’est pourquoi nous procédons à des épreuves spéciales lorsque les jouets sont susceptibles d’être utilisés par des bébés ou des bambins. Si un composant d’un jouet destiné aux tout‑petits peut être entièrement contenu dans le cylindre pour petites pièces ci-dessus (comme l’œil en plastique qu’on voit sur la photo), nous ajouterons tout de suite le jouet à la liste des « vilains ». Les jouets destinés aux enfants plus vieux qui comportent de petites pièces portent souvent une mise en garde contre le danger d’étouffement ou une étiquette indiquant que le jouet n’est pas destiné aux enfants en bas âge.

6. Ils risquent d’obstruer les voies respiratoires

Les hochets doivent être fabriqués de manière à ce qu’aucune partie ne puisse passer au travers du trou au centre de ce gabarit d’essai. Tout hochet qui ne répond pas à cette exigence pourrait gêner la respiration d’un bébé et il se retrouvera très certainement sur la liste des « vilains ». Le hochet qu’on peut voir dans la photo y satisfait!

Les hochets doivent être fabriqués de manière à ce qu’aucune partie ne puisse passer au travers du trou au centre de ce gabarit d’essai. Tout hochet qui ne répond pas à cette exigence pourrait gêner la respiration d’un bébé et il se retrouvera très certainement sur la liste des « vilains ». Le hochet qu’on peut voir dans la photo y satisfait!


7. Ils se brisent lorsqu’on les échappe
Pour notre épreuve de chute, nous laissons tomber le jouet quatre fois sur un plancher de béton recouvert de carreaux. La hauteur de la chute est de 1,37 m (4,5 pi) si le jouet est destiné à être utilisé par un enfant de moins de 3 ans et de 0,91 m (3 pi) s’il sera vraisemblablement utilisé par un enfant de 3 ans ou plus.   Chaque fois, nous laissons tomber le jouet d’un angle différent et nous faisons notre possible pour le briser en choisissant l’angle qui pourrait causer le plus de dommages. Nous inspectons chaque jouet après l’épreuve de chute pour détecter des éléments dangereux comme des pointes aiguës, des bords tranchants ou de petites pièces détachées.

Pour notre épreuve de chute, nous laissons tomber le jouet quatre fois sur un plancher de béton recouvert de carreaux. La hauteur de la chute est de 1,37 m (4,5 pi) si le jouet est destiné à être utilisé par un enfant de moins de 3 ans et de 0,91 m (3 pi) s’il sera vraisemblablement utilisé par un enfant de 3 ans ou plus.

Chaque fois, nous laissons tomber le jouet d’un angle différent et nous faisons notre possible pour le briser en choisissant l’angle qui pourrait causer le plus de dommages. Nous inspectons chaque jouet après l’épreuve de chute pour détecter des éléments dangereux comme des pointes aiguës, des bords tranchants ou de petites pièces détachées. 

8. Ils sont trop pointus

Ce dispositif nous permet de vérifier toute pointe d’un jouet ou toute pièce qui s’est détachée d’un jouet afin de nous assurer qu’elle ne peut couper la peau. Ce morceau de plastique vert s’est détaché d’un jouet qu’on a laissé tomber (voir 7. Ils se brisent lorsqu’on les échappe). La lumière rouge de l’instrument dans la photo indique que la pièce est trop pointue!

Ce dispositif nous permet de vérifier toute pointe d’un jouet ou toute pièce qui s’est détachée d’un jouet afin de nous assurer qu’elle ne peut couper la peau. Ce morceau de plastique vert s’est détaché d’un jouet qu’on a laissé tomber (voir 7. Ils se brisent lorsqu’on les échappe). La lumière rouge de l’instrument dans la photo indique que la pièce est trop pointue!

9. Ils ont des bords tranchants
Voici un autre jouet qui s’est cassé après qu’on l’a laissé tomber (voir 7. Ils se brisent lorsqu’on les échappe). Nous l’avons mis à l’essai pour voir si le bord brisé était coupant. Le ruban spécial que nous utilisons pour cette épreuve a une texture similaire à celle de la peau. Toute déchirure indique donc que le bord pourrait couper la peau. Et c’est inacceptable quand il est question de jouets!

Voici un autre jouet qui s’est cassé après qu’on l’a laissé tomber (voir 7. Ils se brisent lorsqu’on les échappe). Nous l’avons mis à l’essai pour voir si le bord brisé était coupant. Le ruban spécial que nous utilisons pour cette épreuve a une texture similaire à celle de la peau. Toute déchirure indique donc que le bord pourrait couper la peau. Et c’est inacceptable quand il est question de jouets!

10. Des pièces peuvent s’en détacher trop facilement

Pour l’épreuve « pousser-tirer », nous appliquons une force de 44,5 newtons graduellement pendant 5 secondes, puis la maintenons pendant 10 secondes. Nous le faisons pour toute partie d’un jouet qui risque de se détacher ou de s’endommager. Après chaque essai, nous inspectons le jouet pour voir si de petites pièces s’en sont détachées (si le jouet est destiné aux enfants de moins de 3 ans) ou s’il y a des pointes aiguës ou des bords tranchants.

Pour l’épreuve « pousser-tirer », nous appliquons une force de 44,5 newtons graduellement pendant 5 secondes, puis la maintenons pendant 10 secondes. Nous le faisons pour toute partie d’un jouet qui risque de se détacher ou de s’endommager. Après chaque essai, nous inspectons le jouet pour voir si de petites pièces s’en sont détachées (si le jouet est destiné aux enfants de moins de 3 ans) ou s’il y a des pointes aiguës ou des bords tranchants.

Pour obtenir la liste des « vilains » de Santé Canada, veuillez interroger la Base de données sur les rappels et les avis de sécurité ou utiliser notre application mobile

Les analystes du Laboratoire de la sécurité des produits vous souhaitent de joyeuses fêtes. Soyez prudents! Nous espérons ne pas avoir de liste pareille en 2016!

Allez-y, les lutins. Vous y arriverez.

Renseignements supplémentaires

Base de données sur les rappels et les avis de sécurité

Laboratoire de la sécurité des produits

Application sur les rappels et les avis de sécurité

Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation

haut de la page


Quand vous avez des allergies alimentaires, qui appelez vous? (Un indice : ce n’est pas SOS Fantômes!)

Des sondages démontrent depuis longtemps que les Canadiens font confiance à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour protéger leur approvisionnement alimentaire. Toutefois, les médias sociaux permettent maintenant à l’ACIA de confirmer cette confiance presque quotidiennement.

Restez branchés avec l’ACIA sur Facebook, Twitter et Pinterest.

Restez branchés avec l’ACIA sur Facebook, Twitter et Pinterest.

Les Canadiens ont toujours indiqué qu’ils faisaient confiance à l’Agence, mais ils ne savaient pas toujours que le mandat élargi de l’ACIA comprenait la santé des animaux ou la protection des végétaux, les premiers maillons de la chaîne alimentaire.

« Les médias sociaux nous permettent d’entrer en contact avec des consommateurs, des producteurs, des associations de l’industrie et des gouvernements, un type d’intervention directe dont nous n’aurions jamais pu rêver avant », mentionne Aaron Ellis, gestionnaire des Communications à l’aide des médias sociaux, Direction générale des communications et des affaires publiques de l’ACIA.

« Nous récoltons constamment de nouveaux indices sur nos diverses plateformes de médias sociaux concernant des rappels d’aliments possibles, des préoccupations en matière d’étiquetage ou d’autres problèmes importants relatifs à la santé des animaux et à la protection des végétaux, et nous sommes en mesure de transmettre rapidement ces renseignements à des experts en la matière, qui peuvent mener des enquêtes et prendre les mesures qui s’imposent. Grâce aux médias sociaux, nous restons en contact avec les Canadiens. »

« Nous pouvons diffuser un gazouillis, et la twittosphère fait le plus gros du travail pour nous quand une agence de presse, une personne ou un blogueur suivi par de nombreux abonnés republie notre message », affirme M. Ellis.

Par exemple, un utilisateur de Twitter a remarqué que l’allégation « sans gluten » apparaissait sur un emballage de croustilles au sel marin et au vinaigre de malt cuites à la marmite. Le malt est fabriqué à partir de céréales transformées. Un autre utilisateur de Twitter a indiqué qu’on voyait souvent ce type d’étiquetage incorrect, soit le malt indiqué comme étant sans gluten, et qu’il fallait communiquer avec l’ACIA (@ACIA_Aliments). Les responsables du compte @ACIA_Aliments se sont impliqués et ont fourni les renseignements et le lien nécessaires afin que les préoccupations en matière d’étiquetage puissent être signalées. L’ACIA a ensuite pris des mesures correctives à l’égard de l’étiquetage, et les deux utilisateurs de Twitter ont diffusé des gazouillis pour dire à quel point ils étaient heureux que le processus ait fonctionné.

En plus de Twitter, l’ACIA a recours à de multiples plateformes, comme Facebook, LinkedIn et Pinterest. « Pinterest uniquement compte 3,8 millions d’utilisateurs au Canada. Il s’agit d’un excellent public cible pour bon nombre de nos messages », souligne M. Ellis.

La transmission de faits importants pour les Canadiens concernant des rappels d’aliments ou des allergènes a longtemps été au cœur des communications de l’ACIA; maintenant, les médias sociaux contribuent à métamorphoser un flux d’information traditionnellement « unidirectionnel » en une forme beaucoup plus interactive de mobilisation du public.

Avant la révolution des médias sociaux, l’ACIA augmentait constamment la liste d’abonnés à son infolettre par courriel, à qui elle envoyait les derniers bulletins relatifs aux rappels d’aliments ou aux allergies.

Elle le fait toujours -- par le biais d’un système de publication automatisé plus robuste fonctionnant en tout temps -- mais elle reçoit maintenant beaucoup plus d’information non sollicitée en retour.

haut de la page


Enquête sur les éclosions de maladies d'origine alimentaire

Vous vous réveillez et vous ne vous sentez pas bien. « Oh! J’ai mal au ventre! » Trente secondes plus tard, vous courrez aux toilettes.

Peut-être que le poulet de l'autre soir n'était pas assez cuit. Peut-être que le taco au poisson de la friterie mobile n’était pas meilleure idée pour le dîner cette semaine. Peu importe, vous avez peut-être les symptômes d’un empoisonnement alimentaire, aussi connu sous le nom de maladies d’origine alimentaire.

Bien que les cas individuels de maladies d’origine alimentaire soient communs au Canada, les vraies éclosions – au moins deux cas liés par une exposition commune au cours d'une période précise – sont plus rares. Voici comment l’Agence de la santé publique du Canada (l’Agence) collabore avec ses partenaires en salubrité des aliments pour faire le suivi des grandes éclosions causées par des bactéries comme Salmonella, Listeria ou E. coli et intervient.

Intervention en cas d’éclosions – le portrait d’ensemble

Le Canada a la chance de profiter d’un des systèmes de salubrité alimentaire les plus sécuritaires au monde, mais des éclosions de maladies d’origine alimentaire surviennent de temps à autre.

L’Agence collabore avec toutes les provinces et tous les territoiresafin de surveiller les augmentations de cas de maladies d'origine alimentaire qui dépassent la normale. Si un certain nombre de personnes semble avoir la même maladie au cours d'une même période et dans un même secteur, nous appelons ce phénomène un regroupement. Lorsqu’une enquête démontre que les personnes au sein d’un regroupement ont des aliments en commun pour expliquer la raison pour laquelle elles souffrent de la même maladie, nous appelons ce phénomène une éclosion.

