Une Journée de l’innovation axée sur la science et la technologie au service des premiers intervenants et de la résilience climatique

4 décembre 2023

 

Le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité a organisé une Journée de l’innovation à Ottawa le 16 novembre 2023. La journée était axée sur le recours aux sciences et aux technologies pour combler les lacunes en matière de capacités pour les communautés des premiers intervenants, de la préparation et de la résilience. L’activité a permis aux chercheurs de divers ministères et de l’industrie de rencontrer des gens qui ont une connaissance directe et pratique des besoins sur le terrain, y compris des représentants des gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et municipaux, des organisations autochtones, de l’industrie et du milieu universitaire.

Trois personnes sont assises derrière une table lors d’une conférence.

Des représentants du gouvernement et de partenaires de l’industrie ont fait le point sur les projets financés par le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité à l’occasion de la Journée de l’innovation tenue à Ottawa le 16 novembre 2023. De gauche à droite : Nadia Rochdi, directrice technique pour les produits d’information et renseignement (I2) sur la Terre chez Northstar Earth & Space, Enda Murphy, ingénieur de recherches principal au Conseil national de recherches Canada, et Michael Henschel, directeur des opérations au C-CORE.

Les sujets couvraient un large éventail de projets financés par le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité, entre autres des mesures de soutien technologique de première ligne pour les premiers intervenants et des outils pour développer la résilience à l’égard des changements climatiques.

Technologie pour les premiers intervenants

Ryan Griffin, chef de projet d’une équipe de chercheurs du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), a présenté les travaux de son équipe visant à développer des capteurs imprimables et portables permettant une lecture sans fil pour les premiers intervenants, comme les pompiers. À l’heure actuelle, au Canada, la plupart des équipes d’intervenants spécialisées dans le traitement des matières dangereuses, ou HAZMAT, doivent porter des capteurs encombrants pour détecter les matières chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. Ce projet de recherche vise à élaborer des capteurs chimiques mains libres permettant de recueillir l’information dont les premiers intervenants ont besoin pour décontaminer adéquatement après un incident.

Une personne vêtue d’un uniforme du Service des incendies d’Ottawa discute de prototypes technologiques avec deux chercheurs.

Lors de la Journée de l’innovation qui a eu lieu à Ottawa le 16 novembre 2023, des chercheurs ont pu discuter avec des premiers intervenants au sujet de projets de science et technologie développés avec le soutien du Programme canadien pour la sûreté et la sécurité. De gauche à droite : Ryan Griffin, chef de projet au sein du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), David Matschke, chef adjoint du Service des incendies d’Ottawa, et James Neumann, aussi chercheur au sein du CNRC, discutent de capteurs imprimables et portables qui permettent de détecter les matières dangereuses afin d’avoir une connaissance de la situation accrue.

Une personne tient une boîte transparente avec des échantillons de capteur au-dessus d’une table affichant des renseignements techniques.

Lors de la Journée de l’innovation organisée à Ottawa le 16 novembre 2023, des chercheurs du Conseil national de recherches Canada (CNRC) ont présenté des capteurs chimiques imprimables conçus pour aider les premiers intervenants à détecter les matières dangereuses, qui sont développés avec le soutien financier du Programme canadien pour la sûreté et la sécurité.

Une présentation de Sécurité publique Canada portait sur un projet de recherche visant à améliorer l’entraînement des premiers intervenants à la gestion du stress. En combinant des données physiologiques en temps réel, comme le rythme cardiaque et la respiration, avec un appareil de spectroscopie dans le proche infrarouge qui permet de mesurer l’effort cognitif, les chercheurs s’efforcent de trouver le « point parfait » d’entraînement qui imite les niveaux de stress vécus dans les situations d’urgence. Ces données pourraient aider les premiers intervenants à « s’entraîner comme ils interviennent », de sorte que l’entraînement ne soit ni si facile qu’il ne prépare pas à travailler à des niveaux de stress réels, ni si difficile que les gens sont terrassés. Avec le temps, l’application de ces travaux pourrait permettre de repérer, au moment de l’évaluation de candidats, les individus qui peuvent s’acquitter de tâches dans des situations où la charge cognitive et le stress sont élevés, l’objectif ultime étant de prévenir le trouble de stress post-traumatique.

Résilience climatique

Les régions côtières sont vulnérables aux effets des changements climatiques, mais Enda Murphy, chercheur du Conseil national de recherches du Canada a fait le point sur les solutions d’infrastructure fondées sur la nature, dont des solutions axées sur les sédiments et la végétation et des solutions hybrides. Il a par exemple parlé d’un projet de construction d’une « digue vivante » de marais salés afin d’accroître la résilience à l’égard des tempêtes et des inondations côtières. De plus, les travaux de recherche ont servi à élaborer, en collaboration avec des experts nationaux, régionaux et locaux, des directives de conception dont la publication est prévue pour bientôt.

Nadia Rochdi, de Northstar Earth and Space, a renseigné les participants de la Journée de l’innovation au sujet d’un projet d’observation de la Terre visant à surveiller divers aspects de la pollution des océans, par exemple les déversements d’hydrocarbures, l’état des glaces et les écosystèmes côtiers. Ce projet combine les données de multiples sources, dont l’imagerie multispectrale et l’imagerie radar à synthèse d’ouverture des satellites Sentinel-1 et Sentinel-2, avec l’imagerie hyperspectrale de plateformes aéroportées. L’essai de prototypes est prévu en 2024.

Un autre chercheur du Centre des sciences pour la sécurité de Recherche et développement pour la défense Canada a fait le point sur un essai de capteurs de détection des incendies de forêt qui a été effectué l’été dernier avec le département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Les capteurs de feux de forêt peuvent détecter les composés organiques volatils présents dans l’air et envoyer des alertes en temps réel pour prévenir les intervenants et leur permettre de maîtriser les incendies. Les chercheurs recueillent des données sur les endroits optimaux pour installer ces capteurs afin d’assurer la meilleure protection possible des collectivités.

Une personne tient une bougie qui dégage de la fumée près d’un capteur et d’une antenne posés sur une table.

Des chercheurs ont fait le point sur leurs travaux de recherche menés dans le domaine des capteurs de détection d’incendies de forêt à l’occasion de la Journée de l’innovation tenue à Ottawa le 16 novembre 2023. Les chercheurs s’efforcent de déterminer les endroits optimaux pour installer ces capteurs afin d’alerter plus rapidement les intervenants et de protéger les collectivités contre les feux de forêt.

Les autres projets présentés étaient très variés, allant de la surveillance de la lisière de glaces dans l’Arctique aux avancées dans les communications sans fil aux fins de la sécurité publique.

Pour le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité, il s’agissait d’une première Journée de l’innovation s’inscrivant dans ses échanges continus avec les intervenants des communautés de la sûreté et de la sécurité.

Liens connexes :