Le Centre des sciences pour la sécurité de RDDC finance des travaux portant sur une plateforme portable de détection d’agents pathogènes

14 février 2024

 

La première étape du traitement de toute maladie consiste à en déterminer la cause. Que ce soit pour la soigner ou pour éviter de la propager, il est nécessaire de poser un diagnostic pour pouvoir traiter la maladie. C’est pourquoi Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) finance des travaux portant sur une nouvelle technologie de diagnostic portable visant à détecter les maladies pouvant entraîner des conséquences graves.

Un petit objet de forme carrée recouvert de plastique transparent qui expose les composants électriques.

Prototype d’une plateforme de diagnostic.

La plateforme de diagnostic, qui est en cours de développement en collaboration avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, l’Agence de la santé publique du Canada et le Conseil national de recherches Canada, sera un moyen rapide, rentable et très sensible de détecter des agents pathogènes particuliers.

« Ce dispositif pourrait éventuellement être utilisé dans les aéroports, les écoles et les hôpitaux, où les maladies se propagent souvent, pour dépister des agents pathogènes précis, déclare Loren Matheson, Ph. D., directrice de projet et gestionnaire du portefeuille de la chimie et de la biologie au Centre des sciences pour la sécurité de RDDC. Disposer d’une telle plateforme dans ces environnements sera utile pour mieux suivre et limiter la transmission des menaces biologiques. »

La possibilité d’effectuer des tests à distance plus précis pourrait également améliorer le service aux populations rurales et aux communautés mal desservies.

Bien qu’il existe d’autres méthodes de détection, comme les méthodes de dépistage du COVID 19 utilisées tout au long de la pandémie, ce test s’appuie sur une technologie différente. En effet, la nouvelle plateforme emploiera une méthode diagnostique reposant sur la technologie CRISPR, ce qui signifie qu’elle recherchera une séquence d’ADN précise pour déterminer si l’agent pathogène est présent ou non. L’outil est donc sensible et précis, ce qui permet d’obtenir des résultats exacts.

L’outil de diagnostic sera aussi prêt à l’emploi, c’est-à-dire qu’il sera relativement facile de l’adapter à différents agents pathogènes, ce qui permettra de l’utiliser pour détecter rapidement de nouvelles maladies préoccupantes.

« La capacité d’adapter la plateforme au fur et à mesure que les situations changent est nécessaire pour que le Canada soit prêt à réagir à un environnement biologique en constante évolution », explique Mme Matheson.

Outre les projets visant à mettre au point de nouveaux outils de diagnostic, le portefeuille de Mme Matheson au Centre des sciences pour la sécurité comprend des projets portant sur les systèmes d’alerte précoce et de surveillance, la mise au point de thérapies programmables et le soutien aux interventions d’urgence et aux interventions opérationnelles en cas d’incident chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou explosif (CBRNE), tous financés par le Programme canadien de sûreté et de sécurité.

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