Les enquêtes sur les éclosions peuvent être effectuées par les autorités de santé publique locales, provinciales, territoriales ou fédérales dépendamment de l’étendue de la maladie. En cas d’éclosion nationale, l’Agence dirige l’intervention et coordonne les opérations avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Santé Canada et les provinces et les territoires ayant des cas de la maladie. L’Agence fournit aussi un soutien au laboratoire à toutes les régions du pays.

Rechercher la source

Intervenir en cas d’éclosion, c’est comme assembler les pièces d'un casse‑tête, sauf qu’on ne sait pas combien il y a de pièces, où elles sont et à quoi à l’air le paysage sur la boîte.

Pour enquêter sur les éclosions nationales, les experts des laboratoires analysent les bactéries provenant des personnes qui sont tombées malades afin de découvrir si les bactéries sont les mêmes que celles qui rendent les gens malades dans d'autres régions du Canada. Les épidémiologistes de l’Agence détectent et surveillent les cas confirmés en laboratoire de maladies et de personnes qui sont tombées malades. Ils demandent ensuite à ces personnes ce qu’elles ont fait, où elles sont allées et ce qu’elles ont mangé avant de tomber malade. Lorsque de nombreuses personnes mentionnent avoir mangé le même aliment avant de tomber malades, les épidémiologistes collaborent avec les experts en salubrité des aliments afin de rechercher l’endroit d’où proviennent les aliments et pour en recueillir des échantillons aux fins d’analyses en laboratoire.

Experte en laboratoire qui analyse des échantillons de bactérie
Experte en laboratoire qui analyse des échantillons de bactérie

Les experts de laboratoire comparent ensuite les résultats concernant les bactéries trouvées dans les aliments contaminés aux bactéries provenant des personnes qui sont tombées malades pour voir si elles correspondent. Des bactéries correspondantes signifient que les enquêteurs peuvent avoir trouvé la source de l'éclosion. Si nous découvrons que la source de l'éclosion est un aliment, le produit est retiré des tablettes des magasins.

Il peut s’écouler plusieurs semaines entre le moment où une personne tombe malade et celui où nous trouvons une source alimentaire, bien après que la personne se sente mieux. Souvent, les gens ne peuvent pas se souvenir de ce qu’ils ont mangé, ou l’aliment contaminé n’est plus disponible afin d’être analysé, alors quelques fois, la source de l’éclosion n’est jamais déterminée.

Le laboratoire : la génétique des bactéries

Comme les personnes sont génétiquement différentes les unes des autres, il en va de même pour les bactéries. Le Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l’Agence – le laboratoire national des maladies infectieuses du Canada – utilise une méthode appelée électrophorèse en champ pulsé (ECP) afin d’obtenir une « empreinte génétique » des spécimens de bactéries provenant des personnes qui sont tombées malades.

Matthew Gilmour, directeur général scientifique du LNM et du laboratoire de lutte contre les zoonoses d'origine alimentaire de l’Agence

« Premièrement, nous coupons l'ADN du pathogène en plusieurs sections et les plaçons dans un gel, déclare Matthew Gilmour, directeur général scientifique du LNM et du laboratoire de lutte contre les zoonoses d'origine alimentaire à l’Agence. Ensuite, nous faisons passer un courant électrique dans le gel, ce qui fait que les fragments d’ADN se séparent en fonction de leur longueur. Les fragments d’ADN ressemblent à un code à barres et représentent l’empreinte ECP. Si différents échantillons ont des empreintes identiques, alors les infections pourraient avoir été causées par le même aliment. Si nous effectuons ensuite la même analyse sur les pathogènes bactériens provenant d’un échantillon d’aliment suspect et que nous obtenons la même empreinte, nous pourrions avoir trouvé la source de l’éclosion. »

La Dre Celine Nadon, chef de la Section des maladies entériques du LNM ajoute ceci : « Bien que les empreintes digitales obtenues par ECP ont aidé à rapidement résoudre des éclosions pendant plus d’une décennie, nous pouvons aussi maintenant utiliser le "séquençage à haut débit du génome", une technologie qui fait la même chose plus rapidement et plus précisément. Le séquençage à haut débit du génome détermine tout le code génétique de la bactérie, ce qui nous permet d’obtenir beaucoup plus de renseignements à utiliser pour lier les cas de maladies ensemble et à une source alimentaire. Au cours des deux dernières années, nous l’avons utilisé dans toutes nos enquêtes sur les éclosions et ultimement, cette méthode remplacera les empreintes digitales obtenues par ECP. »

Conseils pour vous protéger

Si vous lisez ceci parce que vous pensez être atteint d’empoisonnement alimentaire, vous auriez intérêt à consulter votre médecin pour faire une évaluation plus approfondie. En attendant, voici quelques conseils clés pour éviter de tomber malade de nouveau.

Consultez le Portail sur la salubrité des aliments ou le site Web de l’Agence afin d’obtenir de plus amples renseignements sur la salubrité des aliments et sur la façon de vous protéger contre les maladies d’origine alimentaire. Vous pouvez également télécharger l’application sur les rappels et les avis de sécurité gratuite, qui enverra des renseignements fiables et à jour sur la santé et la sécurité directement à votre cellulaire.

haut de la page


Vulnérables, les femmes enceintes? Une étude donne des résultats étonnants

Par : Heidi Robertson

2 1  

Nous sommes exposés, tous les jours, à quantité de substances chimiques. Il n’y a pas forcément de raisons de s’inquiéter. Nous savons toutefois qu’il est recommandé de limiter notre exposition aux produits chimiques dangereux qui se trouvent dans l’environnement. Par exemple, l’exposition à de fortes concentrations de plomb et de mercure peut nuire à notre santé.

Mais qu’en est-il des autres produits chimiques, comme le bisphénol A (BPA) et les phtalates? Il est notoire que ces substances se trouvent dans toutes sortes de produits en plastique. Le BPA peut être présent dans les plastiques transparents, le revêtement intérieur des boîtes de conserve et des canettes ou les papiers thermiques (reçus et billets). Les phtalates sont souvent utilisés pour assouplir le plastique. Ils se trouvent notamment dans les revêtements de sol en vinyle, les colles, les détergents, les jouets pour enfants, les savons, les shampooings et les vernis à ongles.

On croit que beaucoup de produits chimiques comme le BPA et les phtalates sont des perturbateurs endocriniens, qui peuvent inhiber l’action des hormones dans le corps. Ainsi, ils pourraient nuire au développement du fœtus. Des chercheurs de Santé Canada ont voulu savoir quel effet pourrait avoir l’exposition d’une mère à ces produits chimiques sur la croissance et le développement du bébé.

MIREC

L’Étude mère-enfant sur les composés chimiques de l’environnement (étude MIREC) a été menée auprès d’environ 2 000 femmes de 10 villes canadiennes. Elle visait à mesurer le degré d’exposition des mères à de nombreux produits chimiques courants pendant la grossesse et les huit semaines suivant l’accouchement.  

En 2014, Santé Canada a publié les premiers résultats de l’étude MIREC, qui portent sur les taux de BPA et de phtalates relevés chez les femmes enceintes du Canada. Les résultats sont étonnants!

Les chercheurs ont découvert que, chez les participantes à l’étude MIREC, les taux moyens de BPA et de phtalates dans leur corps étaient moins élevés que chez les autres femmes du même âge (participantes à l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé). S’ils ont trouvé des concentrations détectables de BPA dans l’urine de 88 % des femmes enceintes, ils n’y ont pas repéré toutes les sortes de phtalates. Celles qu’ils ont détectées le plus souvent provenaient du DEHP, composé chimique utilisé dans les plastiques de type vinyle pour les rendre souples. Les taux étaient toutefois beaucoup moins élevés que les résultats d’autres études menées ailleurs dans le monde.

Par ailleurs, Santé Canada a conçu une nouvelle méthode permettant d’analyser 278 échantillons de lait provenant des participantes à l’étude MIREC. Selon les résultats de l’analyse (en anglais seulement), seulement 26 % des échantillons de lait maternel contenaient des quantités mesurables de BPA, et les concentrations relevées étaient généralement faibles (et plus faibles que celles signalés dans d’autres pays).

Nous ne savons pas pourquoi les femmes enceintes de l’étude MIREC avaient des taux de BPA et de phtalates plus faibles que les autres femmes du Canada. Les chercheurs continueront d’examiner cette question ainsi que d’autres à l’aide des données issues de l’étude MIREC et des études subséquentes. 

Pour en savoir plus : http://www.mirec-canada.ca/fr/

haut de la page


Baissez le volume!

Si vous êtes comme la plupart des gens, il est probable que vous écoutiez votre musique sur un quelconque appareil mobile, comme un lecteur MP3, un téléphone cellulaire, une tablette ou un ordinateur portable. Vous utilisez peut-être encore un lecteur de CD ou de cassettes! Que vous soyez un jeune qui n’a jamais vu de cassette de sa vie ou un adulte impressionné par la quantité de musique que peut contenir un appareil iPod nano, on vous a sûrement dit à un moment ou à un autre de baisser le volume.

Qu’est-ce que cela peut bien faire si nous écoutons de la musique forte pourvu que nous portions un casque d’écoute ou des écouteurs? Eh bien, croyez-le ou non, les gens qui vous font des commentaires sont probablement inquiets pour votre ouïe et ils ont bien raison!

Baissez le volume!

La recherche a déjà démontré que la perte auditive due au bruit empire avec le temps. Mais quand un niveau sonore peut-il être qualifié d’excessif? Les scientifiques de Santé Canada ont étudié les habitudes d’écoute de MP3 d’enfants et d’adolescents de 15 écoles canadiennes pour déterminer s’ils écoutaient de la musique à des niveaux sonores pouvant causer une perte auditive.

Pour commencer, les chercheurs ont posé des questions aux élèves sur :

  • leur utilisation habituelle de leurs lecteurs MP3 (à quelle fréquence, à quel volume, pendant combien de temps, etc.);

  • le type de casque d’écoute ou d’écouteurs qu’ils utilisent et leur ajustement;

  • leur santé auditive générale (p. ex. problèmes d’ouïe, comme difficulté à entendre, bourdonnement dans les oreilles, infections de l’oreille).

Ensuite, les chercheurs ont demandé à chaque élève de choisir deux intensités sonores sur son lecteur MP3, à savoir :

  1. un volume d’écoute typique (moyen);

  2. un volume d’écoute maximal (élevé).


Ils ont ensuite utilisé ces volumes prédéterminés ainsi que le temps d’écoute auto-déclaré pour estimer le risque pour l’ouïe de chacun des élèves. De plus, des tests d’acuité auditive ont été effectués à partir d’une cabine de son portative.

Qu’ont-ils appris?

Les chercheurs ont découvert que 3 % des sujets risquaient d’avoir des pertes auditives dans les conditions d’écoute normales. Ce nombre augmente à 9 % dans les conditions d’écoute maximales. Plus l’espace entre les écouteurs ou les casques d’écoute et l’oreille est petit (p. ex. en les poussant plus près de l’oreille ou en les portant sous un chapeau ou des cache-oreilles), plus les niveaux de pression acoustique mesurés étaient élevés (et le risque aussi).

