RDDC soutient l’Équipe nationale d’intervention du Canada en cas d’incident chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou explosif

23 juillet 2024

 

Les menaces chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et explosives (CBRNE) évoluent constamment. Pour être en mesure d’y faire face de manière efficace, il est important de coordonner les efforts avec les alliés et dans l’ensemble du gouvernement. Pour ce faire, le Centre des sciences pour la sécurité (CSS) de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) appuie l’Équipe nationale d’intervention en cas d’incident CBRNE (ENI en cas d’incident CBRNE).

Un robot est sur le sol, à proximité d’une camionnette dont les portes sont ouvertes.

Un robot de désarmement d’explosifs fouille une camionnette dont les portes sont ouvertes et qui contient des matières dangereuses.

« L’Équipe nationale d’intervention du Canada est une équipe hautement spécialisée qui possède l’expertise nécessaire pour enquêter et recueillir des preuves en cas d’incidents CBRNE. Nous contribuons à les soutenir en menant des recherches afin d’établir des pratiques exemplaires en matière de processus scientifiques qui sous-tendent leur travail », affirme le Dr Lorne Erhardt, scientifique de la défense au CSS de RDDC.

Le CSS de RDDC soutient l’ENI par de nombreux moyens, que ce soit en finançant de nouveaux équipements ou en supervisant les activités de l’ensemble du gouvernement visant à améliorer les processus, comme des exercices de jeu réels et des simulations sur maquette. L’exercice DYNAMIC RESPONSE en est un exemple; il s’agit d’un exercice réel coordonné simulant un incident chimique. Organisé en collaboration avec Transports Canada, ce scénario d’entraînement a simulé le déraillement d’un train transportant des matières dangereuses afin de tester l’interopérabilité entre les premiers intervenants municipaux, le plan d’intervention d’urgence de Transports Canada et les autres ressources fédérales.

Une table sur laquelle se trouvent du matériel de chimie, quelques récipients en verre et un récipient contenant du liquide.

Des produits chimiques sont découverts dans une base d’opérations simulée.

Ce scénario d’entraînement s’est déroulé sur quatre jours et a permis de tester la communication entre les intervenants d’urgence de différents niveaux. À l’aide de renseignements découverts sur les lieux, les premiers intervenants ont dû enquêter, évaluer et intensifier leurs efforts en conséquence, et ont finalement découvert la base d’opérations des auteurs de l’attentat. Lorsque des preuves d’une activité terroriste présumée ont été trouvées, l'ENI en cas d’incident CBRNE en a été informée et a pris en charge la sécurité des lieux.

L'ENI en cas d’incident CBRNE, composée de représentants de plusieurs organismes fédéraux, dont la Gendarmerie royale du Canada, l’Agence de la santé publique du Canada et le ministère de la Défense nationale, est l’équipe des premiers intervenants d’urgence du Canada responsable des incidents CBRNE pouvant présenter un lien avec une activité terroriste réelle ou soupçonnée. Ce genre d’incident se caractérise généralement par l’utilisation de gaz toxiques, d’explosifs ou d’autres dispositifs pouvant causer des dommages ou des blessures à grande échelle.

Deux wagons de train ayant déraillé dans un environnement extérieur virtuel.

Simulation d’un déraillement de train transportant des matières dangereuses.

L'ENI procède à la recherche d’éléments de preuve et recueille des échantillons pour déterminer s’il y a eu utilisation d’agents chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires ou explosifs à des fins de destruction massive. L’équipe peut également être déployée lors d’événements de grande envergure afin d’assurer l’analyse immédiate des colis suspects, des attaques ou des incidents inattendus. Bien qu’elle mène des activités sur le terrain, l’ENI compte sur le soutien scientifique des ministères de l’ensemble du gouvernement.

Cet exercice a permis de repérer et de combler les lacunes dans le processus de transfert entre les intervenants et l’ENI en cas d’incident CBRNE, renforçant ainsi nos capacités à gérer les menaces CBRNE à l’avenir.

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