Le quart des jeunes sujets ont aussi déclaré avoir des symptômes de perte auditive.

Dans l’ensemble, les résultats de test d’acuité auditive montrent que 23 % des élèves présentaient bel et bien une perte auditive mesurable. Les sujets qui ont déclaré pratiquer d’autres activités entraînant des expositions à des bruits intenses, notamment faire de la motocyclette ou jouer dans un groupe de musique, sont encore plus vulnérables aux pertes auditives.

Donc voilà. Vos parents avaient raison depuis le début : il faut VRAIMENT baisser le volume!

Pour en savoir plus sur le sujet, veuillez consulter le site Web de Santé Canada.

haut de la page


Analyse du sperme de bovins… une tâche pour l’ACIA

Par : Jeff Froggett

Le travail de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est essentiel à l’assurance d’un approvisionnement alimentaire sûr et accessible. Les gens peuvent penser que nous ne sommes que des « inspecteurs des aliments », mais c’est beaucoup plus que cela. En plus d’utiliser la science, l’Agence développe chaque jour de nouvelles connaissances scientifiques par l’intermédiaire de ses projets de recherche et d’atténuation des risques pour les ressources animales et végétales du pays.

Cela signifie parfois d’analyser le sperme de bovins pour en assurer la bonne santé. Et il suffit parfois d’une découverte microscopique pour donner des résultats grandioses.

Les chercheurs Brian Brooks et John Devenish, assistés de leur équipe des laboratoires de santé animale d’Ottawa (LSAO) situés au Laboratoire de l’ACIA à Ottawa (Fallowfield), ont mis au point une épreuve de détection plus efficace d’un organisme plutôt rare, une sous-espèce du groupe Campylobacter fetus (CF) responsable de la campylobactériose génitale bovine (CGB).

La CGB peut provoquer l’infertilité, la mortalité embryonnaire précoce et l’avortement chez les bovins. Comme le Canada exporte pour plusieurs millions de dollars de sperme et d’embryons de bovins de grande qualité, un test rapide et fiable pour détecter la CGB est important pour l’économie et les échanges commerciaux du pays.

Les chercheurs Brian Brooks et John Devenish ont émis l’hypothèse selon laquelle un test immuno-enzymatique (ELISA), faisant appel à des anticorps monoclonaux spécifiques du groupe d’organismes CF, pourrait grandement améliorer le délai d’exécution par rapport aux tests habituels réalisés à partir de cultures. Voilà ce que l’ACIA a réussi à faire!

Mieux encore, cette ELISA améliorée permet de détecter le CF plus rapidement, par un simple changement de couleur, mais uniquement si le CF est présent dans l’échantillon de tissu animal.

Équipe du laboratoire de microbiologie vétérinaire d’Ottawa (Fallowfield) – première rangée, de gauche à droite : Cheryl Lutze-Wallace, Gloria Berlie-Surujballi, Cathie Elmgren, Jenni Widdison, Donna Milnes. Dernière rangée, de gauche à droite : Teresa Burke, Amanda Laverdiere, Mohamed Elmufti, Émilie Falardeau, Brian Brooks, John Devenish

Équipe du laboratoire de microbiologie vétérinaire d’Ottawa (Fallowfield) – première rangée, de gauche à droite : Cheryl Lutze-Wallace, Gloria Berlie-Surujballi, Cathie Elmgren, Jenni Widdison, Donna Milnes. Dernière rangée, de gauche à droite : Teresa Burke, Amanda Laverdiere, Mohamed Elmufti, Émilie Falardeau, Brian Brooks, John Devenish

Malgré que l’agent de la CGB, C. fetus ssp. venerealis (CFV), soit rare au Canada, le pays n’est pas considéré comme exempt de CFV. Les centres d’insémination artificielle du Canada doivent constamment effectuer des tests de détection de CFV pour démontrer aux marchés internationaux que le pays est exempt de l’agent pathogène. Et s’il est détecté, l’événement doit être signalé dans le rapport annuel à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

Étant donné la rareté de la CGB au Canada, les scientifiques de l’ACIA ont eu de la difficulté à valider leur épreuve ELISA à une norme internationale. Compte tenu de la très faible prévalence de l’infectiosité de la CGB au Canada, l’équipe ne disposait tout simplement pas d’une quantité suffisante d’échantillons positifs pour pouvoir poursuivre ses travaux. Cela a ralenti le projet et compliqué les travaux de validation.

La solution? La collaboration.

Pour maintenir la dynamique, les scientifiques de l’ACIA ont fait appel à la Veterinary Laboratory Association (VLA), en Grande-Bretagne, où l’infection à CGB est plus courante. Du matériel et des méthodes ont été échangés; des voies de communication ont été mises en place, mais de telle sorte que les résultats finaux n’étaient communiqués qu’une fois terminés les essais de chaque collaborateur. Cette procédure visait à empêcher tout biais dans l’analyse des résultats et à maintenir la rigueur scientifique.

Il aura fallu en tout et pour tout 12 ans pour valider l’épreuve ELISA spécialisée de l’ACIA par rapport à la reconnaissance internationale. Voici comment cela s’est déroulé :

  • 2005 – La nouvelle procédure ELISA est adoptée par l’ACIA. Mais il faut pouvoir isoler plus de CFV pour obtenir la preuve statistique requise à l’échelle internationale.
  • 2008 – Une occasion rare se présente lorsque 114 taureaux des États-Unis sont déplacés à deux centres d’insémination artificielle de l’Ouest du Canada. Le CFV est alors isolé chez deux taureaux du groupe. Cette découverte fait naître un doute quant à la possibilité que d’autres animaux du groupe soient infectés. Des tests sont alors effectués sur les 114 animaux, en utilisant à la fois la nouvelle méthode ELISA et la méthode traditionnelle de mise en culture. La présence de l’infection à CFV est confirmée chez 35 taureaux. C’est ce qui fournit les données requises pour compléter la validation. Une demande a ensuite été présentée à l’OIE.
  • En septembre 2012, une lettre officielle de l’OIE indique que le test est approuvé et qu’il figurera dans le prochain chapitre révisé sur la CGB du Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres, témoignant de la réputation internationale de l’ACIA.

N’étant pas du genre à se reposer sur ses lauriers, l’équipe de santé vétérinaire du Laboratoire d’Ottawa (Fallowfield) de l’ACIA continue de développer, d’améliorer et de valider d’autres tests.

Le Canada exporte pour plusieurs millions de dollars de sperme et d’embryons de bovins de haute qualité. Un test rapide et fiable pour le sperme de bovins est important pour l’économie et les échanges commerciaux du Canada.

Le Canada exporte pour plusieurs millions de dollars de sperme et d’embryons de bovins de haute qualité. Un test rapide et fiable pour le sperme de bovins est important pour l’économie et les échanges commerciaux du Canada.

haut de la page


Les scientifiques de l’ACIA à la recherche du Code-barres du vivant

Par : Logan Calkins et Janet Hetherington

L’ADN est ce qui rend chaque personne ou chaque espèce unique. Il s’agit de la double hélice qui constitue vos gènes. L’ADN explique pourquoi vous ressemblez à vos parents et vous distingue de tous les autres humains.

Imaginez un monde où toutes les espèces pourraient être identifiées par l’analyse et le séquençage de l’ADN. Voilà le concept des « codes-barres ».

En collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) travaille à une telle initiative. Il s’agit du projet Code-barres du vivant mené par l’Institut de la biodiversité de l’Ontario, situé à l’Université de Guelph, là où les codes-barres d’ADN ont été utilisés pour la première fois.

Les codes-barres d’ADN utilisent des séquences génétiques très courtes pour identifier une espèce, un peu comme les codes-barres qui servent à identifier les produits à l’épicerie. En fin de compte, la mission des codes-barres d’ADN est de cataloguer toutes les espèces vivantes dans la base de données Code-barres du vivant.

En janvier 2016, le ministre de la Santé du Canada a annoncé un  investissement du gouvernement fédéral en soutien au Code-barres du vivant, une contribution de 323 000 $ de l’ACIA sur 18 mois pour appuyer la collaboration scientifique avec l’Institut de la biodiversité de l’Ontario, Université de Guelph.

L’ACIA a un intérêt direct dans ce projet pour la simple et bonne raison qu’elle doit éliminer la présence de phytoravageurs et les cas de fraude dans l’étiquetage du poisson. Son objectif est de développer la capacité du Canada en matière de codes-barres pour pouvoir identifier plus rapidement les ravageurs envahissants qui menacent l’agriculture et les forêts canadiennes. L’Agence sera aussi équipée pour identifier plus facilement les espèces en vente qui pourraient être présentées de façon trompeuse, comme ce peut être le cas pour certains poissons et fruits de mer.

L’accès à la base de données du Code-barres du vivant permettrait de vérifier l’ADN de n’importe quelle espèce et aiderait l’ACIA dans ses activités d’application des règlements.

« Cette technologie est carrément révolutionnaire! » de dire Cameron Duff, directeur exécutif de la Direction des sciences de la protection des végétaux de l’ACIA.

Stacked DNA trays with barcode stickers labelling each separate species

Légende : Cartouches d’ADN portant l’étiquette du code-barres d’une espèce distincte.

L’ACIA s’applique à protéger les végétaux, les animaux et les aliments, et les végétaux constituent le premier maillon de notre chaîne alimentaire. Ils sont aussi indispensables à l’économie du pays, l’industrie des cultures agricoles générant à elle seule plus de 22 milliards de dollars (22 G$) en exportations canadiennes.

Les ravageurs envahissants peuvent causer d’importants dommages aux forêts et aux cultures canadiennes. Le problème est le suivant : de nombreux phytoravageurs – comme certains insectes et les œufs qu’ils pondent – se ressemblent. À l’heure actuelle, les spécimens sont habituellement identifiés à l’œil : forme, taille et couleur.

Les codes-barres d’ADN offrent une méthode d’identification plus fiable pour complémenter les techniques classiques, ce qui peut accélérer l’identification de ces ravageurs. La capacité de détecter et d’identifier avec précision les espèces grâce à cette technologie est un facteur clé de la protection de notre agriculture, de nos forêts et de notre approvisionnement alimentaire.

« Au lieu d’avoir à envoyer une masse d’œufs à un laboratoire d’entomologie, où il pourrait s’écouler des mois avant que les œufs se développent et que l’espèce puisse être identifiée, il suffirait de quelques jours pour arriver au même résultat grâce aux codes-barres d’ADN », explique Cameron Duff.

« Je crois que c’est une technologie très puissante qui pourrait permettre d’identifier un insecte potentiellement nuisible sans avoir un spécimen entièrement développé ou intact », affirme le chercheur Delano James de l’ACIA.

L’ACIA profiterait de pouvoir identifier plus efficacement les espèces envahissantes pour empêcher l’introduction de ravageurs au Canada. Cela pourrait entraîner des progrès considérables dans les programmes de surveillance et de gestion des risques de l’ACIA.

Le plus souvent, les espèces envahissantes se propagent par des déplacements transfrontaliers de produits. Les codes-barres à ADN pourraient permettre d’établir des pratiques plus fiables pour les organismes de réglementation qui doivent déterminer la présence d’espèces qui présentent des risques.

La technologie pourrait aussi aider à renforcer la conformité. Les consommateurs doivent avoir accès à un étiquetage fiable pour pouvoir prendre des décisions éclairées quant aux aliments qu’ils achètent. Par exemple, lorsqu’une étiquette porte l’inscription « morue », le produit en question doit être de la morue. L’ACIA voit aussi comment les codes-barres pourront contribuer à l’identification d’autres espèces de manière à ce que les étiquettes apposées sur les produits en représentent bien le contenu, ce qui peut être difficile à vérifier dans le cas du poisson et des fruits de mer.

Les échanges commerciaux en bénéficieraient aussi. Lorsqu’une espèce est identifiée rapidement et sans équivoque, les partenaires commerciaux sont en meilleure position pour convenir des approches réglementaires à adopter. Un des défis à relever découle du manque d’uniformité dans l’identification des espèces entre les partenaires commerciaux. Certaines espèces sont étroitement apparentées et difficiles à identifier ou à distinguer. Toute mauvaise identification peut mener à des différences d’approche réglementaire.

Les employés de l’ensemble du réseau de laboratoires de l’ACIA collaborent pour mettre au point et éprouver la technologie. Des projets comme l’Initiative de R­D en génomique, le Projet sur les espèces envahissantes et de quarantaine, et le Programme de partenariats pour les applications de la génomique ont tous contribué à améliorer les méthodes existantes et à donner une nouvelle capacité pour accélérer les processus d’identification des espèces.

Les employés de l’ACIA ont établi des liens avec l’Institut de la biodiversité de l’Ontario, des partenaires fédéraux comme Agriculture et Agroalimentaire Canada et Service canadien des forêts, de même qu’avec des partenaires internationaux. Les partenariats visent à obtenir le plus de données possible de partout dans le monde (Afrique, Asie, Europe, région du Pacifique, Amérique du Nord et Amérique du Sud), tous les intervenants travaillant à l’intégration et à l’adoption internationales des données.

L’accès à la base de données Code-barres du vivant permettrait de vérifier l’ADN de n’importe quelle espèce et aiderait l’ACIA dans ses activités d’application des règlements.

L’accès à la base de données Code-barres du vivant permettrait de vérifier l’ADN de n’importe quelle espèce et aiderait l’ACIA dans ses activités d’application des règlements.

haut de la page


La tique gagne du terrain

Si vous aimez le plein air, les piqûres d’insectes ne vous sont sûrement pas étrangères. Certaines peuvent provoquer des démangeaisons ou des éruptions cutanées, tandis que d’autres entraînent parfois de graves problèmes de santé. Prenons la maladie de Lyme. Il s’agit d’une infection causée par une bactérie appelée Borrelia burgdorferi. La bactérie se transmet à l’humain par les piqûres de tiques à pattes noires infectées et peut causer de graves symptômes, si l’infection n’est pas traitée.

Les cas de maladie de Lyme dénombrés au Canada sont à la hausse, et les tiques envahissent de nouvelles régions. Le réchauffement dû aux changements climatiques en est probablement la principale cause. Nous tablons plus que jamais sur la science pour mieux comprendre comment cette maladie se répand.

Surveillance

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) poursuit son travail de surveillance de la maladie de Lyme. En quoi cela consiste-t-il? Ce travail effectué par des scientifiques consiste essentiellement à faire le suivi des données sur les cas de maladie en fonction des personnes touchées, des régions géographiques et des périodes de l’année. Une déclaration précise des cas est importante pour mieux comprendre la maladie et sa répartition géographique.

La proportion de tiques infectées par la maladie de Lyme dans des régions particulières est également surveillée.

La surveillance de la maladie de Lyme ne se fait pas en solo. Pour améliorer la surveillance afin de tracer un portrait plus précis de la situation, l’ASPC s’est associée avec des partenaires et des intervenants, notamment avec des universités et des organismes canadiens ainsi qu’avec les provinces et les territoires.

Comment la surveillance se fait-elle?

L’ASPC encadre la surveillance de la maladie de Lyme au Canada, qui se fait de trois façons.

1.       La surveillance passive des tiques consiste à effectuer des tests sur des tiques trouvées sur des humains (et des animaux de compagnie dans certaines régions) et soumises volontairement par les spécialistes de la santé publique et les professionnels de la santé. Les échantillons de tiques recueillis sont expédiés aux laboratoires provinciaux de santé publique en vue de l’identification de l’espèce. Toutes les tiques à pattes noires découvertes sont envoyées au Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l’ASPC pour subir des tests visant à détecter la présence de bactéries pathogènes.

2.       La surveillance active des tiques  (aussi appelée arrachage des tiques) est effectuée par des chercheurs de l’ASPC. Ceux-ci se rendent dans des régions où la présence d’une forte population de tiques est soupçonnée et traînent des couvertures de flanelle dans les champs pour récolter des tiques qui seront soumises à des tests de dépistage au LNM. (Eh oui, voilà un emploi offert au gouvernement!)  

3.       Le signalement des cas chez les humains à l’ASPC est effectué par certains organismes provinciaux et territoriaux de santé publique au moyen du Système de surveillance améliorée de la maladie de Lyme.

Augmentation des populations de tiques

Nos chercheurs de laboratoire analysent les données recueillies à l’aide des diverses méthodes de surveillance afin de déterminer le niveau de risque pour les Canadiens, entre autres choses. Des cartes prédictives des zones à risque pour la maladie de Lyme ont été dressées à partir des données. Les chercheurs ont observé une augmentation constante du nombre de cas signalés annuellement à l’échelle nationale, qui est passé de 128 en 2009 à 522 en 2014. Selon les données préliminaires, le nombre de cas signalés en 2015 est de 707.

L’étude a aussi montré que, dans la majorité des cas, la maladie de Lyme est contractée là  où les populations de tiques augmentent et que le rythme de croissance et l’étendue des populations varient d’une province à l’autre. « La maladie de Lyme prend de l’ampleur au Canada parce que les tiques qui la transmettent gagnent du terrain, mais certaines provinces sont beaucoup plus touchées par ce phénomène que d’autres », affirme le scientifique Nick Ogden.

Collaboration

Pour venir à bout de la maladie de Lyme, il faut adopter une approche fondée sur la collaboration. Il s’agit non seulement de partager les données de surveillance pour mieux comprendre cette menace pour la santé, mais aussi de travailler de concert pour améliorer les moyens de prévention, de dépistage, de traitement et de prise en charge de la maladie. L’ASPC a tenu une conférence nationale du 15 au 17 mai durant laquelle des intervenants, des experts et d’autres parties intéressées ont participé à l’élaboration d’un cadre fédéral exhaustif relativement à la maladie de Lyme.

Pour en savoir plus sur la maladie de Lyme et la façon de vous protéger et d’informer les gens, veuillez consulter le site Canada.ca/maladiedeLyme.

haut de la page


La « biologie de garage », du sous-sol au laboratoire

Quand vous pensez « de garage », vous songez probablement à votre établi, au groupe rock dont vous faisiez partie à l’adolescence ou à la fois où votre père a entrepris de faire lui-même l’entretien de la voiture, avec les résultats que vous connaissez. Vous ne songez probablement pas à la « biologie de garage ». Eh bien, ça existe. C’est même un vaste mouvement qui prend rapidement de l’ampleur.

Le 16 mars 2016, l’Agence de la santé publique du Canada a tenu le tout premier sommet canadien de la biologie de garage, qui a réuni des biologistes de garage, des universitaires et des fonctionnaires fédéraux pour discuter de l’incidence de la biologie de garage sur les sciences et l’innovation au Canada et dans le monde. Mais avant de parler de ce sommet, jetons d’abord un coup d’œil à la biologie de garage, à ce en quoi elle consiste et aux possibles répercussions pour la santé publique au Canada.

La technologie avance à pas de géant!

Nous ne parlons pas de la fois où le colosse de la classe vous a mis sous son bras pour échapper à votre expérience qui s’était emballée dans le laboratoire de l’école. Nous disons simplement que la technologie progresse très rapidement. (Vous souvenez-vous sans frémir de votre premier téléphone cellulaire?) À mesure qu’elle progresse, la technologie devient aussi plus abordable et facile à obtenir.

Toute cette technologie conviviale offerte à petit prix a donné naissance à une nouvelle génération de biologistes de garage (aussi appelés biologistes amateurs, pirates de génétique libre, pirates de la bio-informatique libre et scientifiques citoyens) qui travaillent à l’extérieur des laboratoires traditionnels. Les biologistes de garage sont souvent des scientifiques ou des ingénieurs, et même parfois des élèves, des passionnés et des amateurs.

Bio-graphie du mouvement

Le réseau des biologistes de garage commence à prendre forme à partir de la fondation en 2008 du groupe DIYbio.org (en anglais seulement). Le réseau compte maintenant plus de 2 000 membres inscrits appartenant à 59 groupes dans 30 pays. Au Canada, des groupes de biologistes de garage sont à l’œuvre à Ottawa, Montréal, Toronto, Calgary, Vancouver et Victoria.

La plupart des biologistes de garage travaillent à mettre au point des moyens simplifiés et peu coûteux de régler des problèmes sanitaires, environnementaux et sociaux mondiaux. Certains travaillent dans un laboratoire maison, tandis que d’autres créent des laboratoires communautaires.

À titre d’exemple, des biologistes de garage pourraient créer un biocapteur (en anglais seulement) mobile qui détecte en temps réel la présence de contaminants dans l’eau. D’autres pourraient décider de cultiver des cellules humaines sur des pommes (en anglais seulement) pour explorer de possibles applications en médecine régénérative.

Biologie de garage et santé publique

La biosûreté (manipulation et entreposage adéquats des toxines et des agents pathogènes dangereux pour les humains et les animaux) et la biosécurité (prévention de l’introduction intentionnelle d’organismes nuisibles aux humains, aux animaux ou aux végétaux) sont les principales considérations sanitaires qui concernent les biologistes de garage.

En somme, il est important de veiller à ce que des procédures de formation et de sécurité en laboratoire adéquates soient en place. La Loi sur les agents pathogènes et les toxines est, au sein du corpus juridique canadien, le texte législatif le plus applicable. La Loi constitue le fondement du programme national de sûreté et de sécurité pour la protection de la santé et de la sécurité du public contre les risques des agents anthropopathogènes. Selon le type d’expérience qu’ils souhaitent mener, les biologistes de garage qui veulent travailler avec des toxines ou des agents anthropopathogènes nocifs peuvent devoir présenter une demande de licence en vertu de la Loi.

L’Agence de la santé publique du Canada adopte une approche équilibrée pour la réglementation de la biologie de garage en vue de protéger la santé et la sécurité publiques contre les toxines et les agents pathogènes nocifs d’une part, et de favoriser le caractère dynamique et novateur de la recherche au Canada de l’autre.

Sommet canadien de la biologie de garage

Le tout premier sommet canadien de la biologie de garage a eu lieu le 16 mars 2016. Au programme, des séances sur le portrait actuel de la biologie de garage au Canada, sur l’instauration d’une culture de sécurité et sur les occasions de collaboration entre les biologistes de garage, les universitaires et les fonctionnaires des ministères et organismes à vocation scientifique. (Voir liste complète des participants ci-dessous.) À la fin du sommet, une foire de la biologie de garage a mis en vedette des démonstrations et des présentations interactives de trousses de biologie moléculaire de garage, de concepts expérimentaux, d’équipement et d’applications robotiques et même de bioart. Voici quelques-uns des stands.

Pelling Labs
Expérience du groupe Pelling Labs avec des pommes et des tissus humains.

Wheeler Microfluids
Laboratoire sur puce du groupe Wheeler Microfluids.

Brico Bio
« Laboratoire bento » de biologie de garage portable du groupe Brico Bio.

Le passé de garage n’est pas garant de l’avenir biologique

La biologie de garage était autrefois mal vue parce qu’il ne s’agissait, croyait-on, que d’une pratique d’amateurs qui réalisaient des expériences dangereuses dans leurs garages ou leurs sous-sols. Aujourd’hui, cette perception évolue : le nombre de biologistes de garage augmente et ceux-ci réalisent des travaux scientifiques vraiment étonnants. Ils sont là pour rester, et les organisations scientifiques traditionnelles ont choisi de travailler avec eux à la poursuite de l’excellence scientifique. L’Agence de la santé publique du Canada est déterminée à soutenir l’innovation scientifique au pays et vous invite à vous renseigner à propos de la biologie de garage (en anglais seulement) et du rôle du gouvernement fédéral en matière de biosûreté et de biosécurité.

Participants au sommet canadien de la biologie de garage

  • Pelling Labs
  • Synbiota
  • DIYBIO.TO
  • Brico.bio
  • Victoria.makerspace.ca
  • Open Science Network
  • FREDsense Technologies
  • Artengine
  • Spiderwort
  • Makerspace North
  • Université de Lethbridge (SYNBRIDGE Maker Space)
  • Université McGill
  • Université d’Ottawa
  • Université de Toronto
  • Université de la Colombie-Britannique
  • Université Concordia

haut de la page


Un scientifique de l’ACIA piège des coléoptères envahissants évasifs avec un parfum d’insecte irrésistible

Par : Shelly Donaldson

Le Dr Vasily Grebennikov, un scientifique de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) connu dans le monde entier pour ses travaux à l’égard des coléoptères, a fait des recherches de pointe en utilisant les phéromones sexuelles des espèces envahissantes de coléoptères. Ces recherches aideront à trouver les organismes nuisibles et à les empêcher de causer des dommages importants dans les forêts du Canada.

« Les organismes exotiques sont comme des criminels qui ne donnent pas leur nom », affirme le Dr Grebennikov, le chercheur principal de l’ACIA sur les coléoptères qui posent un risque pour les ressources végétales. « Ici au Canada, nous trouvons trop souvent des coléoptères exotiques sans identité. »

Doctor Vasily Grebennikov

Légende : Le Dr Vasily Grebennikov dit que les organismes exotiques envahissants sont comme des criminels qui ne donnent pas leur nom.

Les espèces envahissantes de coléoptères xylophages sont reconnues pour leur capacité de voyager clandestinement. Par exemple, le longicorne asiatique et l’agrile du frêne ont probablement été introduits au Canada grâce au commerce international, arrivant la plupart du temps dans des palettes d’expédition en bois.

Au cours de la dernière décennie, ces insectes destructeurs ont tué des millions d’arbres en Amérique du Nord.

Les espèces envahissantes de coléoptères ont souvent été détectées par hasard par un membre du public, des années après leur arrivée. Les efforts visant à les éradiquer, ou, du moins, à contrôler leur propagation, ont coûté des millions de dollars.

« C’est pourquoi nous avons besoin de meilleurs outils d’enquête pour détecter les coléoptères non indigènes qui s’attaquent à l’écorce et au bois beaucoup plus tôt après leur arrivée pour que nous puissions réduire au minimum les dommages qu’ils font », ajoute le Dr Grebennikov.

Les résultats de la recherche, un effort concerté entre le Laboratoire des végétaux d’Ottawa de l’ACIA et le Service canadien des forêts, ont été publiés en janvier 2016. Ils figurent dans le European Journal of Entomology, dans un document à accès ouvert, sous le titre « Efficacy of semiochemical-baited traps for detection of longhorn beetles (Coleoptera: Cerambycidae) in the Russian Far East ».

Menée en 2009 et en 2010, la recherche prévoyait l’installation de pièges complexes dans une forêt dans l’est de la Russie, où le climat et les espèces d’arbres et de coléoptères phytophages ressemblent à ceux du Canada.

« Nous voulions concevoir quelque chose d’irrésistible pour les coléoptères – et ces odeurs sont le sexe et les aliments », dit-il.

Les pièges ont été appâtés avec diverses combinaisons d’éthanol et de phéromones sexuelles synthétiques de coléoptères, la même odeur que produisent les arbres quand ils meurent. Le Dr Grebennikov a mis à l’essai la combinaison et la concentration de phéromones et d’éthanol les plus efficaces pour attirer le plus grand nombre d’espèces de coléoptères possible.

« Les pièges imitent la forme des arbres », explique le Dr Grebennikov. « Le coléoptère est attiré par l’odeur, il entre dans le piège, puis il tombe dans le contenant; voilà comment nous recueillons des échantillons ».

Les résultats de la recherche montrent que l’utilisation des phéromones de coléoptères et de l’éthanol augmente le nombre de coléoptères recueillis, de même que la probabilité de détecter des espèces potentiellement envahissantes.

« Cette méthode de piégeage nous aidera à détecter une infestation de ravageurs envahissants dans les premiers stades, lorsque la densité de la population est toujours extrêmement faible », ajoute le Dr Grebennikov.

« De cette façon, ces recherches nous aideront à être plus proactifs afin de trouver les coupables dès que possible », dit le Dr Grebennikov, « avant que leurs habitudes dévastatrices endommagent les forêts du Canada ».

Les prochains travaux de recherche sur le terrain du Dr Grebennikov sont prévus en Asie en juin et juillet 2016.

Des insectes destructeurs liés à cette espèce d’Anoplophora ont tué des millions d’arbres en Amérique du Nord.

Des insectes destructeurs liés à cette espèce d’Anoplophora ont tué des millions d’arbres en Amérique du Nord.

haut de la page


Pourquoi certaines collectivités ajustent la concentration de fluorure dans l’eau potable

Vous allez chez le dentiste. (Vous aimez le dentiste, non?) L’hygiéniste sort de terrifiants outils pointus et vous nettoie les dents tout en vous posant gentiment des questions sur votre journée. Vient ensuite le dentiste qui, après un bref examen, annonce que vous avez peut-être une carie malgré tous les efforts que vous faites pour vous brosser les dents sept fois par jour. Vous avez presque fini, ne reste plus que la joyeuse finale : l’application du fluorure!

Fluorure 101

Le fluorure est un minéral naturellement présent dans presque toutes les sources d’eau. Il se retrouve aussi dans les aliments et les boissons, et en très petites quantités dans l’air et le sol. On a découvert qu’il était bien pratique pour prévenir les caries dentaires, et c’est pourquoi les professionnels de la santé buccodentaire pourraient en appliquer sur vos dents. C’est aussi la raison pour laquelle de nombreuses collectivités ajustent la concentration de fluorure dans leur eau potable pour atteindre une concentration optimale sûre qui offre aux habitants une protection contre la carie dentaire.

Mythes et idées fausses

Comme c’est le cas pour de nombreux traitements médicaux, les opinions diffèrent quant aux bienfaits de l’ajustement de la concentration de fluorure dans l’eau. Il est vrai qu’une trop grande quantité de fluorure dans l’organisme peut entraîner une décoloration des dents chez les enfants. (Précisions à venir.) Mais certaines personnes allèguent que le fluorure peut causer des lésions cérébrales, un affaiblissement des os et même certains types de cancer. Certains spécialistes disent aussi que les bienfaits ne justifient pas le coût.

La science à la rescousse!

Comme d’habitude, la science a dissipé les mythes et les idées fausses. De nombreuses études au fil des décennies ont prouvé que l’ajustement du fluorure dans l’eau potable à une concentration optimale prévient la carie dentaire sans danger pour le corps humain. Il n’y a aucun lien clair entre la fluoration de l’eau et le cancer, les lésions cérébrales ou l’affaiblissement des os.

Le principal risque est une maladie appelée « fluorose dentaire » qui découle d’une exposition à une trop grande quantité de fluorure au cours de l’enfance, pendant la formation des dents d’adulte. La fluorose dentaire peut entraîner l’apparition sur les dents de petits points blancs difficiles à remarquer qui n’ont aucune incidence sur la santé buccodentaire. Il convient aussi de noter que la consommation de fluorure en très grandes quantités pendant une très longue période peut causer une maladie appelée « fluorose osseuse » qui entraîne des douleurs et des lésions aux os et aux articulations. Ces concentrations sont cependant beaucoup plus élevées que celles auxquelles le Canadien moyen est exposé de manière quotidienne, et il est impossible de développer une fluorose osseuse à partir de l’eau potable au Canada – les concentrations de fluorure sont tout simplement trop faibles.

Au Canada, les collectivités qui ajustent la concentration de fluorure dans l’eau potable la fixent à 0,7 milligramme par litre, bien en deçà de la concentration maximale de 1,5 milligramme par litre, afin de prévenir les effets négatifs possibles. De nombreuses études ont montré que les taux de carie dentaire sont plus faibles dans les collectivités qui ajustent la concentration de fluorure dans l’eau que dans les collectivités qui ne le font pas. En fait, la fluoration de l’eau peut entraîner une réduction de 25 % à 30 % du taux de carie dentaire.

Donc la prochaine que vous entendrez quelqu’un dire que la fluoration de l’eau entraîne des risques pour la santé, n’en croyez rien. Et lors de votre prochain rendez-vous chez le dentiste, réjouissez-vous aussi de ne pas avoir de carie et de ne pas avoir à subir la seringue et la fraise!

Conseils pour améliorer votre santé buccodentaire

L’Association dentaire canadienne définit la santé buccodentaire comme « un état des tissus et des structures associés à l’appareil buccodentaire d’une personne qui contribue à son bien-être physique, mental et social et qui améliore sa qualité de vie, en lui permettant de s’exprimer, de s’alimenter et de socialiser sans douleur, malaise ou gêne ».

En termes simples, cela signifie que votre bouche est propre, que votre mâchoire s’ouvre et se ferme sans problème et que vos dents n’ont pas de caries, ce qui vous permet de manger les aliments dont vous avez besoin pour être en santé et de conserver votre beau sourire!

En gardant ceci à l’esprit, nous avons demandé au Dr Martin Chartier, dentiste en chef du Canada par intérim, de nous donner des conseils pour conserver une bouche en bon état et d’expliquer comment une bouche en santé contribue à la santé et au bien-être globaux.

« La santé buccodentaire peut jouer un rôle important dans la santé et le bien-être globaux, et une bonne santé buccodentaire peut prévenir des infections et des douleurs. De plus, des gencives en mauvais état peuvent contribuer à d’autres maladies, comme le diabète », affirme le Dr Chartier.

« Nous avons tous, comme personnes, parents, éducateurs et membres d’une collectivité, un rôle à jouer pour favoriser de bonnes habitudes de santé buccodentaire. Des gestes simples comme consulter à intervalles réguliers un professionnel de la santé buccodentaire, boire de l’eau fluorée et réduire la consommation quotidienne de sucre (y compris de boissons sucrées comme les boissons gazeuses et les boissons pour le sport) ont des effets bien réels. Il est essentiel de se brosser les dents deux fois par jour (ou du moins juste avant le coucher) et de passer tous les jours la soie dentaire pour réduire au minimum le risque de problèmes de santé buccodentaire et pour améliorer la santé globale. »

Plus de précisions dentaires

Si vous avez lu jusqu’ici, vous avez probablement soif de plus d’information au sujet de la fluoration de l’eau et de la manière de préserver et d’améliorer votre santé buccodentaire. N’oubliez pas de passer la soie dentaire et de vous brosser les dents deux fois par jour!

haut de la page


Recherche sur le virus Zika : hors des sentiers battus

Est-ce que le virus Zika pourrait venir jusqu’au Canada? À ce jour, il n’y a eu aucun cas de virus Zika transmis par piqûre de moustiques au Canada. Tous les cas signalés étaient liés à des voyages, à une transmission par voie sexuelle ou à une transmission mère-fœtus. Vous vous demandez peut-être si cette situation pourrait changer. Comme le virus Zika se propage rapidement dans les Caraïbes et les Amériques et vu l’attention internationale qu’il suscite, les chercheurs canadiens s’intéressent à la question et sortent des sentiers battus pour tenter de trouver des réponses.

Jusqu’à présent, les laboratoires de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) étudiaient les moustiques dans le contexte des maladies infectieuses endémiques, comme le virus du Nil occidental. Bien qu’il soit peu probable que des moustiques infectés par cette « maladie tropicale » puissent survivre aux températures hivernales du Canada, les chercheurs de l’ASPC étudient la question plus en profondeur.

 http://healthycanadians.gc.ca/alt/images/diseases-conditions-maladies-affections/disease-maladie/zika-virus/aegypti-520x200.jpg

Première recherche sur le virus Zika en son genre

Le Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l’ASPC et le laboratoire Brock, en Ontario, ont récemment lancé une étude pour déterminer si les moustiques du Canada peuvent être porteurs du virus Zika, survivre à nos conditions météorologiques, et transmettre le virus à évolution lente aux humains. Il y a environ 80 types différents de moustiques au Canada, mais les expériences ne portent que sur ceux qui sont répandus, abondants et qui piquent le plus les humains (certains se nourrissent uniquement du sang des animaux, des oiseaux et des amphibiens).

La première étape de l’étude consistait à obtenir une souche asiatique du virus thaïlandais qui circulait en Polynésie française pendant l’éclosion de 2013-2014, de même qu’une souche provenant de Porto Rico, qui est la même que celle qui circule en Amérique du Sud en ce moment.

Ensuite, les chercheurs ont recueilli des moustiques vivants du sud de l’Ontario et du Manitoba, deux régions ayant des milieux favorables aux populations de moustiques. Les moustiques ont été attrapés et amenés aux laboratoires où ils ont été exposés au virus Zika, soit par injection, soit après avoir été nourris de sang infecté. 

 Scientifique de l’Agence de la santé publique du Canada recueillant des moustiques sur le terrain.

Scientifique de l’Agence de la santé publique du Canada recueillant des moustiques sur le terrain.

Si jamais les espèces contractent le virus, les scientifiques chercheront à savoir si les agents pathogènes vont envahir les glandes salivaires des insectes, une étape essentielle vers la transmission du virus à l’humain.

Climat canadien : un facteur important

Le climat est aussi un obstacle majeur à la propagation de la maladie. Comme l’explique Robbin Lindsay, scientifique à l’ASPC : « Le virus Zika est principalement propagé par les moustiques vivant dans des pays à climat tropical, c’est pourquoi nous voulons observer l’influence des températures plus froides sur le développement possible de l’infection. »

Les chercheurs surveilleront les moustiques pendant la période d’incubation (le temps requis pour que le virus se développe et atteigne les glandes salivaires pour permettre sa transmission) afin de voir comment diverses températures influent sur la capacité des moustiques à devenir porteurs du virus avant de mourir. Souvent, les températures froides empêchent le virus de survivre longtemps chez les populations de moustiques. Généralement, les moustiques meurent avant même que le virus n’atteigne les glandes salivaires. On espère que ces mêmes schémas de croissance seront observés pour le virus Zika chez les moustiques canadiens exposés aux températures canadiennes habituelles.

Tout va bien jusqu’à maintenant! En date du 30 août 2016, les chercheurs du LNM ont évalué six espèces de moustiques présentes au Canada. Aucun élément de preuve qui indiquerait que ces espèces peuvent être porteuses du virus Zika ou le transmettre n’a été trouvé.    


Une fois que toutes les données auront été recueillies, elles serviront à mettre à jour les modèles scientifiques qui prédisent les endroits où le climat permet le mieux aux moustiques de devenir porteurs du virus et le transmettre. S’il y a lieu, des cartes de risques seront créées pour montrer où la possibilité de transmission locale est la plus élevée. La modélisation de même que la schématisation des risques se feront en collaboration avec des climatologues de l’Université du Québec à Montréal. En définitive, ces renseignements serviront à déterminer le niveau de risque maintenant, et à l’avenir alors que le climat continuera de se réchauffer, dans le but de mieux protéger les Canadiens.

Protégez-vous en tout temps

La recherche se poursuit. Le risque de transmission du virus Zika par des moustiques au Canada demeure néanmoins très faible. Cependant, il est toujours recommandé de vous protéger contre les piqûres de moustiques.

Pour en savoir plus sur le virus Zika et les moyens de vous protéger, consultez Canada.ca.

haut de la page


Épidémiologistes de terrain : les enquêteurs des maladies de la santé publique

Poser des questions, éclaircir des mystères et raconter des histoires font tous partie du travail d’enquêteur. Ce sont aussi des aspects importants du travail d’épidémiologiste.

Qu’est-ce que l’épidémiologie?

L’épidémiologie est l’étude de la fréquence, de la distribution, des causes et des facteurs de risque des problèmes de santé au sein d’une population précise. Nous nous servons de l’épidémiologie pour aborder des problèmes de santé dans des quartiers, des écoles, des villes, des provinces, des pays et partout au monde.

Les épidémiologistes s’occupent d’une vaste gamme de problèmes de santé. À titre d’exemple, ils peuvent étudier des groupes de personnes qui ont subi des répercussions après avoir été exposées à des éléments dans l’environnement, comme des pesticides. À l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), ils peuvent faire le suivi de la distribution des maladies, comme la maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest, l’infection à virus Zika en Amérique centrale et du Sud, ou des éclosions de grippe ou de rougeole au Canada. Ces épidémiologistes se servent de leurs constatations pour déterminer ce qui rend les gens malades et cerner des façons de prévenir les nouveaux cas de maladie.

Parfois appelés « détectives de la sante publique », les épidémiologistes contribuent à l’obtention des données probantes requises par d’autres professionnels de la santé pour prendre des décisions éclairées en vue de prévenir la propagation des maladies ou d’améliorer la santé de la population. Sans l’épidémiologie, personne ne saurait ce qui cause les éclosions, comment limiter leur propagation ou comment les prévenir. Parce qu’ils éclaircissent des mystères médicaux et qu’ils comprennent comment les maladies se transmettent, les épidémiologistes sont essentiels aux programmes et aux politiques qui protègent la santé de la population canadienne.

Épidémiologistes de l’ASPC sur le terrain

Imaginez qu’il y a une éclosion au Canada, comme une éclosion de maladie d’origine alimentaire causée par des bactéries comme des salmonelles, des listérias ou des bactéries E. coli. Si la propagation semble toucher ou atteindre de multiples provinces ou territoires du Canada, les épidémiologistes de l’ASPC peuvent être appelés à appuyer l’intervention fédérale et travailleront pour identifier la source de l’éclosion.

Les épidémiologistes de l’ASPC peuvent être déployés n’importe où au Canada ou dans le monde pour aider des organisations appelées à intervenir lors d’incidents de santé publique. L’ASPC est membre du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie de l’Organisation mondiale de la Santé depuis de nombreuses années. Ses épidémiologistes sont souvent mobilisés à l’appui d’interventions internationales après des incidents de santé ou des catastrophes naturelles (p. ex. séismes, typhons et inondations) et pendant de vastes éclosions de maladies infectieuses.

Salman Klar était épidémiologiste à l’ASPC quand celle-ci a reçu une demande d’aide des Philippines pour participer aux efforts de reprise et d’intervention après le passage d’un typhon dans ce pays en juillet 2015. En compagnie de deux autres épidémiologistes du Canada, Salman a travaillé avec une équipe de professionnels de la santé publique pour contribuer à la réduction des risques d’éclosions de maladies infectieuses. Il a aussi fourni du soutien aux efforts de reprise et de reconstruction (axés sur la remise en état des établissements de santé), a fait le suivi des alertes, a fait enquête sur le terrain et a contribué à des interventions relatives à d’autres questions de santé publique existantes. Allez voir cette vidéo à propos du rôle de Salman aux Philippines pour en savoir plus.

Formation et perfectionnement – préparation en cas d’urgence de santé publique

Les épidémiologistes de l’ASPC occupent un éventail de fonctions. Certains font partie du groupe des agents de santé publique (ASP), titre général qui englobe divers professionnels de la santé, comme des infirmiers en santé publique et des analystes des politiques relatives à la santé. (Nous avons mis l’accent sur les épidémiologistes dans le présent billet de blogue, mais de futurs billets sur d’autres ASP suivront.) D’autres font partie du Programme canadien d’épidémiologie de terrain.

Deux programmes professionnels permettent à l’ASPC de disposer d’épidémiologistes de terrain et d’ASP ayant reçu une formation poussée pour intervenir lors d’incidents et d’urgences de santé publique au Canada et à l’étranger.

Service de la santé publique du Canada (SSPC)

Le SSPC travaille pour améliorer l’état global de préparation du Canada et son intervention en cas d’incident ou d’urgence de santé publique en plaçant des ASP dans des organisations fédérales, provinciales, territoriales ou régionales de santé publique dont les ressources sont limitées afin de renforcer la main-d’œuvre en santé publique du Canada, ses réseaux, ses connaissances et son infrastructure de sécurité. Les candidats doivent être titulaires d’une maîtrise en épidémiologie, en santé publique ou dans un autre domaine lié à la santé. Ils doivent aussi posséder une expérience de travail au sein d’un organisme de santé publique ou d’une profession du domaine de la santé publique. Pour en savoir plus sur la manière de présenter votre candidature, consultez la page Web du SSPC.

Programme canadien d’épidémiologie de terrain (PCET)

Le PCET forme des professionnels de la santé publique dans le domaine de l’épidémiologie appliquée, c’est-à-dire les capacités spécialisées requises pour intervenir lors de différents incidents de santé publique en situation réelle. Ce programme envoie des épidémiologistes de terrain à divers endroits, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde, pour appuyer des organisations de santé publique appelées à intervenir lors d’urgences de santé publique. Les candidats doivent être titulaires d’une maîtrise avec spécialisation en épidémiologie, être titulaires d’un diplôme d’une école de médecine reconnue et d’un permis d’exercice de la médecine valide dans une province ou un territoire du Canada ou être titulaires d’un diplôme d’une école vétérinaire agréée ou approuvée par l’Association canadienne des médecins vétérinaires. Pour en savoir plus, consultez la page Web du PCET.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus sur les épidémiologistes et les agents de santé publique, veuillez consulter la section Pratique en santé publique du site Web de l’ASPC.

haut de la page


La Bibliothèque scientifique fédérale, votre portail scientifique unique

La Bibliothèque scientifique fédérale (BSF) est votre toute nouvelle porte d’entrée vers le monde de la science. Vous pourrez y découvrir des ressources documentaires et consulter les renseignements provenant des ministères et organismes scientifiques du Canada (voir la liste des partenaires ci-après). La BSF est l’endroit où vous trouverez réponse à tous vos besoins en matière de recherche scientifique. Elle comporte une fonction de recherche intuitive et générale qui permet de trouver facilement du contenu de qualité. La BSF regroupe aussi des ressources scientifiques de partout dans le monde. Vous pouvez donc élargir votre recherche bien au-delà des sept bibliothèques fédérales.

Voici les partenaires de la BSF :

  • Santé Canada
  • Agence de la santé publique du Canada
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada
  • Environnement et Changement climatique Canada
  • Pêches et Océans Canada
  • Conseil national de recherches Canada
  • Ressources naturelles Canada

Découvrez la nouvelle Bibliothèque scientifique fédérale dès maintenant et faites des recherches comme jamais auparavant!

Logo de la Bibliothèque scientifique fédérale

haut de la page


Les superhéros canadiens du nucléaire

En cas d’urgence, nous pensons souvent aux policiers, aux pompiers et aux ambulanciers paramédicaux comme premiers protecteurs. Bien que ces premiers intervenants jouent un rôle essentiel, il y a d’autres véritables héros qui assurent notre sécurité en cas d’urgence nucléaire.

Le 11 mars 2011, un séisme sous-marin d’une magnitude de 9,0 secoue la côte du Pacifique du Japon et déclenche un puissant tsunami. Le tsunami provoque des accidents nucléaires dans trois des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Le 9 août 2012, un petit bateau de pêche japonais est découvert sur l’île Spring, près de la côte nord-ouest de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Puisqu’il s’agit d’un bateau japonais provenant du territoire de Fukushima qui s’est perdu pendant le tsunami de 2011, il suscite beaucoup d’intérêt de la part d’organismes de la Colombie-Britannique, de même que d’organismes fédéraux du Canada et des États-Unis.

Le 9 septembre 2012, une équipe de terrain du Bureau de la radioprotection de Santé Canada se rend à l’île Spring pour mesurer les rayonnements à bord du bateau de pêche. Après leur expédition, les membres de l’équipe ont publié un rapport technique dans lequel ils confirment qu’il n’y a aucune trace détectable de radioactivité sur le bateau et le rivage adjacent.

Qui sont donc ces superhéros du nucléaire prêts à passer à l’action et à pourchasser les rayonnements? Voici l’équipe de terrain du Bureau de la radioprotection, l’une des équipes d’intervention d’urgence de Santé Canada en cas d’urgence nucléaire. Nous les appelons les superhéros canadiens du nucléaire!

Image 1

Image 1 : L’équipe de terrain pour les urgences radiologiques ou nucléaires du Bureau de la radioprotection se prépare pour une autre journée de travail. De gauche à droite : Matthew Rodrigues, John Rollings, Laura Chaloner, Michael Jones, Marc-Olivier Boudreau, Claude Bouchard et Stan Marciniak.

Santé Canada est responsable du Plan fédéral en cas d’urgence nucléaire (PFUN), qui décrit la manière dont le gouvernement du Canada analyse les répercussions environnementales d’un incident nucléaire ou radiologique au Canada et à l’étranger ainsi que la manière dont il intervient dans cette éventualité. Le gouvernement veille à être toujours prêt à intervenir, ce qui signifie que Santé Canada et ses partenaires du PFUN effectuent une surveillance constante à la recherche de tout incident nucléaire et qu’ils sont en tout temps prêts à coordonner l’intervention technique fédérale qui convient.

À la réception d’un avis concernant un éventuel incident nucléaire, un groupe d’évaluation technique (GET) est mis sur pied pour évaluer les répercussions de cette situation précise sur la santé, les aliments et l’environnement. Le GET possède les connaissances, l’équipement et l’expérience nécessaires pour gérer de nombreuses situations radiologiques et nucléaires différentes.

L’équipe de terrain du Bureau de la radioprotection appuie le travail du GET. « Nous avons du matériel et de l’équipement réservé à l’intervention en cas d’urgence nucléaire », explique Claude Bouchard, chef de la Section de coordination et planification des opérations de la Division de la préparation et de l’intervention aux urgences nucléaires. L’équipe utilise une variété d’équipement pour effectuer des contrôles radiologiques des rayonnements au sol, réaliser une surveillance de l’environnement et une collecte d’échantillons ainsi que pour appuyer les analyses techniques et les évaluations des risques. Les membres de l’équipe portent de l’équipement spécial (notamment des tenues de protection, des protecteurs faciaux et des gants) pour se protéger de la contamination lorsqu’ils travaillent sur le terrain.

Image 2

Image 2 : Des membres de l’équipe de terrain du Bureau de la radioprotection portent de l’équipement de protection lorsqu’ils sont sur le terrain pour éviter d’être exposés à des dangers radiologiques et nucléaires.

Image 3

Image 3 : Cet appareil, appelé détecteur au germanium de haute pureté (HPGe), est utilisé pour la spectrométrie gamma (détection de rayonnements à partir de petits échantillons). L’échantillon est placé dans le détecteur, puis les données s’affichent sur l’écran de l’ordinateur.

Chaque année, l’équipe se prête à deux exercices d’envergure qui simulent une intervention en cas d’incident nucléaire dans le but de mettre les protocoles d’intervention à l’essai et de veiller à ce que les membres de l’équipe comprennent leurs rôles. Le plus récent exercice, qui a eu lieu à Ottawa en mai 2016, mettait en scène l’explosion d’un dispositif de dispersion radiologique, communément appelé « bombe sale ». Pendant cet exercice, les participants devaient cerner les secteurs contaminés et identifier les substances radioactives, puis élaborer des solutions pour limiter la contamination.

Ces exercices peuvent durer seulement quelques heures ou se prolonger pendant quelques jours. Peu importe la situation, l’équipe est toujours prête grâce à une réserve de nourriture, d’eau et de téléphones cellulaires de rechange.

Image 4

Image 4 : Tests de détection de rayonnements dans un laboratoire mobile lors de l’exercice sur le terrain à Ottawa en mai 2016.

L’équipe contribue aussi à la coordination des efforts de préparation et d’intervention en cas d’incident nucléaire déployés avant la tenue de grandes manifestations sportives et d’autres activités publiques à grand déploiement. L’équipe a participé à la mise en place des mesures de sécurité pour les Jeux panaméricains de 2015, les Jeux olympiques d’hiver de 2010 ainsi que les sommets du G8 et du G20.

Après l’urgence nucléaire à la centrale de Fukushima-Daiichi au Japon en 2011, de nombreux ministères ont beaucoup travaillé pour améliorer notre degré de préparation en cas d’urgence. L’équipe de terrain du Bureau de la radioprotection a participé à ces efforts, et à l’automne 2015, des membres de l’équipe ont pris part à un atelier international sur le site de la catastrophe de Fukushima dans le but de mettre à l’essai et de valider la procédure opératoire normalisée de Santé Canada pour une mesure rapide des taux de rayonnements en cas d’urgence nucléaire.

Pour être efficace, une intervention en cas d’urgence nucléaire exige une collaboration étroite et un travail d’équipe avec des partenaires d’organismes et de territoires multiples. Grâce à la présence de ces superhéros du nucléaire, il va sans dire que nous sommes entre bonnes mains!

Pour en savoir plus

Préoccupations liées à la santé – Urgences et désastres

Plan fédéral en cas d’urgence nucléaire

Préparation aux urgences nucléaires

haut de la page


Lancez-vous dans une Odyssée des sciences

Odyssée des sciences

Voici que ce moment de l’année est revenu! Tout le monde est invité à plonger dans l’univers de la science au cours de l’Odyssée des sciences qui se déroule du 12 au 21 mai. L’Odyssée des sciences a quelque chose pour vous, que votre intérêt soit la recherche scientifique, la surveillance, la technologie, la biologie, le génie ou les mathématiques. Il s’agit d’une occasion de découvrir ce qui se passe dans les musées, les centres de recherche, les laboratoires ou les salles de classe.

Événements et activités

L’Odyssée des sciences offre une variété d’activités adaptées à tous les âges. Les événements comprennent des festivités dans la rue (foires scientifiques à ciel ouvert), des activités portes ouvertes des laboratoires, des expositions scientifiques, des causeries, des conférences, des excursions scolaires, des rencontres avec des chercheurs et des scientifiques, des visites dans des musées et dans des centres de science, des activités scientifiques organisées par des organismes communautaires ainsi que des activités en ligne.

Pour consulter une liste des événements et activités de votre région, visitez la page d’événements de l’Odyssée des sciences.

Partager, c’est aimer!

Suivez et partagez la page Web de l’Odyssée des sciences pour aider à faire passer le mot dans votre communauté. Utilisez le mot-clic #OdySci pour partager vos histoires et photos sur les médias sociaux.

Chaînes de médias sociaux de l’Odyssée des sciences

Facebook

Twitter

Instagram

Le saviez-vous?

Santé Canada s’appuie sur la science et la recherche pour aider les Canadiens à préserver et à améliorer leur santé. Saviez-vous que Santé Canada a joué un rôle dans l’élaboration du vaccin contre la poliomyélite et a contribué à faire progresser la compréhension du diabète de type 1? Pour en apprendre davantage sur la science et la recherche de Santé Canada, visitez son site Web.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) est un organisme scientifique fondé sur des données probantes qui travaille à promouvoir et à protéger la santé des Canadiens. L’ASPC utilise des données et des évaluations sur la surveillance de santé publique pour obtenir des renseignements et acquérir des connaissances, qui, en retour, contribuent à améliorer les résultats en matière de santé pour les Canadiens. Saviez-vous que le Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l’ASPC constitue le seul laboratoire de santé publique pour les maladies infectieuses de niveau de sécurité 4 (NS4) et qu’il s’agit de la première installation du monde à comprendre des laboratoires de santé humaine et animale de haut niveau de confinement dans un même immeuble? Pour en découvrir davantage à propos du travail de nature scientifique de l’ASPC, visitez son site Web.

Pour obtenir de plus amples renseignements

Page Web de l’Odyssée des sciences

Activités de l’Odyssée des sciences

Science et recherche en santé

Learn how to solve the Rubik's Cube with the easiest method, learning only six algorithms.

haut de la page


L'air que nous respirons!

Célébrons!

Saviez-vous que la Journée de l’air pur a lieu le 7 juin? Chaque année, le gouvernement du Canada profite de l’occasion pour souligner les réalisations et le travail acharné de tous les Canadiens qui œuvrent pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons.

Le saviez-vous?

La pollution de l’air extérieur peut compromettre votre respiration, aggraver les troubles pulmonaires et cardiaques existants et augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral. Il faut savoir que chacun réagit différemment à la pollution de l’air et que les enfants, les personnes âgées et les personnes qui ont des problèmes cardiaques et pulmonaires sont les plus sensibles à ses effets néfastes.

Réduire votre risque

Vous pouvez agir pour vous protéger et protéger votre famille contre les effets négatifs de la pollution de l’air sur la santé. La première chose à faire est de vérifier les prévisions quotidiennes de la Cote air santé (CAS) dans votre région. Cette cote vous aide à déterminer le risque possible associé au niveau de pollution près de chez vous. La CAS utilise une échelle mobile à code de couleur allant de 1 (risque faible pour la santé) à 10+ (risque très élevé pour la santé). Elle est facile à utiliser et à comprendre. Elle vous donne aussi une prévision pour le lendemain ainsi que des conseils pour vous aider à décider quel est le meilleur moment pour faire de l’exercice ou pour jouer à l’extérieur.

Voici d'autres mesures que vous pouvez prendre pour réduire au minimum le risque d’effets pour la santé associés à la pollution de l'air :

  • Choisir des itinéraires peu fréquentés pour faire du vélo, de la marche ou de la course.
  • Faire de l’exercice dans les parcs et les espaces verts, loin des routes principales.
  • Limiter le temps passé à l’extérieur lorsque les niveaux de pollution sont élevés, surtout si on fait partie des groupes vulnérables (enfants, personnes âgées, diabétiques, personnes souffrant de problèmes cardiaques ou pulmonaires, etc.).
  • Contribuer à réduire la pollution de l’air liée à la circulation automobile en marchant, en faisant du vélo, en faisant du covoiturage ou en empruntant les transports en commun.

Super Eddie!

Vous aimez apprendre? Vous aimez les jeux vidéo? Alors, jetez un coup d’œil à Super Eddie Enviro Games, un jeu vidéo interactif et éducatif amusant conçu pour montrer aux jeunes enfants tout ce qu’il faut savoir sur l’air qu’ils respirent.      

Application de la CAS

Il est maintenant plus facile que vous le pensez de vous tenir au courant de la qualité de l’air dans votre région . Utilisez l’application AQHI (en anglais seulement) pour vous informer sur le niveau de risque pour la santé associé à la qualité de l’air extérieur dans votre localité. L’application fournit des mises à jour toutes les heures, des mesures de la qualité de l’air et des prévisions quotidiennes pour des villes de partout au Canada. Une fois que vous connaissez bien l’échelle numérotée de la CAS ainsi que la cote à partir de laquelle vous commencez à éprouver des symptômes, vous pouvez régler l’application pour qu’elle vous avertisse lorsque cette cote est atteinte. Planifier vos activités extérieures pour la journée est maintenant simple comme bonjour!   

Pour en savoir plus

Super Eddie Games (en anglais seulement)

Cote air santé (CAS)

Semaine canadienne de l'environnement

haut de la page


Les célébrités ont compris le message : pourquoi le teint naturel a la cote cet été

Nous observons un virage audacieux vers une tendance naturelle à Hollywood ces jours-ci : pas de bronzage!

Maintenant que les célébrités d’Hollywood affichent fièrement leur teint naturel, tout le monde leur emboîte le pas. Pourquoi donc?

Se pourrait-il qu’elles aient compris le message que le bronzage n’est pas bon pour la santé? De récentes études montrent que les lits de bronzage sont VRAIMENT mauvais pour vous. Voici les faits.

  • L’Organisation mondiale de la Santé a classé les lits de bronzage parmi les cancérogènes du groupe 1 (effet cancérogène avéré), c’est-à-dire dans la même catégorie que le tabac et l’amiante!
  • Dans une enquête canadienne, 62 %* des utilisateurs de lits de bronzage disent qu’ils s’en servent pour développer un « bronzage de base » afin de se protéger contre les coups de soleil. Mais voici le problème : un bronzage sûr et sain, ça n’existe pas. Tout bronzage est un signe que la peau est abîmée, point final.
  • Si vous vous servez d’un lit de bronzage avant l’âge de 35 ans, vous augmentez votre risque de développer un mélanome de près de 60 %. Qu’est-ce qu’un mélanome? Rien que la forme la plus mortelle de cancer de la peau.
  • Selon des estimations, 6 800 Canadiens ont reçu un diagnostic de mélanome en 2016, et 1 200 en mourront.
  • Une mauvaise utilisation des lits de bronzage peut aussi entraîner des brûlures aux yeux et à la peau. Une utilisation à long terme de lits de bronzage peut aussi entraîner des maladies des yeux et de la peau. Parmi les utilisateurs de lits de bronzage au Canada, 70 % sont des femmes, et près de la moitié d’entre elles ont entre 18 et 34 ans.

Les célébrités d’Hollywood doivent protéger leur apparence à long terme, et nous savons que le bronzage fait paraître les gens bien plus vieux que leur âge. Votre peau sera rapidement abîmée si vous utilisez un lit de bronzage ou si vous vous étendez trop longtemps au soleil.

Si vous voulez éviter d’endommager votre peau, essayez les conseils qui suivent quand vous êtes au soleil.

  • Consultez l’indice UV. S’il dépasse 3, appliquez de l’écran solaire.
  • Évitez le soleil ou couvrez-vous.
  • Portez un chapeau quand vous le pouvez.
  • Mettez des lunettes de soleil qui protègent contre les rayons UVA et UVB.

Si vous en réunissez tous les éléments, c’est une nouvelle tendance qui compte bien des bienfaits. Nous l’avons pour notre part vivement adoptée!

*Toutes les statistiques sont fournies par Santé Canada. Plus d’information ici.

haut de la page


Enfants et cordons ne font pas bon ménage

Depuis plus de dix ans, le travail de Tyler Goodier à Santé Canada est axé sur la sécurité de vos enfants.

Comme expert des produits de consommation, Tyler collabore avec les fabricants, les détaillants et les distributeurs de parcs pour enfants, de jouets, de sièges d’auto, de couvre-fenêtres à cordon, etc. Il a vu les blessures causées par des produits dangereux, parlé à des parents qui ont perdu un enfant et travaillé avec l’industrie pour veiller à ce que les Canadiens disposent des renseignements dont ils ont besoin afin de faire les bons choix pour eux et pour leurs familles.

Lorsque Tyler parle aux gens de son travail, ils sont souvent surpris d’entendre que les couvre-fenêtres à cordon sont dans la mire de Santé Canada. Les stores et les couvre-fenêtres sont sur le marché depuis des décennies et on en trouve dans de nombreuses maisons au Canada. Bien que nous n’y pensions pas outre mesure, Santé Canada s’attaque aux dangers associés aux couvre-fenêtres à cordon depuis les années 1990. Pourquoi? Parce que les longs cordons de stores faciles à atteindre présentent un véritable risque d’étranglement. Ces 30 dernières années au Canada, il y a eu en moyenne un peu plus d’un décès d’enfant par année lié à un couvre-fenêtres à cordon. Et c’est sans compter les nombreux enfants qui ont souffert de blessures temporaires ou permanentes causées par des cordons de stores – ce que Tyler appelle des incidents évités de justesse – lorsqu’un parent ou un gardien est intervenu in extremis. C’est vraiment terrifiant.

« Un décès par année, c’en est encore un de trop, surtout si on pense que ces décès sont facilement évitables. Lorsque vous mettez les cordons hors de portée, vous éliminez le risque », souligne Tyler.

La Direction de la sécurité des produits de consommation de Santé Canada et l’industrie unissent leurs efforts depuis plusieurs années pour réduire ce risque. Au début, des normes volontaires ont été élaborées, puis le gouvernement a rendu ces normes obligatoires en les incluant dans le Règlement sur les couvre-fenêtres à cordon du Canada.

« Le seul problème, dit Tyler, c’est que même après que des étiquettes de mise en garde et des mécanismes de sécurité comme les dispositifs de fixation au mur pour enrouler les excès de cordons ont été ajoutés aux stores, le nombre d’enfants qui se sont étranglés avec des cordons n’a pas diminué ».

Les données sur les blessures et les décès livraient un message très clair : il fallait s’attaquer aux risques associés aux couvre-fenêtres à cordon de façon différente. De toute évidence, tant et aussi longtemps que les cordons des couvre-fenêtres sont longs et que les enfants peuvent les voir ou y toucher, il existe un danger.

Tyler et son équipe ont cherché à comprendre le problème, ont étudié les données et ont pris en compte les répercussions économiques de la lutte contre ce risque en apportant des modifications au Règlement sur les couvre-fenêtres à cordon. La solution privilégiée : limiter la longueur des cordons et la taille des boucles qui peuvent se former.

« Santé Canada a à cœur de protéger la population contre les produits de consommation dangereux. Les exigences proposées quant aux couvre-fenêtres à cordon permettront de réduire le risque constant pour les enfants tout en permettant la vente de nombreux modèles sécuritaires qui sont actuellement sur le marché », indique Tyler.

Vous souhaitez en savoir plus sur les modifications proposées au Règlement sur les couvre-fenêtres à cordon? Consultez la Gazette du Canada – Partie I et faites part de vos idées et commentaires.

haut de la page


Occupez-vous du radon dans votre maison!

Le radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme. Cette situation est préoccupante. Bonne nouvelle : vous pouvez mesurer la concentration de radon et vous protéger, vous et vos proches, des effets néfastes du radon.

Savez-vous ce qu’est le radon?

Le radon est un gaz radioactif qui provient de l’uranium présent dans le sol et qui peut s’infiltrer dans votre maison à votre insu. Vous ne pouvez ni le voir, ni le sentir, ni le goûter.

Y a-t-il du radon dans votre maison?

Le radon est naturellement présent dans l’environnement. Toutes les maisons en renferment une certaine concentration. Cependant, si la concentration de radon dans votre maison est supérieure à la directive canadienne sur le radon, il est recommandé de prendre des mesures pour la réduire à moins de 200 becquerels par mètre cube.

Radon

Quels sont les risques pour la santé liés au radon?

Plus de 16 % des décès dus au cancer du poumon résultent de l’exposition au radon au Canada. On estime que plus de 21 000 Canadiens mourront du cancer du poumon cette année et que plus de 3 000 de ces décès seront attribuables à l’exposition au radon présent dans l’air intérieur. Les personnes qui fument et sont exposées à de fortes concentrations de radon risquent davantage de développer le cancer du poumon.

Comment pouvez-vous mesurer la concentration de radon dans votre maison?

Il y a deux façons de mesurer la concentration de radon dans votre maison. 

  1. Vous pouvez le faire vous-même en achetant une trousse de dépistage du radon dans une quincaillerie ou auprès d’un organisme de santé communautaire.
  2. Vous pouvez faire appel à un professionnel accrédité de la mesure du radon.

Peu importe l’option que vous choisissez, il s’agit de la première étape pour protéger votre famille contre le radon. Il est préférable de mesurer la concentration de radon pendant les mois d’automne et d’hiver, époque de l’année où fenêtres et portes sont fermées.

Que devez-vous faire si la concentration de radon dans votre maison est élevée?

Si la concentration de radon détectée dans votre maison dépasse 200 becquerels par mètre cube, veuillez communiquer avec un professionnel accrédité pour déterminer la solution la plus efficace et la plus économique. Les techniques de réduction des concentrations de radon sont efficaces et peuvent sauver des vies. Un système d’atténuation du radon peut être installé en moins d’une journée. Dans la plupart des maisons, ce système réduira de plus de 80 % la concentration de radon et coûtera à peu près le même prix que d’autres travaux de rénovation courants, comme le remplacement du système de chauffage ou du climatiseur.

Pour en savoir plus sur le radon, veuillez consulter le site Web de Santé Canada.

Pour en savoir plus

Lignes directrices sur le radon du gouvernement du Canada

Occupe-toi du radon

Santé Canada – Radon

Occupe-toi du radon – Infographie

haut de la page


Date de modification :